CAPEFIGUE -- CAPELINE
iauration et des causes qui ont amené la chute de la branche aînée des Bourbons (1831-1^33, 10 vol. in-S) ; les Diplomates européens (2® éd., 1845, 4 vol. in-8); V Europe depuis V avènement de Louis-Philippe (1845- 1846, 10 vol. in-8); le Congrès de Vienne (1847, in-8) ; r Eglise pendant les quatre derniers siècles (1854- 1856, 4 vol. in-8); Histoire des grandes opérations financières (1855-1857, 4 vol. in-8); Avant ilS9, Royauté^ Droite Liberté (1857, m-8), A. Lefranc. CAP EL (William), troisième comte d*Essex, né en 1697, mort le 8 janv. 1743. Gentilhomme de la chambre du prince de Galles, puis de George 11, il fut nommé lord lieutenant du iiertfordshire en 1727, et en 1731 fut envoyé à Turin comme ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire, il entra au conseil privé le 12 fév. 1734. CAPEL (sir Thomas Bladen), amiral anglais, né le 25 août 1776, mort le 4 mars 1853, fils du quatrième comte d'Essex. Entré dans la marine en 1782, il fut promu lieutenant le 5 avr. 1797. Il prit part à la croisière de 1798 dans la Méditerranée. Après avoir servi aux Indes et au Mexique, il revint dans la Méditerranée en 1802 et assista à la bataille de Tratalgar. En 1807, il commandait un des vaisseaux de la flotte qui força le passage des Dardanelles. H fut envoyé en Amérique en 1811 ; il y prit part à la guerre contre les Etats-Unis. Contre-amiral le 27 mai 1825, il fut nommé commandant en chef aux Indes en 1834. Vice-amiral le 10 janv. 1837, il devint amiral le 28 avr. 1847.
CAPEL OF Hadham (lord Arthur), chef royaliste anglais, né vers 1610, décapité le 8 mars 1649. Elu au Court Parlement, puis au Long Parlement pour le comté de Hertt'ord, il fut choqué de la violence de langage des chefs du parti populaire et s'attacha tortement à la cause royale. Créé lord le 6 août 1641, il accompagna Charles à York, et joua un rôle assez actit pendant la guerre civile, accompagna la reine à Paris, puis, en 1648, reprit les armes avec Goring et sir Charles Lucas. Fairlax les obligea à capituler dans Coîchester (27 août). Enfermé à "Windsor, puis à la Tour, en tin au Temple, il fut condanmé à mort et subit sa peine avec un grand courage. Son fils aîné, Arthur^ devint comte d^Essex (1631- 1683) et fut le chet de la famille comtale existant encore aujourd'hui en Grande-Bretagne (V. Essex). Son second fils, sir Henry ^ devint lord Capel de lewkesbury et tut lord lieutenant d'Irlande, sous Guillaume 111 ; il était très hostile aux catholiques. L. Bougier.
CAPELA6E (Mar.). Ensemble des manœuvres dormantes qui sont m/)^/(^e^,c.-à-d. bouclées, à l'extrémité d'un mât ou d'une vergue : le capelage des bas mâts comprend surtout les haubans, les galhaubans et les étais ; le capelage des basses vergues comporte des poulies de balancines, de bras, d'écoutes, des estropes de marchepieds, etc., etc. La nomenclature exacte et l'ordre de mise en place des divers ca pelages sont fournis par les manuels spéciaux de gréement.
CAP E LET . L Botanique. — Nom vulgaire, en Languedoc, du Paliurus australis Hœm. et Sch., arbuste épineux de la famille des Hhamnacées, qu'on appelle également Argalou^ Chapeau d'évêque et Epine du Christ (V. Paliure). H. Art vétérinaire. — Tumeur molle située sur le sommet du jarret, à la pointe du calcanéum, ainsi nommée de caput, tête, d'où on a fait chapelet, capelet, et parfois désignée sous le nom de passe-campane, parce que, suivant ce que dit Littré, son volume dépasserait souvent celui d'une campane, ou petite cloche. Le capelet est un hygroma ayant son siège dans le tissu cellulaire souscutané de la pointe du jarret ; il n'est pas, il n'est jamais constitué par la synoviale qui lubrifie le sommet du calcanéum, sous le tendon des jumeaux. Des coups, des contusions, des troibsements à l'appui d'un mur ou des parois d'une stalle, telles sont sont les causes du capelet. Le capelet donne au toucher la sensation d'une tumeur molle et fluctuante, mobile et indolente. A ses débuts le capelet
est formé d'une poche d'apparence séreuse, qui, avec le temps, se renforce extérieurement d'une sorte de doublure fibreuse et finit par constituer à la pointe du jarret une véritable bourse synoviale, très disgracieuse à la vue, très difficile à guérir, mais qui fort heureusement ne fait jamais boiter les animaux. Eviter la cause qui a provoqué le capelet, appliquer sur la pointe du jarret quelques lotions réfrigérantes et astringentes, tel est le traitement du capelet à son début. S'il est vieux et induré, on le traitera avec avantage au moyen d'une application vésicante, précédée d'une friction avec une pointe de feu. L. Garnier. CAPELETTI ou CAPELLETTI (Félice), peintre italien, qui vivait à Vérone dans le commencement du xviii® siècle. On voit de lui quelques tableaux religieux dans les églises de Vérone.
CAPELINE. I. Archéologie. — Ce mot a servi à désigner plusieurs sortes de coiffures. La capeline fut d'abord un chapeau de forme basse et à petits bords, que portaient les gens du peuple et les paysans. Puis on donna ce nom à une coiffure qui enveloppait toute la tête, recouvrant les oreilles et la nuque, et retombant jusque sur les épaules. Au xiv« siècle, la capeline entre dans le costume de la noblesse : il y eut alors de très riches capelines en velours, en satin, etc., et ornées de broderies d'or ou d'argent, de plumes, de diamants et de pierres précieuses. Les capelines, dont les formes furent alors très variées, étaient portées par des personnes des deux sexes. Les capelines que portèrent les soldats à partir du xm® siècle, se rapprochèrent parfois de la forme du pétase, que l'on voit à certaines statuettes de Mercure (dans les anciens écrivains il n'est pas rare de voir donner à ce pétase le nom de capeline). Autrefois la capeline, toujours en fer, n'avait pas de bords; enfin nous voyons souvent emplo^r ce mot pour désigner un chaperon de mailles. Les fantassins portèrent encore une capeline d'une tout autre forme, elle avait une visière, un couvre-nuque, des jugulaires et une crête, c'était donc un véritable casque; mais il faut remarquer que le mot casque est assez moderne, capeline fut donc un des termes généraux qui servirent à désigner l'armure de tête ; jusqu'au xvii« siècle, on a dit « homme de capeline » pour signifier un homme hardi et courageux .
Dès le xvi® siècle, on donna le nom de capeline à un chapeau que les femmes ne portaient que dans certaines circonstances, par exemple à la campagne, à !a chasse, dans des bals masqués ou des « parties galantes ». Ces capelines étaient donc des coiflures de fantaisie, pour nous servir d une expression moderne ; c'était simplement des chapeaux de paille ornés d'une profusion de plumes, et dont les bords étaient doublés de tatietas ou de satin. On se servit aussi du même mot pour désigner un bonnet de velours également doublé de salin. Après avoir été longtemps hors d'usage, le mot capeline a été employé de nouveau pour désigner deux coiffures de femmes : Tune, d'été, était en toile sui»portée par une cariasse de fils de fer, qui n'existait pas dans la coiffure d'hiver, en étoffe ouatée. Les paysannes de certaines localités, parmi lesquelles nous citerons la Provence et le Languedoc, n'avaient pas cessé de porter des capelines, mais dans la région que nous venons d'indiquer, on donnait ce nom à des chapeaux de paille à très larges bords. C. Levmarie.
II. Médecine. — La capeline ou bandage récurrent est un bandage qui, par sa disposition, forme une sorte de bonnet. La capeline de la lête^ dite encore bonnet d'Hippocrate, se fait avec une bande longue de 6 à 8 m., large de 3 à 4 centim., roulée à deux globes (V. Bande). On met sur le front la partie de la bande qui se trouve entre les deux globes, et on dirige simultanément ceux-ci en arrière de la tête en passant au-dessus des oreilles ; on fait un entrecroisement à ce niveau et on revient sur le front. L'un des globes est alors dirigé sur le pariétal du côté opposé jusqu'à la nuque, où vient le fixer le deuxième globe qui a été roulé circulairement autour de la tête. Le
CAPELINE — CAPELLAN
premier globe revient en avant d'une façon oblique et est de nouveau arrêté par le deuxième, qui a fait un nouveau jet circulaire. On continue ainsi le bandage, l'un des deux bouts de la bande servant à faire tous les tours obliques, l'autre tous les tours circulaires. Lorsque la tête est complètement recouverte, comme dans la tigure, on épuise la bande par une série dejeis circulaires faits autour du front. Ce bandage, pour tenir solidement, a besoin d'être fixé par de nombreuses épingles; comme il est en outre difficile et long à appliquer, on le remplace avec avantage par un mouchoir plié en triangle, dont on place le bout sur le front et le sommet à la nuque, où viennent l'arrêter les deux extrémités entrecroisées. — La capeline des amputations ou bandage récurrent des moignons se fait avec une bande de 3 à 4 centim., à un ou deux
Capeline laitt3 a\ec une bande à deux glooes.
Capeline laite ave un mouchoir.
globes, dont la longueur est proportionnelle au volume du moignon à recouvrir. Si Ton se sert d'un seul globe, on met l'extrémité de la bande sur la circonférence du membre, à deux ou trois travers de doigt de la plaie, et l'on fait plusieurs circulaires. On tourne le plein de la bande sur un des côtés du membre, en faisant ce qu'on appelle un renversé^ et pendant que Ton maintient celuici avec la main gauche, on dirige le globe de façon à passer transversalement sur la partie intérieure du moignon, que recouvrent les pièces de pansement ; on remonte du côté opposé et l'on fait un nouveau renversé, puis un tour circulaire pour assujettir le premier jet récurrent retenu jusqu'alors par la main gauche. On fait un nouveau récurrent sur la partie moyenne du moignon, puis un nouveau circulaire, et ainsi de suite. Il est facile de comprendre les mouvements de la bande si on se sert de deux globes. La capeline des moignons est encore moins employée que la capeline de la tête, car son application en est fatigante pour le malade. On la remplace surtout par le bonnet des moignons, qui se fait avec un mouchoir plié en triangle. D** Alphandéry.
CAPELL (Edward), écrivain anglais, né à Throston, près Bury-Saint-Edmunds, le il juin 1713, mort à Londres le 24tév. 1781. Nommé inspecteur des théâtres en 1737 par le duc de Grafton, il passa presque toute sa vie à publier une édition de Shakespeare avec un vaste commentaire et un glossaire. Cette édition en dix volumes parut à Londres en 1768. La première partie du commentaire fut publiée sous le titre de : f^otes and varions readings of Shakespeare (Londres, 1775, in-4) ; la seconde partie après sa mort : Notes and varions rea-^ dings to Shakespeare, to wich is added the School of Shakespeare, etc. (Londres, 1783, 3 vol. in-4). On a reproché à l'œuvre énorme de Capell de l'obscurité, de la confusion et de la pédanterie. Il a encore écrit : Proclusions or sélect pièces of ancient poetry (Londres, 1760, in-8), recueil qui renferme : The Nut-browne Mayde, Master Gacklie's induction, and Overbury's Wife ; Edward the third, drame attribué à Shakespeare, et
Nosce te ipsum, poème didactique de J. Pavis ; neflections on originality in Authors i\j,oxiàvQ%, 1766, in-8).
CAPELLA (Myth.). Etoile double de première grandeur de la constellation. D'après Eratosthène, elle représente la chèvre Amaltbée qui allaita Zeus et fut divinisée par lui.
CAPELLA (Marcianus), écrivain latin, auteur d'une sorte d'encyclopédie qui a pour titre Satyripon, On possède peu de renseignements sur sa personne : il naquit en Afrique et vécut probablement entre 330 et 439, peutêtre un peu plus tard. Le Satyricon est un ouvrage en prose et en vers, dont les neuf livres forment le résumé complet des connaissances qui feront l'objet de l'enseignement des écoles durant tout le moyen âge. Il commence par une sorte de roman allégorique en deux livres : De ISuptiis Mercurii et Philologiœ. Mercure, désireux de se marier, recherche la Sagesse qui le rebute, voulant rester vierge, puis l'Ame qu'il délaisse bientôt, lorsqu'il apprend par la Vertu qu'elle est tombée au pouvoir de l'Amour. Sur le conseil d'Apollon, il s'adresse alors à la Philologie, jeune fille d'humble origine, mais de grand savoir; celle-ci accepte, frémissante de joie; Jupiter sanctionne leur union en conseil des dieux, et le deuxième livre est consacré au récit du mariage et du bonheur des époux. Les sept livres suivants traitent des sept arts libéraux. Ils ne contiennent rien de bien original; les vues de Capella sur la grammaire, la dialectique, la musique, etc., sont presque toutes empruntées aux auteurs anciens, surtout à Pline et à Varron. Mais c'est de là précisément que vient son importance dans l'histoire. Il transmit aux siècles suivants la connaissance et le culte de l'antiquité. Durant tout le moyen âge, son autorité fut considérable : les enfants élevés dans les cloîtres, dit Grégoire de Tours, apprenaient ses vers par cœur ; Jean Scot, Duncan, Rémi, Réginon, au x® siècle, le commentèrent. Au xi« siècle, un moine, Notker, traduisit du latin en allemand les Noces de Mercure et de la Philologie ; c'est d'ailleurs la seule partie de l'œuvre de Capella qui ait été traduite. Ajoutons que le travail de Notker a élé publié à Berlin (1836). Cette influence persista longtemps encore; avec Cassiodore et Boëce, Capella est l'auteur dont les scolastiques se sont le plus servis, jusqu'au joor où Aristote et les Arabes pénétrèrent en Occident. Le style de Capella est dur et barbare, et son texte est plein d'obscurités. Il en existe de nombreux manuscrits à Paris, à Oxford, à Cambridge, à Londres, à Leyde, etc. L'édition princeps, duc à Fr. Vitalis Bodianus, parut à Vicence (1499, in-fol.). L'ouvrage fut souvent réimprimé; à Moderne (1509), à Vienne (1516), à Bâie (1532), à Lyon (1539). En 1599, le jeune Grotius, âgé de quinze ans et déjà célèbre, en publiait, à Leyde, une édition (in-8) avec notes, dédiée au prince de Condé. Toutes ces éditions sont plus ou moins défectueuses : la dernière surtout est très insutfisante. En 1836, Friedrich Kopp a publié à son tour (Francfort, in-4) une édition très bonne et très soignée de l'œuvre de Capella. L. Bélugou.
CAPELLA (Guarini), poète macaronique italien du XVI® siècle, né à Sarsina, près de Forli (Romagne). Sa vie est complètement ignorée et l'on ne connaît de lui qu'un petit poème : Guarini Capelii Sarsinatis Mâcharonea in Cabrinum Gagamagoge regem composila, multum deleciabilis ad leyendum (Rimini, 1^26, in-8). Ce poème n'est pas, comme on l'a cru, la première pièce en ce genre, puisqu'il ne parut qu'après l'œuvre macaronique de Folengo, mais les amateurs d'une telle littérature le tiennent en grande estime, « soit pour le style, dit Delepierre, soit pour l'invention, soit pour la richesse des épisodes ». Le volume, composé de 28 feuillets, est fort rare; on en cite une autre édition de 1579. R. de G.
BîBL. : Octave Delepierre, Macaroneana ou Mélanges de liltérature macaronique des différents peuples de VEurope; Brighton, 1852, in-8.
CAPELLAN (Antonio), dessinateur et graveur, né à Vérone en 1740, mort vers 1810. Elève de Giuseppe
CiPELLAN — CAPELLE
Wagner, il a travaillé à Venise et à Rome et a laissé un Frontispice et des portraits pour la Vie des Peintres, de Vasari, publiée par Bottari (Rome, 4759) ; quatre planches pour VEcole italienne, de G. Hamilton (1773); Adam et Eve, la Création d'Eve, d'après Michel-Ange. BiBL. : Nagler, Kûnstler-Lexicon. — Le Blanc, Manuel de Vamateur d'estampes. — Huber et Rost, Dictionn. des grtiveurs, IV, p. 223.
CAPELLARO (Charles-Romain), sculpteur français, né à Paris le 2 sept. 1826, élève de David d'Angers, de Rude et de Duret. Ce fut au Salon de 1848 qu'il exposa pour la première fois ; la statue en plâtre qu'il envoya avait pour titre : Génie funèbre. Au Salon de 1863, il exposa une nouvelle composition intitulée aussi : Génie funèbre, destinée au tombeau de deux jeunes enfants ; il obtint pour cette œuvre une médaille de 3® classe. En 1865, la statue en plâtre d'un Laboureur lui valut une nouvelle médaille; en 1866, la statue en marbre de ïAnge de la Rédemption lui assura la même récompense. Parmi ses envois au Salon, citons aussi la Tentation, groupe plâtre (1868) ; la Rosée, statue plâtre (1870) ; la Révolution française, projet de statue décorative (1881). A l'Exposition universelle de 1878, le Laboureur reparut, traduit en marbre. Capeîlaro est l'auteur du buste en marbre de son maître F, Duret, placé au palais de l'Institut; du buste à'Allan Kardec, placé sur la tombe du fondateur de la doctrine spirite, du buste de Denis Dussoubs, placé sur son tombeau au cimetière du Montparnasse. La statue en marbre de VAnge de la Rédemption se trouve dans l'église Saint- Germain-l'Auxerrois. Il a sculpté une autre statue d'ange, VAnge Gabriel, pour le portail latéral de l'église Saint- Eustache, en 1874. Maurice Du Seigneub.
CAPELLE (La) (Capella, la Capelle en Thiérache), Ch.-l. de cant. du dép. de l'Aisne, arr. de Vervins; 2,603 hab. Ce village faisait autrefois partie de la généralité de Soissons, du bailliage de Guise et du diocèse de Laon. Une tradition attribue son origine à un oratoire construit sur le tombeau de sainte Grimonie. (Quoiqu'il en soit de cette légende, le bourg actuel ne prit une certaine extension que sous le règne de François I®^ qui, de même qu'au Câtelet, y fit élever des fortifications. Attaquée en 1557 par les Espagnols, la place fut incendiée. En 1594 (25 avr.), Mansfeld s'en empara après quinze jours de siège. En 1636, nouvelle prise par les Espagnols qui sont chassés peu de temps après. Lors de cette dernière occupation par les ennemis, le gouverneur militaire, M. de Becq, fut mis en jugement et condamné pour n'avoir pas épuisé les moyens de défense. Turenne reprit définitivement la Capelle le 14 août 1656. Jusqu'en 1674, ce bourg demeura le siège d'un gouvernement militaire. A cette époque, cette circonscription fut supprimée et les localités qui en dépendaient unies aux gouvernements militaires d'Aubenton, La Fère et Vervins. Les fortifications furent rasées en 1689. Ce bourg est la patrie de Roland de la Capelle, recteur de l'Université de Paris en 1430, et de C.-J. Fondeur, auteur d'un dictionnaire géographique au xvii^ siècle. 11 s'y tient un franc-marché. On y remarque quelques restes d'un ancien château. A. Lefranc.
BiBL. : Ch. GoMART, Les Sièges de la Capelle et de Laon en 159^à, dans le Bulletin de la Société académique de Laon, t. XX, p. 350. — • La Thiérache {Bulletin delà Société archéol. de Vervins, t. V); Notes prnses sur l'église de la Capelle, par E. MEN^'ESS0N. — Bulletin de la Sôc. acad. de Saint-Quentin, t. XXVIIL — La Prise de la Capelle par l'armée du roi en 1656, in-4.
CAPELLE (La). Corn, du dép. de la Lozère, arr. de Marvejols, cant. de La Canourgue; 390 hab.
CAPELLE. Corn, du dép. du Pas-de-Calais, arr. de Montreuii-sur-Mer, cant. de Hesdin; 337 hab.
CAPELLE (La) ou LA CHAPELLE-DIEU (Capella Del). Abbaye de Bénédictins, dans le Boulonais, au diocèse de Boulogne. Son emplacement, occupé aujourd'hui par la ferme des Grandes Capples, dépend de la commune des Attaques. Elle fut fondée vers 1090 par îde, comtesse
de Boulogne, veuve d'Eustache II, et son fils Eustache III, et prit le nom de Capella Dei à la demande d'Urbain IL L'abbaye prospéra rapidement. Mais les guerres du xiv« siècle, en l'exposant à des ravages continuels, amenèrent sa ruine. Détruite déjà antérieurement, en 1229, par l'armée de Flandre, elle fut derechef pillée en 1347 par les Anglais et ne fut plus rétablie. Ses revenus furent réunis en 1419 à l'abbaye de Saint-Jean-du-Mont. Néanmoins, on continua, même après sa ruine, d'y nommer des abbés. D'après un pouillé de 1731, l'abbé de la Capelle jouissait à cette époque d'un revenu estimé à 517 livres 6 sous 5 deniers. A. Lefranc.
BiBL.: Lefebvre, Histoire générale et particulière de la mile de Calais et du Calaisis ou pays reconquis; Paris, 1756. — Pierre Régnier, Histoire de l'abbaye de Notre- Dame de la Capelle, de Vordre de Saint-Benoit ; Ypres, 1629. — A. Desplanque, Recherches sur l'abbaye de la Capelle en Calaisis, dans les Annales du comité flamand de France, t. IX. — Dictionnaire historique et archéologique du Pas-de-Calais : Tabbé Haigneré, Arrondissement de Boulogne, t. II, p. 182, v° les Attaques.
CAPELLE (La). Abbaye de l'ordre de Prémontré, du diocèse de Toulouse, fondée en 1145 par Bernard de risle-Jourdain, sur les bords de la Garonne, à 3 lieues au N. de Toulouse (aujourd'hui corn, de Merville). La suite des abbés de cette maison, qui ne fut jamais bien importante, est assez mal connue. Maltraitée au temps de la guerre' des Albigeois, elle fut presque entièrement détruite au xvi« siècle. Elle était tombée en commende en 1M2. Comprise dans la jugerie de Verdun à dater du xuie siècle, le lieu de la CapelJe se trouva rattaché à la Guyenne à dater de 1469, à la suite de la constitution de l'apanage de Charles de Guyenne, frère de Louis Xï ; il fit plus tard partie du pays de Rivière- Verdun.
BiBL. : GalliaChristiana, Xlll. — D. Vaissète, Histoire de Languedoc^ nouv. édifc., IV, p. 645-646.
CAPELLE-Balaguier (La). Com. du dép. de l'Aveyron, arr. de Villefranche-de-Rouergue, cant. de Villeneuve ; 640 hab.
CAPELLE-Banhac (La). Com. du dép. du Lot, arr. et cant. (Est) de Figeac sur le Celé; 2,600 hab. Stat. du chem. de fer d'Orléans, ligne de Capdenac à Arvant. Le chemin de fer y franchit le Celé sur un pont biais à trois travées de 16 m.
CAPELLE-Barrès (La). Com. du dép. du Cantal, arr. de Saint-Fiour, cant. de Pierrefort ; 235 hab.
CAPELLE-BiRON (La). Com. du dép. du Lot-et- Garonne, arr. de Villeneuve-sur-Lot, cant. de Montflanquin ; 946 hab,
CAPELLE-Bleys (La). Com. du dép. de l'Aveyron, arr. de Villefranche, cant. de Rieupeyroux; 1/104 hab. CAPELLE-BoNANCE(La).Com. du dép. de l'Aveyron, arr. de Millau, cant. de Campagnac ; 532 hab.
CAPELLE-Cabanac (La). Com. du dép. du Lot, arr. de Cahors, cant. de Puy-l'Evéque ; 327 hab.
CAPELLE-de-Fraisse (La). Com. du dép. du Cantal, arr. d'Aurillac, cant. de Montsalvy; 406 hab.
CAPELLE-en-Thiérache (La) (V. Capelle [La], Aisne). CAPELLê-en-Vézie (La). Com. du dép. du Cantal, arr. d'Aurillac, cant. de Montsalvy ; 272 hab.
CAPELLE-et-Masmolène (La)\ Com. du dép. du Gard, arr. et cant. d'Uzès ; 525 hab.
CAPELLE-Fermont. Com. du dép. du Pas-de-Calais, arr. de Saint-Pol, cant. d'Aubigny-en-Artois ; 120 hab. CAPELLE-LivRON (La). Com. du dép. du Tarn-et- Garonne, arr. de Montauban, cant. de Caylus ; 525 hab. CAPELLE-Marïval (La). Ch.-l. de cant. du dép. du Lot, arr. de Figeac, sur une colline dominant la Théminette ; 1,551 hab. Château des xiv®, xv« et xvi® siècles. Eglise du xvi® siècle. — Fabrique d'instruments agricoles.
CAPELLE-PiNET (La). Com. du dép. du Tarn, arr. d'Albi, cant. de Valence ; 360 hab.
CAPELLE-Ségalar. Com. du dép. du Tarn, arr. de Gaillac, cant. de Cordes ; 314 hab.
CAPELLE-ViESCAMP (La). Corn, du dép. du Cantal, arr. d'Âurillac, cant. dejla Roquebrou; 715 hab.
CÂPELLE (Jan Van de) ou CAPPELLE, peintre-graveur hollandais, de paysage et surtout de marine. On ne sait presque rien de sa vie. Il paraît s'être formé sous rinfluence de Cuijp, Aart van der Neer et S. Ruysdaël. En 16S3, il obtint le titre de bourgeois d'Amsterdam, où il travailla, ainsi qu'à Harlem probablement. D'après les dates de ses tableaux, il travailla de 1650 à 1680 environ. Il a signé quelques morceaux de premier ordre. On les trouve notamment : à Berlin, Mer calme[{n'' 875 A), signé J. V. Capel.. ; à Amsterdam, Vue de rivière (signé et daté 1650) ; à Londres, Rivage de mer (n» 865), signé J. V. Cappelle ; Rivière avec bateaux (n^ 964); Rivières (n<> 965), signé et daté J.V. Gapelle, 1650 ; et deux autres Marines (n<*^ 966 et 967) ; à Cologne, une Marine (n« 641 A),' et dans quelques galeries privées de Londres et d'Amsterdam. La galerie Ârenberg, à Bruxelles, possède un de ses chefs-d'œuvre ; le Belvédère de Vienne également. Mais c'est surtout en Angleterre qu'on apprend à connaître ce peintre rare autant qu'excellent, A. M.
CAPELLE (Pierre), littérateur français, né à Montauban le 4 nov. 4772, mort avant 1830. D'abord imprimeur-libraire, puis inspecteur de la librairie sous la Restauration et l'un des fondateurs de la réunion du Caveau (V. ce mot), il a écrit en collaboration avec Gabriel, Théaulon, Brazier, etc., quelques vaudevilles: Elle et lui (1813) ; les Deux Gaspard (1847); Encore une folie ou la Veille du mariage (1818) ; Vautre Henri ou VAn 1820 (4821), ainsi que divers à-propos en prose et en vers. A la fois auteur et éditeur d'un pamphlet dont le titre trahit l'esprit : Aneries révolutionnaires ou Balourdises, betisiana, anecdotes (1802, in-18), il a publié : le Chansonnier des musées (1801-1810, 10 vol. in-18); la Clé du Caveau, à Vusage de tous les chansonniers français (1810, in-12 oblong ; 4® éd. angm., 1 848), recueil de « timbres » bien connu et souvent réimpr. ; ISouvelle Encyclopédie poétique ou Choix de poésies dam tous les genres (1818-19, 18 vol. in-18). Gapelle avait recueilli ses propres inspirations sous le titre de Contes, anecdotes, chansons et poésies diverses (1818, in-12, pi.) et donné, dans un ordre d'idées plus sérieux, un dictionnaire d'éducation morale^ de science et de littérature (1810, 2 vol. in-8), ainsi qu'un Manuel de la typographie française (1826, in-4). M. Tx.
CAPELLE (Guillaume-Antoine-Benoît, baron), administrateur français, né à Salles-Curan (Aveyron) le 9 sept. 1775, mort à Montpellier en oct. 1843. Dès l'âge de quinze ans, s'étant signalé par son enthousiasme pour la Révolution, il fut au nombre des citoyens envoyés par son département à la grande fête de la Fédération (14 juil. 1790). Lieutenant de grenadiers dans le 2« bataillon des Pyrénées-Orientales (1792), destitué en 1794 pour cause de fédéralisme, il s'établit à Millau, s'y maria, commanda la garde nationale de cette ville et, après le 18 Brumaire, alla solliciter à Paris la bienveillance de Chaptal, ministre de l'intérieur. Ce dernier l'employa d'abord dans ses bureaux et le nomma (en 1801) secrétaire général de la préfecture des Alpes-Maritimes, d'où il passa, sous le même titre (1805) dans le dép. de la Stura. Après de longues sollicitations, Capelle obtint enfin une préfecture (1808) . A Livourne, où il fut envoyé, il était voisin de la princesse Bacciocchi, Elisa Bonaparte, qui, par la grâce de son tout-puissant frère, régnait à Lucques et à Piombino. Le jeune préfet, doué de certains avantages extérieurs, réussit à nouer avec la sœur de Napoléon des relations qui bientôt ne semblèrent plus purement administratives et qui offusquèrent l'empereur. Capelle fut transféré en 1810 dans le dép. du Léman. A Genève, il déplut tout d'abord par sa dissipation et aussi par quelques excès de zèle (il voulut, par exemple, forcer un cercle intitulé Société de l'égalité, à changer de nom ; cette réunion prit alors le titre de So^
— 167 — CAPELLE — CAPELLEK
ciété des mêmes). Mais on ne tarda pas à apprécier ses aptitudes et son expérience professionnelles.
A la fin de 1813, le 30 déc., les troupes de la grande coalition entrèrent dans Genève, qui capitula. Le préfet avait quitté la ville depuis la veille. L'empereur, irrité, le suspendit de ses fonctions (5 janv. 1814) et le traduisit devant une commission d'enquête. Capelle fut absous, mais ne sortit de prison qu'après l'avènement de Louis XVlïï. Nommé préfet de l'Ain (juin 1814), puis officier de la Légion d'honneur, il ne put, en mars 1815, empêcher la ville de Bourg de prendre parti pour Napoléon qui revenait de l'île d'Elbe. Il alla trouver le maréchal Ney à Lons-le-Saunier et, après sa défection, se rendit en Suisse, d'où il alla rejoindre la cour de Gand. Après la seconde Restauration, la préfecture du Doubs et le titre de conseiller d'Etat honoraire lui furent accordés. Capelle fut un des témoins à charge qui contribuèrent le plus à perdre le maréchal Ney (déc. 1815). Le parti ultraroyaliste ne fut pas ingrat pour lui. Nommé conseiller d'Etat en service ordinaire (janv. 1816), chargé en partie de la liquidation des dettes de la France envers les alliés, appelé souvent à soutenir les projets du gouvernement devant la Chambre des députés, il acquit un grand crédit, qu'il accrut encore à partir de 1822, époque où il devint secrétaire général du ministère de l'intérieur. Capelle s'entendait à merveille à travailler les élections et par là fut un agent précieux pour le cabinet Vilîèle. Après la chute de ce ministère, il devint préfet de Seine-et-Oise (1828). Mais deux ans plus tard, le prince de Polignac, au moment de procéder à des élections générales, jugea utile de se l'adjoindre comme collègue et Capelle fut appelé, en mai 1830, au ministère des travaux publics. Il signa les ordonnances de juillet, parvint à se cacher après la révolution qui renversa le trône de Charles X et quitta la France tandis qu'on le condamnait par contumace à la détention perpétuelle. Il obtint sa grâce quelques années plus tard, mais ne joua plus aucun rôle politique. A. Debidour.
BiBL. : Lbsur, AnnucLire historique, 1830. — Moniteur universel, 1814, 1830. — De Vaulabelle, Histoire des deux restaurations. — - De Vieil-Castel, Histoire de la Restauration, etc.
CAP EL LE N (Détroit Van-der-). Détroit de l'Asie orientale, situé entre les îles Kiousiou et Nippon, et qui réunit la mer intérieure du Japon au détroit de Corée.
CAPELLEN (Théodore-Frédéric, baron van), marin hollandais, né à Nimègue le 6 sept. 1762, mort à Bruxelles le 15 avr. 1824. Embarqué à dix ans et officier à seize, il fit plusieurs voyages aux Indes et se distingua dans la guerre contre les Anglais. En 1792 et 1793 il commanda la flottille du Hollandsch-Diep, chargée d'opérer contre Dumouriez. En 1799 les Anglais débarquèrent en Hollande ; l'escadre du Texel commandée par Story et dont le navire de van Capellen faisait partie, se rendit sans combattre. Capellen fut condamné à mort par un conseil de guerre et se réfugia à Londres, où il publia un mémoire justificatif. 11 revint en 1813 avec le prince d'Orange et fut chargé de prendre possession des anciennes colonies hollandaises. En 1816 il se distingua à l'attaque d'Alger, dirigée par lord Exmouth, et fut nommé commandeur de l'ordre du Bain. En 4822 il devint grand, maréchal de la cour du roi des Pays-Bas. E. H.
BiBL. : Van Kampen, De Nederl. buiten Europa; Harlem, 1831-1833, 3 vol. in-8. —Van der Aa, Nieuwe Herinner. uit het gebied der geschied. — Du même, Geschied, van den oorlog, 1793-1802; Leyde, 1839.
CAPELLEN (Godard-Gérard-Alexandre-Philippe, baron van), homme d'Etat hollandais, né en 1778, mort à Vellenhoven le 10 avr. 1848. Fils d'un des chefs du parti antiorangiste, il servit dans sa jeunesse le gouvernement établi en Hollande sous l'influence de la France et fui; successivement, sous le roi Louis Bonaparte, secrétaire de la préfecture d'Utrecht (1806), préfet de l'Ost-Frise (1808), ministre de l'intérieur et conseiller d'Etat. Mais il quitta l'administration quand Napoléon eut violemment
CÂPELLEN — GAPENDU
annexé la Hollande à son empire (1810). Il y rentra lorsque la réunion de cet Etat à la Belgique eut constitué le royaume des Pays-Bas. Nommé par le roi Guillaume l®'^ ministre des colonies (1815), il partit peu après pour aller prendre livraison dans l'extrême Orient de celles des possessions bataves que l'Angleterre s'était engagée à rendre par les derniers traités. Gouverneur général des Indes néerlandaises en 1819, il réorganisa très sagement ce bel empire colonial et y fit renaître la prospérité. De retour en 1825, iljdevint curateur de TUniversité d'Utrecbt (1828), refusa plusieurs missions diplomatiques qui lui furent offertes et ne voulut accepter que celle d'aller représenter le roi des Pays-Bas au couronnement de la reine d'Angleterre en 1838. A. Debidour.
CAPELLES-les-Grânds. Com. du dép. de l'Eure, arr. de Bernay, cant. de Broglie ; 646 hab.
CAPELLI (Francesco), peintre italien du xvi« siècle, né à Sassuolo, Elève du Corrège; l'église Saint-Sébastien de Sassuolo a de lui un beau tableau de la Vierge avec Saints,
CAPELLI (Fernanda), cantatrice scénique italienne contemporaine (V. Cappelli).
CAPELLINI (Gabriele) (V. Caligarino).
CAPELLINO (Giovanni-Domenico), peintre italien, né à Gênes en 1580, mort en 1651. Elève de Pazzi, on cite de lui la Légende de Sainte Françoise, à l'église San- Stefano de Gênes.
CAPELLO (Giovanni) (V. Cappello).
CAPELLO (Bianca), grande- duchesse de Toscane (V. Cappello).
CAPELLO (Hermenegildo-Carlos de Brito-) , officier supérieur dans la marine royale portugaise, et voyageur, né à Lisbonne en 1839. En 1877, il fut un des trois officiers chargés par le gouvernement portugais d'une grande expédition en Afrique. Ces officiers décidèrent de se séparer de manière à rendre leur voyage plus utile à la science. Pendant que le major Serpa Pinto, qui avait d'abord été nommé au commandement de l'expédition, traversait l'Afrique, de Loanda, où le débarquement avait eu lieu le 6 août 1877, à Durban, oîi il arrivait le 19 mars 1879, le capitaine de corvette Brito Capello, déjà connu comme météorologiste, et le lieutenant de vaisseau Roberto Ivens visitaient l'Afrique occidentale et centrale depuis Benguela jusqu'aux terres de Jacca, étudiant le bassin du Quango, dont ils découvraient plusieurs affluents, le Hamba, le Quilîo et le Cugho. De retour à la côte, à Loanda, le 13 oct. 1879, ils revoyaient Lisbonne en mars 1880. En 1884, une nouvelle mission leur fut confiée. Cette fois, ils traversèrent le continent de Mossamedès (mars 1884), à Quilimane (juin 1885), ayant parcouru plus de 8,000 kil. dont près de 3,000 en pays inconnu. Ils ont exploré le pays compris entre le Cunéné et le haut Zambèze, la ligne de partage des eaux entre le Zambèze et le Congo et la région des sources du Loualaba et du Louapoula. Ils ont tait une soixantaine de déterminations astronomiques, des observations météorologiques et magnétiques, pris des hauteurs, rassemblé des collections ethnographiques, zoologiques, botaniqnes et minéralogiques. Ces deux voyageurs ont obtenu la grande médaille d'or de la Société de géographie de Paris pour l'année 1886. Ils ont publié les relations de leurs deux voyages, à Lisbonne, en 1881, pour le premier, de Benguela as terras de Jacca, de iSll a 1880, et en 1886 pour le second. De Angola a contra Costa; chacun de ces ouvrages est en 2 vol. gr. in-8, illustrés. M. de Brito-Capello a été envoyé à Zanzibar, comme commissaire du gouvernement portugais, lors de la discUvSsion des limites du sultanat et de la colonie de Mozambique (1887), et ne put obtenir de Saïd-Bargach la cession de la baie de Tonghi. Il a été nommé plus tard gouverneur de la province de Loanda. C. Delavaud. BiBL. : Les ouvrages cités plus haut. -- G. Gravier,
Voy, d'exploration de B. Capello et R. Ivens en 1817-79 ; Rouen, i881,broch.— Bui/eLde iaSoc.c/éogT.deParts, 1886, p. 106 (rapport sur les progrès des se. géog.), p. 'àlZ (rapport sur les prix). — Comptes rendus de la Soc. géogr. de Paris^ 1885, pp. 423, 493, 559 à 578 (relation avec croquis) ; 1886, pp. 164, 201, 258, 268. — V Afrique explorée et civilisée, t. il (août 1880), p. 35, caite ; t. iX (juin 1888), pp. 182- 88 et carte, p. 192. — Revue de géogr., 1885, 2" sem., p 429 ; 1886, l^"- sem., p. 357,
CAPELLONl (Lorenzo), né à Novi vers 1510, mort à Gênes vers 1590, conteur et jurisconsulte. Il cultiva Téloquence avec succès et fut chargé de saluer, au nom de la République, Philippe H lors de son entrée à Gênes, et André Doria, revenant vainqueur de son expédition en Afrique. Ces discours ont été recueillis par Sansovino dans ses Orazioni diverse. On le voit en 1576 assister au conseil des Quatre-Cents pour la confection des lois ; André Doria lui fit obtenir le patriciat génois en récompense de ses services. Ses contes sont intitulés : Bagionamenti varii di Lorenzo Capelloni sopra esempii, con accidenti misti, seguiti e occorsi non mai veduie in luce (Gênes, 1576, in-4); autres éditions : Bagionamenti sopra varii essempi civili e mi/i^an (Milan, 1590, in-8); Varii Bagionamenti historici e politici (Miian, 1623, in-8). Ces nouvelles ont été traduites par Pierre de Larivey : les divers Discours de Laurent Capelloni sur plusieurs exemples et accidents meslez, suivis et advenus (Troyes, 1595, in-8); autre édition : Libres et divers Discours d' Etat (Orléans, 1622, in-8). R. de G.
BiBL. : Giambattista Passano, I Novellieri italiani in prosa ; Turin, 1878, 2 vol. in.8, t. 1.
CAPELUCHE, bourreau de Paris auxv® siècle. II avait été d'abord valet du bourreau maître Geffroy, qu'il remplaça en cet office à la fin de Tannée 1411. Pendant la triste période des guerres civiles de cette époque, Capeluche se signala par mille atrocités. Entièrement dévoué au parti bourguignon, il se crut autorisé à témoigner d'une familiarité extrême pour son chef, Jean sans Peur, qu'il alla jusqu'à appeler son beau-frère ; c'est ce qui le perdit : arrêté pour ce fait dans un cabaret des Halles, il fut décapité le 26 août 1418. F. B.
CAP EN DU (Canissuspensus, Capendut), Ch.-l- de cant. du dép. de l'Aude, arr. de Carcassonne, stat. de la ligne de Toulouse à Cette; 1,396 hab. Paraît au XI® siècle, mais occupe vraisemblablement l'emplacement du lieu de Liviana, indiqué par la table de Peutinger et par l'itinéraire de Bordeaux à Jérusalem. Sidoine Apollinaire, évêque de Clermont, y fut emprisonné en 475 par ordre d'Euric, roi des Visigolhs. Vers 1U63, le château de Capendu appartenait au comte de Carcassonne ; au XII® siècle, après 1110, il est inféodé à une famille vassale de ces princes. Dépossédée par Simon de Montfort, cette famille recouvra plus tard une partie de ses domaines qui furent régis jusqu'en 1374 par la coutume de Paris ; le seigneur de Capendu est cité au xiii« et au xiv® siècle parmi les terrarii de la sénéchaussée de Carcassonne. En 1372, la seigneurie de Capendu tombe aux mains de Nicolas de Leltes, maître d'hôtel du roi, époux de Yolande de Capendu; au xv« siècle elle passe à la famille de Bar, puis aux Narbonne-Talairan, enfin cent ans plus tard aux Bassabat et aux Koquelaure. Le baron de Capendu siégeait aux Etats de Languedoc. — Les consuls de Capendu étaient nommés par le seigneur sur une liste dressée par la communauté. — il existait un hôpital dans cette localité. — La famille d'Armand Barbes était originaire de Capendu. — Ruines de l'ancien château et d'une église du xiv® siècle. Au sud la montagne d'Alaric (600 m.), ainsi nommée, dit on, d'un château construit par le roi Alaric II au v® siècle.
BiBL. : Mahql, Carlulaire de Carcassonne, 1. 1.
CAPENDU (Ernest), auteur dramatique et romancier français, né en 1826, mort en mai 1868. Collaborateur de Th. Barrière pour la célèbre comédie des Faux bonshommes (1856), ainsi que pour les Fausses Bonnes femmes (1858), et VHéritage de M, Plumet (1858), il
fit représenter seu les Frelons (4861, Odéon, cinq actes) et les Coups d'épingle (4863, trois actes) ; mais c'est surtout comme romancier que, dans l'interrègne qui sépare i(déclin de Dumas père de l'apogée de MM. de Montépin et du Boisgobey, la vogue d'Ernest Capendu fut considérable : le Journal pour tous, oti il publia la majeure partie de ses vastes affabulations, lui dut ses plus beaux jours de prospérité. Ernest Capendu a successivement mis au jour et souvent relié entre eux, par le retour de personnages déjà connus du lecteur, les romans suivants : le Pré Catelan (1858, 3 vol. in-8); le Capitaine La Chesnaye (1860, il vol. in-8); les Mystères du Mont-de-piété (1861, 9 vol. in-8); Mademoiselle La Ruine (1861, 2 vol. in-12) ; l'Hôtel de Morves (1861, 6 vol. in-8), suivi de Bamboula (1861, 4 vol. in-8) et de Bibi-Tapin, le tambour de la 32'^ demi-brigade (1862, 11 vol. in-S); les Enfants de la Bazoche (1864, 6 vol. in-8) ; la Vivandière de la dix-septième légère (1865, 6 vol. in-8), etc., etc. Tous ces romans ont eu de nombreuses réimpressions, soit en format de cabinet de lecture, soit en livraisons à dix centimes, soit en volumes in-18.
M. Tx.
CAP EN S. Com. du dép. de la Haute-Garonne, arr. de Muret, cant. de Carbonne; 323 hab.
CAPER (KaTcpoç), athlète d'EIis, vainqueur aux jeux Olympiens qui, dans la 142® Olympiade, remporta le même jour deux victoires, celle de la lutte et celle du pancrace ; c'est, suivant Pausanias, le premier athlète depuis Hercule, qui ait obtenu pareil succès (Pausanias, V, 21 ; VI, 3).
CAPERA. Ville de Lusitanie (Espagne ancienne), appelée Capara par l'itinéraire d'Antonin et Cappara par l'anonyme de Kavenne. L'ethnique fourni par Pline et les inscriptions est Caperenses, Des ruines importantes se voyaient encore au xvi® siècle, à quelques lieues au N. de Placencia (Estrémadure), au hameau dit las ventasde Caparra, elles ont disparu en grande partie et il ne reste plus que de faibles vestiges de la ville antique.
GAPESTAN6 (Caput stagnum, Cabestaing), Ch.-I. de cant. du dép. de l'Hérault, arr. de Béziers, sur l'étang du même nom, l'Aude et le canal du Midi ; 3,519 hab. Le nom de cette ville, qui devait exister dès l'époque romaine, paraît pour la première fois en 862 ; elle s'appelait alors Peqanum. De très bonne heure, elle appartint aux archevêques de Narbonne, malgré les efforts des vicomtes de Béziers pour s'en emparer ; ceux-ci en effet tenaient en fief de ces prélats tout le pays environnant ; Capestang est cité comme propriété de l'église de Narbonne en 1137. Au xui« siècle, durant la guerre des Albigeois, les habitants se révoltèrent contre leurs archevêques et leur firent la guerre, mais la domination des prélats sortit plus solide de ces querelles. En 1355 le prince de Galles menaça Capestang ; les habitants ayant offert de se racheter pour 40,000 écus, le prince les avait acceptés, quand l'approche des troupes françaises fit rompre le marché. Capestang était dans la viguerie et se trouva, à dater du xvi® siècle, dans la sénéchaussée de Béziers, mais par contre il était dans les diocèses religieux et civil de Narbonne. L'église Saint-Félix était collégiale ; on y comptait également plusieurs chapelles et une commanderie de l'ordre de Saint-Jean, dont le siège principal était à Grezan ; cette commanderie avait été fondée en 1160 ; elle subsista jusqu'en 1790. Au XIV® siècle, d'après le Livre vert de Pierre de la Jugie, l'archevêque de Narbonne était seigneur haut justicier de la ville ; les consuls, aussitôt élus, lui devaient le serment de fidélité. — Débris antiques, inscriptions, autel chrétien du IX® siècle, église gothique du xiv®^avec quelques parties de l'époque romane ; maison Bringuer, du xvi® ; ruines du château des archevêques. {
Etang de Capestang. — Cet étang, dont la superficie est aujourd'hui de 1,893 hect., était jadis beaucoup plus étendu ; à l'époque romaine il communiquait constamment