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COEFFICIENT

capillaire.

Divers physiciens ont cherché des relations entre la constante capillaire et les autres coefficients physiques des mêmes corps, comme par exemple les chaleurs spécifiques, les chaleurs latentes, etc. ; d'autres ont cherché égalemement les relations entre cette constante et le poids atomique des substances. Jusqu'ici les résultats obtenus sont peu nets ; nous allons les résumer brièvement. Recherches de Mendeleeff, Ce savant nomme cohésion moléculaire le double produit de la tension superficielle par le poids atomique. Il a trouvé que : 1^ la cohésion moléculaire des corps homologues de la chimie organique augmente en raison du poids de leur molécule en général àenX 69, correspondant à wC^H^ ; cette augmentation varie toutefois de w X 50 (benzine et toluène) à w X 90 (amylène et cétène) ; 2<* les corps métamères possèdent la même cohésion moléculaire; 3^ l'augmentation du carbone amène dans les corps tantôt une augmentation, tantôt un abaissement de la cohésion moléculaire, ce qui démontre que cette quantité n'est pas égale à la somme des cohésions moléculaires des éléments. Nous verrons un peu plus loin que pour les dissolutions très étendues il n'en est pas de même ; 4^ la chaleur latente de vaporisation des corps suit la môme marche que le coefficient capillaire déterminé à la température de l'ébullition, mais il n'y a pas d'autre relation simple comme entre ces deux constantes.

Recherches de Wilhelmy, Elles ont conduit son auteur aux conclusions suivantes : 1° l'augmentation d'une molécule de carbone dans un corps augmente en général la tension superficielle (exceptions : l'acide lactique, l'acide acétique anhydre) ; 2^ l'addition d'une molécule d'oxygène augmente la tension ; 3® l'addition simultanée de molécules de carbone et d'oxygène augmente aussi la tension ;

CAPILLARITE

¥ l'addition de molécules d'hydrogène la diminue; 5<* l'augmentation du nombre des molt^cuîes d'oxygène accompagnée d'une diminution de celui des molécules d'hydrogène l'augmente; 6<* la substitution du chlore du brome et de liode à l'hydrogène augmente aussi la tension ; 7<* l'addition de C^'^H^'^ ne change pas la tension dans les combinaisons de même caractère chimique; 8° les comf)osés isomères n'ont la même tensoin que si le caractère chimique est analogue.

Recherches de Quincke. En voici les conclusions : 1° tontes les substances de même constitution chimique à une température voisine de leur point de fusion ont le même coefficient de capillarité ; 2» les substances dans ces conditions ont des coetlicients de capillarité qui sont très approximativement égaux à tz 4,3 ; 3<* voici pour un certain nombre de corps les valeurs de n : ^=1 Sélénium, brome, soufre, phosphore, bromures et

iodures.

nr= 2 Mercure, plomb, bismuth, antimoine, chlorures,

nitrates, sucres.

w=: 3 Or, argent.

n=i 4 Platine, cadmium, étain, eau, carbonates, sulfates,

phosphates.

«= 6 Palladium, zinc, fonte.

w=i^2 Sodium, ^=20 Potassium.

Recherches de Bartoli et Cantoni, Ces physiciens ont énoncé la loi suivante pour les liquides de la chimie organique ne comprenant ni chlore, ni brome, ni iode : le quotient de la constante capillaire par le produit de la densité par la chaleur spécifique est constant.

Principe de Diipré, Du pré a déduit de ses recherches que le quotient du produit de la tension superficielle par le poids atomique, par le carré de la densité est un nombre constant.

Les dissolutions salines ont été aussi l'objet de travaux assez nombreux, nous citerons en particulier ceux de Quincke, de Buliginski et de Valson. Quincke a trouvé que la constante capillaire diminuait en général avec la teneur en sel des dissolutions et d'autant plus que l'équivalent du sel employé était plus considérable. Quincke donne pour les chlorures la formule suivante dans laquelle T est toujours la tension superficielle et y le nombre d'équivalents du sel ajouté à 400 équivalents d'eau

Cette formule s'applique, d'après Quincke, à tous les chlorures dissous dans l'eau, quel que soit le métal. Les chlorures dissous dans l'eau fournissent une équation analogue dont les coefficients seulement sont différents. — Buliginski indique la relation suivante comme ayant été vérifiée par ses expériences.

Dans cette formule, T représente la tension superficielle de l'eau, Tj celle de la dissolution saline, p le poids de sel contenu dans un gramme de la dissolution et K une constante spéciale à chaque sel.

Valson, en étudiant des dissolutions très étendues, est arrivé aux remarques suivantes : 1^ la variation de hauteur d'une dissolution très étendue dans un même tube est proportionnelle au poids de sel dissous dans un gramme de la solution ; 2° si l'on représente par h, // h^\ W" les hauteurs correspondantes à un équivalent de sel dissous dans 1 litre pour divers métaux avec un même métalloïde, les différences h — h^h — W sont constantes quel que soit ce métalloïde; 3<> la même loi est vraie pour les divers métalloïdes combinés à un même métal, toujours pour les dissolutions étendues. Si l'on adopte un métal et un m('talloide pour y rapporter tous les autres (Valson a adopté le potassium et le chlore), on pourra calculer pour les autres les modules correspondants, c.-à-d. les différences /i—/i^/i'''—/i^^ etc.,

pour des tubes de | de millim. de rayon. Voici les tableaux des métaux et des métalloïdes :

jîétaltoMes oa gronpemeçt l^çhalfEt.

0 Chlorures 0

-h 0,3 Bromures + 2,1S

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