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CAPITAINERIE - CAPITAL

ne sont plus, en Espagne, que des districts militaires équivalant à peu près à nos anciens grands commandements ou à nos régions actuelles de corps d'armée, avec cette didérence que le capitaine général n'a qu'une autorité momentanée sur les troupes de sa région.

CAPITAL. I. Economie politique.— Au point de vue économique et financier, la définition du capital est très complexe. Sans nous arrêter aux controverses théoriques et abstraites sur cette définition, nous devons surtout nous attacher à préciser, en fait, les principales idées que renferme ce mot de capital. On appelle capital la somme d'argent qui, placée ou prêtée, produit intérêt, ou celle qu un particulier met dans un commerce. Le capital productif est celui qui donne des revenus susceptibles de s'accumuler. Le capital improductif est celui qui ne donne aucun revenu. Le capital fixe^ d'après M. Menier, est celui dont le produit ne change pas IHdentitê, c.-à-d. qui produit un revenu sans se transformer. Le capital circulant, au contraire, ne produit un revenu qu'en passant de main en main ou en se transformant. J.-B. Say l'appelle : « celui qui change nécessairement de forme par la production môme, celui dont la torme matérielle périt et renaît dans le cours des opérations productives, celui dont l'avance et les retours se succèdent pour recommencer de nouveau ». Le même économiste comprend sous le mot de capital, dans le sens le plus étendu, « une accumulation de valeurs soustraites à la consommation improductive *; . .

On entend ainsi par capital l'ensemble des biens qui composent le patrimoine de l'Etat, d'un particulier, ou d'une personnalité civile jouissant du droit de posséder. On fait également rentrer l'idée du capital dans les règles qui servent de base à l'assiette et à la perception des impôts. Nous insisterons en quelques mots sur ces deux acceptions du capital.

L Capital national. — La richesse des nations, comme celle des particuliers, se mesure tantôt en revenu, tantôt en capital.

Les revenus de l'Etat se divisent en revenus fiscaux, revenus domaniaux et revenus mixtes.

Les revenus fiscaux comprennent les impôts directs et les impôts indirects.

Les revenus domaniaux sont ceux qui proviennent des biens dont l'Etat est propriétaire, comme les forêts. Ces biens sont classés, suivant leur nature ou leur affectation, dans le domaine public ou dans le domaine privé de l'Etat.

Les revenus mixtes présentent le double caractère d'un revenu domanial et d'un revenu fiscal. Ce sont ceux que l'Etat retire, soit de l'exploitation d'un monopole (tabacs, poudres, postes et télégraphes, monnaies, etc), soit de l'exercice de certaines industries spéciales à l'Etat.

Le revenu national représente l'ensemble des revenus appartenant à tous les habitants d'un même pays.

Pour la France, le revenu national s'est considérablement accru depuis un siècle. Il est ordinairement évalué entre 25 et 30 milliards par ah. M. de Foville ne le croit pas supérieur à 25 milliards.

Le capital national est l'ensemble de la richesse privée.

D'après M. Elisée Reclus, il suffirait de capitaliser au denier vingt le revenu national de la France pour obtenir le chiflre du capital national. Ce capital varierait donc entre 500 et 600 milliards. C'est à ce dernier chifi're qu'aboutissent les calculs d'un ingénieur, M. Sciama. Mais ces évaluations sont plus élevées que celles de la plupart des économistes. Voici, par ordre de date, quelques évaluations de la richesse totale de la France.

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