‹ La Grande encyclopédieChapitre 82 sur 397 · CAPON — CAPORAL · texte numérisé non relu

CAPON — CAPORAL

gabier avec unô retenue passée autour du corps ; prendre une allure diminuant autant que possible les raouvenients du navire, enfin ne marcher qu'à petite vitesse. Si la sécurité du bâtiment au moment de Vappareillage ne permet pas de prendre ces précautions, il est préférable d'attendre pour caponner que le navire ait gagné un point plus favorable. On emploie maintenant sur certains bâtiments une disposition qui rend cette opération beaucoup plus facile. Le capon est, dans ce cas, composé d'une forte itague ou chaîne qui porte à son extrémité le croc qui doit saisir la cigale. Cette itague passe parle réa unique du bossoir et rentre à bord, où elle est crochée à une caliorne élongée sur le pont. C'est en halant sur le garant de cette caliorne que l'on hisse l'ancre. Cet appareil est beaucoup plus maniable que le précédent et il est beaucoup plus facile d'introduire le crochet dans la cigale. Cette opération peut môme être complètement supprimée par le dispositif suivant. L'itague du capon est formée de deux parties pouvant être maillées ensemble. La partie inférieure est frappée à demeure sur la cigale et, avant le mouillage, élongée et amarrée sur la chaîne de l'ancre. Lorsque celle-ci est à l'écubier, cette partie de l'itague est rentrée à bord, on l'y maille avec la partie supérieure, et le capon se trouve amsi frappé sur l'ancre, sans qu'il ait été nécessaire d'y envoyer un homme. ^ — Lorsque le bord dispose d'un cabestan ou d'un treuil à vapeur, il est possible de caponner l'ancre avec très peu de monde ; c'est la disposition adoptée à bord de tous les bâtiments de commerce à vapeur. E. C.

CAPON (William), architecte et décorateur de théâtre, né à Norwich le 6 oct. 1757, mort à Londres le 26 sept. 1827. D'abord élève de son père et, comme lui, peintre de portraits, William Capon préféra bientôt l'architecture qu'il étudia sous la direction de Nowoselski, artiste qu'il aida vers 1790-91 dans la construction et les décorations de rOpéra-Italien et des jardins du Ranelagh. En 1794, Capon fit seul ériger un théâtre pour lord Aldborough à Belan-House (Kildare), et, la même année, fut engagé par John Kemble comme décorateur de la scène du nouveau théâtre de Drury-Lane. Adepte enthousiaste de la vieille architecture anglaise, il contribua beaucoup à assurer aux pièces historiques leur véritable cadre sur les scènes de Drury-Lane et de Covent-Garden (pour cette dernière, après 1802), et on doit citer, parmi ses œuvres les plus remarquables, une vue de l'ancien palais de Westminster (xv® siècle), la tour de Londres sous Richard III, et des vues de salies du conseil ou de halls sous Edouard III, Edouard IV et Henry Vil. A côté d'autres travaux de même nature, W. Capon fut nommé, en 1804, dessinateur d'architecture du due d'York et passa les vingt-cinq dernières années de sa vie dans l'étude et la reconstitution archéologique du \ieux palais et de l'abbaye de Westminster. Cet artiste prit part à de fréquentes expositions, de 1788 à 1827, tant à l'Académie royale qu'à la Société des artistes britanniques, et le plus beau de ces essais de restauration, celui du vieux palais de Westminster, acheté, en 1826, 120 guinées (plus de 3,000 fr.), par la Société des antiquaires, a été gravé par Basire. Charles Luc\s.

CAPON NAGE (Mar.) (V. Capon).

CAPONNIÈRE (Art milit.). Ouvrage de fortification permanente placé en avant de l'escarpe du corps de place et destiné au flanquement des fossés. Les caponnières étaient employées au moyen âge sous le nom de moineaux. C'étaient de petits abris, généralement en maçonnerie, adossés à l'escarpe, d'où le défenseur pouvait surveiller le pied des remparts. Ceux du château de Plessis-lès-Tours, construits par ordre de Louis XI, étaient en fer. A la suite de l'adoption de la fortification bastionnée, ce mode de flanquement fut abandonné et resta dans l'oubli pendant plusieurs siècles jusqu'à l'époque o(i Montalembert en fit la caractéristique du tracé polygonal. Ses caponnières étaient de vastes bâtiments en maçonnerie

affectant la forme d'une lunette et comportant plusieurs étages de casemates organisées sur les flancs pour l'artillerie et sur les faces pour la mousqueterie. Il les plaçait au milieu du front et tantôt les adossait à l'escarpe, tantôt les en détachait. C'est d'après ce type qu'ont été construites les caponnières du fort Alexandre, à Coblenz, de Germersheim, d'fngolstadt. Celles de Posen et de Kœnigsberg sont tracées suivant la forme d'un fer à cheval et n'ont pas seulement un rôle de flanquement ; elles servent encore de réduit au bastion qui les précède. Tous ces ouvrages montrent à nu leurs maçonneries et, bien que cachés aux vues par un couvre-face, ils sont exposés à être détruits de loin par l'artillerie. Le général Brialmont a cherché à soustraire les caponnières d'Anvers à ce danger en les réduisant à un seul étage et en appuyant un massif de terre contre les casemates des flancs, suivant le procédé imaginé par le général Haxo (V. Casemate). Les voûtes sont elles-mêmes couvertes par un parapet en terre armé d'artillerie.

Dans les forts, les caponnières sont rarement placées en capitale des fronts. On préfère actuellement les reporter aux saillants pour éviter qu'elles puissent être contrebattues de loin à travers la trouée des fossés. Dans cette situation, une seule caponnière assure le flanquement de deux fronts adjacents. On construit aussi des demicaponnières ou ailerons qui n'ont qu'un flanc et ne peuvent battre qu'un fossé. Ainsi, dans les forts tracés en forme de lunette, on trouve presque toujours au saillant principal une caponnière destinée au flanquement des fossés des deux faces et aux angles formés par les faces et les flancs deux ailerons dont chacun doit protéger un flanc. Dans les constructions récentes, les caponnières sont souvent pourvues de visières ou masques-tunnels. Ce sont des voûtes prolongeant les casemates des flancs en dehors des murs de têt'e et recouvrant un parapet en terre adossé à ce mur. Leur objet est de garantir les pièces contre le tir plongeant. Certaines batteries de flanquement sont, en outre, munies à' or liions qui les abritent contre les coups d'écharpe rasant la crête des glacis. Un fossé diamant de 3 m. à 4 m. de profondeur est creusé devant les flancs des caponnières et les protège contre l'escalade.

Des dispositions très variées ont été imaginées pour supprimer l'angle mort des fossés des faces des caponnières. Lorsque l'ouvrage est en capitale du front, on le fait flanquer par le corps de place ; s'il est reporté à un saillant, on se contente d'établir le plus souvent le long de ses faces des galeries munies de créneaux ordinaires et de créneaux de pied (V. Créneau). Plus rarement le flanquement est obtenu soit par des galeries de contrescarpe (forts détachés de Cologne), soit par de petits coffres en maçonnerie appuyés contre la tête de la caponnière (enceintes de Posen et de Kœnigsberg), soit par les faces elles-mêmes que l'on trace en forme de irèfle (enceinte de Cracovie, fort Kronprinz Rudolf, à Vérone), ou que l'on brise de manière à constituer , deux flancs opposés (fort Castle-Hill, à Douvres).

CAPORAL. Cette expression apparaît dans la langue militaire française sous Henri II vers 1558, et elle y est synonyme de cap d'^5^wac?rô,'chef d'escouade, le cabo de esquadra des Espagnols. Aujourd'hui l'expression caporal désigne le grade le moins élevé de la hiérarchie militaire. Au xva® siècle, les caporaux n'étaient pas hommes de rang dans la compagnie en marche, ils étaient placés en avant des anspessades et des tambours ; ils comptaient donc comme bas officiers» Aujourd'hui, le caporal est homme de rang ; il est vêtu, armé, équipé comme le soldat, combat comme lui, couche dans la chambrée, vit à l'ordinaire avec ses hommes. Les marques distinctives de son grade sont actuellement deux galons de laine, rouge dans l'infanterie de ligne, jaune dans les chasseurs à pied, cousus en biais, d'une couture à l'autre, des deux manches de la veste, de la capote ou de la tunique sur

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la partie du bras qui est en avant. Les caporaux remplissent, suivant les circonstances, diverses fonctions stipulées par le service intérieur des troupes d'intanterie et qui sont celles de caporal de chambrée, de semaine, d'ordinaire, d'escouade.

Lorsque plusieurs escouades habitent la même chambre, le plus ancien caporal est dit che/ de chambrée. Il a la surveillance au point de vue de la discipline et est responsable du matériel. Il signe, en celte qualité, un état des objets de casernement de la chambrée, dressé par le fourrier. C'est lui qui fait l'appel le soir en présence du sergent-major ou de l'adjudant de compagnie. Le caporal de semaine est sous les ordres directs du sergent de semaine. Il réunit les hommes commandés pour les corvées et tous les groupes de soldats ne formant pas de fractions constituées de la compagnie. C'est lui qui fait porter la soupe aux hommes de garde, qui conduit aux locaux disciplinaires les soldats punis, leur fait exécuter les corvées dans les locaux dont la propreté incombe à la compagnie, ou les conduit au sergent de garde pour les corvées générales.

Le caporal d'ordinaire est désigné pour un mois par le capitaine à la surveillance de la cuisine, au point de vue des approvisionnements des cuisiniers, et de la confection de l'ordinaire. Quand une commission des ordinaires assure l'achat des denrées, le caporal reçoit chaque jour du sergent-major une note indiquant les fournitures à percevoir, il assiste aux pesées, prend livraison et est responsable. Pour les achats directs, c'est lui qui les fait au dehors, accompagné de deux hommes de corvée. Enfin, le caporal d'ordinaire est encore chargé de faire réunir le linge sale et de le remettre au préposé de l'entreprise chargée du blanchissage.

Dans le service des places, le caporal chargé du placement des sentinelles est dit caporal de pose; celui qui prend en consigne le matériel du poste, consignes écrites ou verbales, etc., est dit caporal de consigne. Au point de vue organique et tactique, le caporal est chef d'escouade. Nous voyons dans Furetière et Trévoux qu'au milieu du xvni^ siècle il y en avait trois par compagnie. Aujourd'hui, la compagnie d'infanterie compte huit caporaux en temps de paix, et en temps de guerre seize et un caporal-fourrier.

Au point de vue des punitions, les caporaux sont assimilés aux soldats, moins les corvées supplémentaires et Tinspection avec la garde; pour les punitions supérieures à la prison, le règlement prévoit qu'ils peuvent être cassés ; ils redeviennent alors soldats et subissent les punitions réservées à ces derniers. Les caporaux subissent leurs punitions de prison et de salle de police dans des locaux spéciaux. Le droit de punir des caporaux comprend deux jours de consigne au quartier infligeables aux soldats.

Caporal' fourrier. Le caporal-fourrier est l'adjoint du fourrier en campagne. Il y en a un par compagnie. Il n'a pas d'escouade et aide le fourrier dans tout le service réservé à ce sous-officier. En temps de paix, il peut exister des caporaux-fourriers, en l'absence de sergent-fourrier. Ils sont assimilés aux sous-officiers, notamment pour les punitions à subir et pour le droit de punir (V. Fourrier).

Caporal-tambour. Il y a un caporal-tambour ou clairon par bataillon. Il est chef direct, sous les ordres du tambour-major, de la fanfare de son bataillon, uniquement en ce qui concerne les sonneries ; pour tout le reste, il est soumis comme les autres caporaux à tous ses chefs hiérarchiques.

Caporal-sapeur. Le caporal-sapeur est choisi parmi les caporaux, les soldats et les sapeurs du régiment proposés pour le grade de caporal. 11 remplit à l'égard des sapeurs ouvriers d'art les fonctions de sergent et de caporal de semaine, de caporal d'escouade, et, s'il y a lieu, de caporal de chambrée. Il est responsable de leur ins-

truction, qui comprend l'école du soldat et le tir ; c'est lui qui commande les sapeurs pour le service intérieur du régiment.

Caporal-armurier. Le caporal, premier ouvrier armurier, est nommé par le colonel, sur la présentation du chef armurier, approuvée par l'officier d'habillement et le major. Il a, en second, la surveillance de l'atelier et travaille comme ouvrier. Il n'a aucune prérogative en dehors de son grade, si ce n'est une solde spéciale.

Caporal moniteur d'escrime. Ce caporal est chargé, sous les ordres du maître d'escrime, de l'enseignement de l'escrime dans les corps de troupe. Il exerce une surveillance directe sur les prévôts du bataillon et n'a aucune prérogative spéciale, sauf celle de toucher une prime.

Caporal d' infirmerie. Le caporal de l'infirmerie régimentaire est chargé, sous les ordres et la responsabilité du médecin-major de l*"® classe, de la police, de la tenue de l'infirmerie et de la salle des convalescents.

Caporal conducteur deséquipage$ réyimentaires. H est chargé, sous la surveillance de l'officier d'approvisionnement et du vaguemestre, des équipages régimentaires et des voitures à la suite des corps dans les marches à l'intérieur. Il est spécialement attaché au service des revues On disait autrefois caporal d'équipages.

Caporal tailleur ; caporal cordonnier. Les ateliers de corps de troupe sont dirigés aujourd'hui, sous la surveillance de l'officier d'habillement, par des militaires cornmissionnés (V. ce mot), auxquels on donne le grade de caporal. Leur titre officiel est caporal premier ouvrier tailleur ou cordonnier. Ils sont responsables de Jeurs ateliers et de la discipline qui y règne. Une circulaire du 43 déc. 4886 les a autorisés à exécuter certains travaux en dehors de leur service normal. L'ancienne langue militaire contenait un nombre considérable d'expressions dans lequel entrait le mot caporal précédant une fonction spéciale. C'est ainsi qu'on trouve le caporal-postiche, sorte d'adjoint au caporal, caporal d'ordonnance, caporal d'encadrement, caporal de police en garnison, etc. Nous croyons inutile de donner ici tous ces termes, qui ne peuvent plus trouver leur place que dans une étude d'archéologie militaire. A. de S.

CAPORAL (Tabac). Terme sous lequel on désigne souvent le tabac à fumer ordinaire. En ce sens, Toriffine du mot est très vague. Il y a lieu de penser toutefois qu'il a été employé pour désigner le tabac ordinaire , par opposition au tabac à prix réduit dit de cantine, qui était d'abord le tabac des troupes, et qui ensuite a été fabriqué aussi pour les départements ou arrondissements frontières exposés à l'introduction des tabacs de contrebande (ord. du 44 août 4846) (V. Tabac).

CAPORALl. 11 y eut en Italie, au xv® et au xvi® siècle, trois artistes de ce nom. Le premier, BartolommeOf a laissé des tableaux estimés qu'on peut voir encore à Pérouse, où il florissait de 4442 à 4487. — Battista on Bittiy son fils, naquit en 4476 à Pérouse, et y mourut en 4560. Elève du Pérugin et de son père, il quitta bientôt la peinture pour l'architecture, où il se distingua. On a de lui une traduction des cin([ premiers livres de Yitruve (1536).— Gm^io, fils de Battista, suivit les traces de son grand-père et de son père, et pratiqua avec succès les deux arts. T.-S,

CAPORALl (Cesare), poète italien, né à Pérouse le 20 juin 4534, mort à Castiglione en 4604. 11 fut toute sa vie attaché à la personne de quelque prélat et toutes ses aventures furent de changer de cardinal, au commandement des circonstances; on le voit successivement le favori du cardinal Fulvio délia Cornia, neveu de Jules II, du cardinal Ferdinand de Médicis, futur grand-duc de Toscane, du cardinal Ottavio Acquaviva par qui il devint gouverneur d'Atri et de Giulia Nova, enfin, d'Ascanio délia Cornia, neveu du cardinal, dans la maison duquel il mourut. Poète burlesque et satirique, Caporali amusa ses contemporains par les capitoU où il se montrait à la fois

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plaisant et mordant ; il est comme le prototype de Bocca- Uni (V. ce mot) et l'on a pu dire que ce dernier, sans Caporali, n'eut pas écrit ses célèbres RagguaglL En ce genre qui ne nous déride plus, il a des saillies vraiment imprévues et ses contemporains ne devaient pas trouver médiocres des plaisanteries comme cette nouvelle : « André Doria a battu les Dardanelles », qu'il annonce au grand-duc de Toscane dans ses Avvisi di Parnasse» Les poésies plaisantes de Caporali ont les titres suivants : Descrizione d'un suo viaggio in Parnasso^ petit poème en deux parties ; la Vita di Mecenate, i Giar^dini di Mecenate, VEsequie di Mecenate, trois petits poèmes qui forment une minuscule trilogie ; Gli Avvisi di Parnassoy la plus courte et la meilleure de ses satires ; Due Capitoli delta corte. Les six pièces ont été réunies partiellement : Raceolta di alcune rime piacevoli (Parme, 1582), et complètement : Rime (Pérouse, 1770). Les manuscrits originaux en sont conservés au palais Bor-

ghèse. R. DE GOURMONT.

BiBL. : Giovanni Mestica, Traiano Boccalini e la Letteratura critica e politica nel Seicento; Florence, 1878, in-12.

CAPORALI (Enrico), philosophe italien, né à Côme en 1841. Après avoir été reçu docteur en droit à Padoue et avoir obtenu le diplôme d'histoire à Bologne, il publia un livre ayant pour titre : La Questione sociale del sistema tributario in Italia (1868). En 1873, parut le premier volume d'une Enciclopedia geografica, qui promettait une œuvre considérable ; mais l'éditeur se découragea dès les débuts. M. Caporali, retiré dans son domaine deTodi, a fondé en 1883 la Nuova Sclenza^ revue philosophique in-8, unique dans son genre, et dont il est le seul rédacteur. Il y ramène, avec une rare érudition et une grande force de synthèse, toutes les sciences positives à un seul principe, la loi du nombre réel. Il part de l'atome sentant pour tout expliquer, des plus simples unités collectives aux organismes les plus compliqués et les plus riches en facultés psychiques. Dans ce système, l'homme, corps et intelligence, est un groupement harmonieux d'atomes conscients ou l'ayant été. Tout est de la nature qui se fait, ou de la nature faite. Cette philosophie est un pythagorisme et un spinosisme renouvelés par l'expérience et la critique. Bernard Pérez.

CAPORALL! (bilippo), graveur italien au burin, qui travaillait de 1812 à 1839. Il étudia dans Tatelier de Giuseppe Longhi et obtint en 1836 un premier prix de gravure à Mifan avec une planche représentant des Enfants qui jouent à colin-maillard^ d*après le Poussin. On trouve des planches signées de lui dans V Histoire de la Peinture italienne^ de Bosini ; dans la Galerie de Florence (1839); il en a gravé dix-huit pour la Pinacothèque de Milan, publiée par Mich. Bisi (Milan, 1812).

BiBL. : Heller, Dict, des Graveurs, — Le Blanc, Manuel de l'amateur d'estampes.

CAPORL Peuple ancien de la Galice (Espagne). Ptolémée leur attribue les villes de Ma Flavia (El Padron), Lucus Augusti (Lugo), ce qui montre que leur territoire était assez étendu. Pline les mentionne sans indiquer leurs cités.

. CAPOT (Mar.). Capuchon en grosse toile que Ton met en place pour protéger contre la pluie l'ouverture des panneaux et les échelles qui y aboutissent. On en place aussi sur certains objets : pompes à incendie, bancs de gouvernail, compas, culasses de canon, etc. — Lorsque l'on n'est pas sous les feux, la cheminée est surmontée d'un capot empêchant la pluie de tomber dans les chaudières. Sur certains navires, les capots des panneaux sont en bois et fixes. — Lorsqu'une embarcation chavire, on dit souvent qu'elle fait capot,

CAPO-TASTO (Mus.). Cette expression italienne désigne un dispositif, auquel on donne quelquefois en français le nom de baiTe, qui a pour but de diminuer à volonté les longueurs vibratoires des cordes, et par conséquent d'élever, par rapport au diapason, les tons dans lesquels ces

cordes devront vibrer naturellement. La forme de celte pièce varie suivant l'instrument; mais, d'une manière générale, le capO'tasto est essentiellement fait d'un morceau de bois très dur, d'ivoire ou même de métal, recouvert de cuir ou feutré d'étoffe, qui s'applique sur la table ou lit d'attache où viennent se reposer les cordes de l'instrument. L'usage d'un capo-tasto permet de changer de ton avec une grande facilité. Il sert surtout pour la guitare : si l'on place, par exemple, le capo-tasto sur la ligne du premier demi-ton, toutes les cordes de la guitare sont haussées d'un demi-ton. On trouvera des détails techniques dans les travaux spéciaux de lutherie, et dans le Musikalisches Conversations-Lexicon de H. Mendel (Ber- Jin, 1872, t. IL in-8). Le capo-tasto a cessé d'être en usage pour les instruments à archet, mais il fait encore partie du mécanisme intérieur des pianos, sous la forme d'une pièce métallique maintenue par des vis. A. Ernst.

CAPOTE. L Equipement militaire. — Vêtement principal du fantassin français depuis les guerres de la Piévolution, où son usage fut emprunté à l'infanterie autrichienne. Napoléon était très partisan de ce vêtement; on trouve, pour ainsi dire, à chaque page de sa correspondance, la preuve de Fimportance qu'il lui attribuait dans ses préparatifs de campagne. La capote a beaucoup varié depuis son apparition, et de dimensions et de forme. Celle dont fait usage aujourd'hui l'infanterie de ligne est confectionnée en drap gris de fer bleuté et croisée sur la poitrine au moyen de six gros boutons d'uniforme de chaque côté. Deux martingales, dont l'une porte deux boutonnières et j'autre deux petits boutons, permettent de resserrer le dos à volonté. A chaque angle du collet, une patte en drap garance porte le numéro du régiment. Dans la capote des chasseurs à pied, l'écusson est en drap gris de fer bleuté et le numéro du bataillon en drap jonquille. Pour le génie, les pattes à numéro sont en velours de soie, passepoilés de drap écarlate. La légion étrangère porte des pattes en drap bleu foncé. Dans les sections de secrétaires d'état-major et du recrutement, les angles du collet portent un foudre brodé en fil blanc, et dans les sections d'infirmiers, les infirmiers de visite ont une sorte de caducée, représentant un serpent contourné sur un bâton, et entouré d'un branche de chêne et d'une branche de laurier. La capote doit avoir une longueur telle qu'elle arrive à 33 centim. de terre. Elle se porte soit seule, soit par-dessus la tunique ou la veste. La capote de l'artillerie est en drap bleu foncé. Celle du train des équipages, en drap gris de fer foncé.

IL Fumisterie. — Appareil destiné à empêcher les cheminées de fumer. C'est un morceau de tôle de forme convexe ou conique, fixé à l'extrémité d'un tuyau de chemi-

Fig. 1.

Fi-

née au moyen de tringles en fer et qui s'oppose à l'entrée du vent et de la pluie dans l'intérieur du conduit. On appelle cauchoises les capotes courbées en demicylindre, et champignons celles qui sont en forme de chapeau conique ; la fig. 1 représente ces deux genres d'appareils. La fig. 2 donne les champignons tels qu'ils

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