‹ La Grande encyclopédieChapitre 84 sur 397 · B. DS GOURMONT · texte numérisé non relu

B. DS GOURMONT

Neri Capponi vécut au xv® siècle et resta neutre entre les deux puissantes familles des Albizzi et des Médicis qui se disputaient le pouvoir. Il se distingua surtout à la tête de l'armée florentine et prit une grande part à la victoire d'Anghiari remportée en 1440 sur Niccolas Piccinino. II mourut en 1457 âgé de soixante-neuf ans, après avoir exercé les plus hautes fonctions sans avoir d'ennemis. Il a laissé des mémoires sur son administration, imprimés par Muratori (V. ci-dessus).

Pietro Capponi, petit-fils du précédent. Il était gonfalonier de justice, c.-à-d. le premier magistrat de Florence quand Charles VllI pénétra sur le territoire de la république. Le roi de France y fut accueilli comme un hôte et un ami. Cependant il voulut imposer à Florence sa souveraineté. Capponi arracha des mains du secrétaire du roi le papier qui contenait le traité injurieux qu'on voulait lui faire signer : « Vous pouvez faire sonner vos trompettes, dit-il au roi. Nous sonnerons nos cloches. » Charles Vlll, intimidé par cette fière attitude, consentit à signer avec la république un traité plus équitable. H. V.

BiBL. : Platina, Vie de Capponi^ dans Muratori, t. XX. ■— De Guerrier, Histoire de Charles VIII. ■— Perrens, Jérôme Savonarole. — L.-A. Muratori, In Gini Capponii ejusque filiiNerii monumentahistoricaprœfatio,t.XWlllt pp. 1099-li0-2 des Rerum italicarum Scriptores; Milan, 1731, in-fol. — Parmi les histoires modernes de Florence celle de Gino Capponi, qui donne quelques détails sur le rôle du premier Gino : Storia délia Repubblica di Firenze ; Florence, 1875, 2 vol. in-8 (spécialement t. I, pp. 413-492).

CAPPONI (Vincenzo), poète florentin, mort versl690. Après d'assez longs voyages en Europe, il devint camérier d'honneur du pape Urbain Vlll, puis sénateur de Florence où il avait été rappelé par des intérêts privés. Il avait été, en sa première jeunesse, Félève de Ga-

dAPPONI - CAPRA

Jilée. Ses vers ont pour titre : Parafrasi poeticlie de' Salmi di David (Florence, 1682) ; Trattati accademici di Dio, deir anima, det mondo e degli spiritiy e parafrasi poetiche de' cantileni délia 5. Scrittura (Florence, 1684). R. G.

BiBL. : Nelli, Saggio di storia lelteraria fiorentina del secolo XVII ; Lacques, 1759.

CAPPONI (Alessandro-Gregorio, marquis de), antiquaire italien, né à Rome en 1683, mort en sept. 1746. 11 était majordome du pape et en cette qualité il aida puissamment Clément XII, en 1730, à fonder le musée Capitolin. Après avoir classé et coordonné les monuments de cet incomparable musée, il commença la rédaction du catalogue, mais il put seulement en publier le premier volume. Il s'était formé pour lui-même une bibliothèque de livres rares qu'il légua en mourant à la bibliothèque du Vatican; il donna en même temps au savant jésuite Contuccio Contucci son riche médaillier qui devint un des principaux éléments du musée Kircher. Capponi a publié : Achates Isiacus annularis (Rome, 1727, in-4); Museo Capitolino^ contenente immagini di uomini illusiri (Rome, 1741, 1. 1, in-foL) ; Catalogo delta libreria Capponi (Rome, 1747, in-4) ; ce catalogue contient la notice de 266 manuscrits. E. B.

CAPPONI (Lorenzo), graveur à l'eau-forte italien, né en 1733. Il travaillait à Bologne dans la deuxième moitié du xviu® siècle. Il a gravé quelques planches pour la Planta e Spaccato delnuovo Teatro di Bologna (1771). CAPPONI (Gino, marquis), écrivain et homme pohtique italien, né à Florence le 14 sept. 1792, mort à Florence le 3 fév. 1876. Dernier descendant du fameux Pietro Capponi (V. ci-dessus), le marquis Gino Capponi fut en Toscane, pendant plus d'un demi-siècle, le Mécène du libéralisme italien. Il eut d'abord à réformer son éducation, qui se ressentait des préjugés de prêtres ignorants et de nobles désœuvrés. Très jeune encore, il parcourut l'Europe. C'est à Londres qu'il fit imprimer le Nabucco de G.-B. Niccolini, son ami d'enfance, et qu'il se lia avec Ugo Foscolo, qui lui donna à revoir sa traduction de V Iliade. A Florence, son palais était le centre de tous les hommes supérieurs. Il reçut le dernier soupir de Pietro Colletta, qu'il avait guidé dans son travail historique, et dont il publia à ses frais la Storia del reame di Napoli (Capolago, 183i, 2 vol. in-8). Leopardi lui adressait sa Palinodia, et Giusti des ^vers célèbres. Il servit de père à ce dernier, dont il corrigeait les œuvres, et qui mourut chez lui. Guerrazzi lui dédia son Isabella Orsini, Maître de la langue et du style, Gino Capponi semblait, dans sa modestie, tenir moins à produire lui-même qu'à venir en aide à des esprits plus impatients que le sien. Il adressait pourtant de nombreux mémoires à l'Académie de la Crusca, dont le dictionnaire n'avait pas de rédacteur plus autorisé, à celle des Géorgophiles, et àlaColombarienne,dont il était président. Il fut un des principaux collaborateurs de YAntologia de Vieusseux, et, après la suppression de ce recueil (1833), il fonda avec le même éditeur VArchi' vio istorico italiano. Devenu presque aveugle dès 1839, il trouva dans Niccolini un compagnon assidu et un consolateur. Cependant, la publication de VArnaldo da Erescia refroidit cette amitié : l'œuvre de Niccolini parut trop gibeline à Capponi. Il restait guelfe, quoique non papiste. En politique, il entretint le feu sacré de la rédemption italienne, exerçant une grande autorité sur son entourage. Le grand-duc Ferdinand III et son fils Léopold II voulurent l'avoir à leur cour. Mais, quand Léopold, revenant de Vienne, expulsa les réfugiés les plus illustres, Capponi donna sa démission de chambellan (1832). En 1847, le grand-duc le rappela et le nomma conseiller d'Etat. En 1848, il devint sénateur, puis ministre d'Etat sans portefeuille, enfin président du conseil. Confiant et débonnaire, impuissant à diriger le mouvement, il se retira du pouvoir, le 12 oct., et conseilla au grand-duc de

charger Montanelli de composer le nouveau ministère. Après la fuite de Léopold, il resta éloigné des affaires. Au moment de la restauration (12 avr. 1849), il consentit à faire partie de la commission gouvernementale, mais, n'ayant pu obtenir du grand-duc le maintien de la constitution, il rentra dans la vie privée. En 1859, il se présenta résolument à Léopold pour lui demander les concessions réclamées par le peuple. La révolution accomplie, il tut membre du gouvernement provisoire, puis député à l'Assemblée toscane. Après l'annexion, le gouvernement de Victor-Emmanuel le fit sénateur du royaume (1860). Il termina sa vie dans l'étude, malgré sa cécité devenue complète. En 1875, il publia la Storia délia Repubblica di Firenze (Florence, 2 vol.), ouvrage auquel il avait travaillé un quart de siècle et qui fit sensation par ses nouveautés. On a de lui d'importants Fragments sur r éducation, publiés à Lugano en 1846. II a laissé aussi des mémoires posthumes sur sa jeunesse, et sa correspondance a été recueillie (Scritti editi e inediti; Florence, 1877, 2 vol.; Epistolario; Florence, 1882-84, 3 vol.). On a pu dire de Gino Capponi qu'il avait eu toutes les noblesses, celles du nom, de la fortune, du talent et du cœur. p ij

BiBL. : Tabarrini, Gino Capponi; Florence, 1879. — A VON Reumoint, Gino Capponi; Gotha, 1880.

CAPPOT (Jean-Gabriel) (V. Capo de Feuillide).

CAPPUS (Jean-Baptiste), compositeur rie musique, maître ordinaire de l'Académie de Dijon, et pensionnaire de la ville, né à Dijon en 1692, mort en 1740. — Il a laissé deux Recueils d'airs sérieux et à boire (Paris, 1732); deux Livres de pièces de viole et de basse (Paris, 1730-1733); et Sémélé ou la naissance de Bacchus (Paris, 1732). p. c.-C.

CAPPY (CapiacumJ. Com. du dép. de la Somme, arr. de Péronne, cant. de Bray, sur la Somme; 965 hab. Eglise, nef romane du xii® siècle; curieux clocher fortifié du XVI® siècle.

BiBL. De Cagny, Histoire de l'arrondissement de Péronne; Péronne, 1865, t. I, pp. 491 à 500, 2 vol. in-8.

CAPRA (lienedetto), dit Capra de Pérouse, jurisconsulte italien, né et mort à Pérouse. II vivait au xv« siècle. On a de lui plusieurs ouvrages de droit civil et canonique, entre autres des Commentaires sur les Décrétales et les Clémentines. Capra était tenu en si haute estime pour sa science qu'on l'avait surnommé ï Amant de la vérité.

CAPRA (Marcello), médecin et philosophe italien, né à Nicosie (Chypre) vers le milieu du xvi« siècle. Exilé de sa patrie, il vint exercer sa profession en Sicile, successivement à Palerme et à Messine ; il était le médecin de Jean d'Autriche et assista en 1571 au combat du golfe de Lépante. On a de lui : De Sede animœ et mentis ad Aristotelis prœcepta, contra Galenum (Palerme, 1589, in-4) ; De Immortalité animœ rationalis juxta principia Aristotelis adversus Epicurum, Lucretium et Pythagoricos (Palerme, 1589, in-4); De Morbi epidemici qui miserrime Siciliam depopulabatur... causis, symptomatibus et curatione (Messine, 1594, in-4).

Dr L. Hn.

CAPRA (Baldassare), astronome italien, né à Milan, mort à Milan le 6 mai 1626. Il exerça la médecine et fut créé comte palatin. Il est surtout connu par ses démêlés avec Galilée qu'il contredit dans son premier écrit {Considerazione astronomica sopra la nuova Stella del 1604, Padoue, 1605) et auquel il disputa l'invention de son compas {De Usu et fabrica circini cujusdam proportionis ; Padoue, 1606). Il a encore fait imprimer, à Padoue, 1606 : Tyrocinia astronomica, in quibus non solum calculus eclipsis solaris ab astronomo magno Tychone Brahe restitutus clarissime èxplicatur, sedetiam facillima methodus erigendi et dirigendi cœleste thema ad ipsius Ptolemœi mentem traditur, et Disputationes duœ, una dô logicaet ejus partibus, altéra de enthymemate. T.

CAPRA. Famille d'architectes et d'ingénieurs hydrau-

CAPKA - CAPRARA

liciens qui vivaient à Crémone dans la fin du xvuQ siècle et au commencement du xvm^ siècle.

Alessandro Capra, le plus anciennement connu, était ingénieur et architecte, et non seulement inventa ou perfectionna plusieurs machines employées dans les constructions, mais encore publia divers ouvrages réunis sous le titre de Trattato délia Glometria e délie Architetture civil e militare (1672-1683, 3 vol. in4, pL).

Domenico Capra, probablement frère du précédent, était ingénieur hydraulicien, et publia en 1685, à Bologne, un traité in-4 sur l'art de construire les digues, intitulé : il Vero Ripparo, il facile, il naturelle per ovviare e rimediare ogni corrosione o r ovine di fiume benche giudicata irrèmediabile.

Fra Giusto Capra, fils d' Alessandro, fut aussi ingénieur hydraulicien et semble avoir pris les ordres; il se fit connaître par un mémoire sur Fendiguement du Pô.

Charles Lucas.

BiBL. : C.-G. Clnelli, Bibiotheca volante; Venise, 1734-47, in-4, 2*» éd. — Nagler, Neues Allgemeines Kûnstler-Lexicon; Munich, 1835, t. II, in-8.

CAPRA (Mariano-Antonio), poète italien, né à Savignano (Etats de l'Eglise) en 1739, mort à Rome le 22 oct. 1793. Ayant professé trop ouvertement les principes du philosophisme français, il fut jeté en prison et n'échappa que par une évasion à des rigueurs peut-être plus grandes de l'Inquisition. Cependant, il fit sa paix avec ce redoutable pouvoir et put rentrer à Rome, où il mourut dans une misère profonde à l'hôpital du Saint-Esprit. Il laissait Notie poetica (Faënza, 1775); la Rocca di Lupo incendiata (Faënza, 1776); Notti poetiche (Césène, 1777), imitation des ISvits d'Young; Pio VI aile paludi Poutine (Rome, 1780), etc. R. G.

BiBL. : TiPALDO, Biografla degli Italiani illustri, t. III. CAP RAI RE (Capraria L.). Genre de plantes de la famille des Scrofulariacées, composé d'herbes vivaces à feuilles alternes, à corolle campanulée, quinquéfîde et à étamines pourvues d'anthères sagittées. L'espèce type, 6\ blflora L., connue sous les noms vulgaires de Fregosa, Thé du Mexique, Thé des Antilles ou de la Martinique, est commune dans les régions tropicales de l'Amérique. Ses feuilles servent à faire des infusions théiformes réputées digestives et stimulantes. Ed. Lef.

CAP RAIS (Saint), martyrisé à Agen, au commencement du iv^ siècle. On a longuement disserté, depuis le xvii^ siècle jusqu'à nos jours, sur son prétendu épiscopat. Ce saint est connu seulement par les actes de sainte Foy, vierge et martyre, d'Agen. D'après Grégoire de Tours, une basilique, dédiée à saint Caprais, existait déjà de son temps dans l'ancienne capitale des Nitiobroges. L'église romane qui l'a remplacée, sous le même vocable, après avoir été une collégiale jusqu'à la Révolution, est aujourd'hui la cathédrale d'Agen. La fête de saint Caprais est célébrée le 20 oct. G. Tholin.

CAPRAIS ou CAPRAISE de Lértns (Saint), philosophe et rhéteur, puis solitaire dans les Vosges, mort vers 430. Il fonda, de concert avec Honorât, qui fut plus tard évêque d'Arles, le monastère de Lérins (V. ce mot). BiBL. : Histoire littéraire de la France^ III, 37?. CAPRAJA. Petite île du golfe de Gênes située à 28 kil, à TE. de la Corse et à 50 kil. 0. de la côte de Toscane. Elle a 26 kil. de tour, 1,972 hect. et une population d'environ 800 hab. pêcheurs ou matelots. Le petit port de Capraja, situé sur la côte N.-E., est défendu par un château-fôrt. Cette île fit partie depuis 1507 de la rép. de Gênes et partagea ses destinées. Elle est devenue française en même temps que Gênes. Elle a été rattachée depuis 1814 au royaume de Sardaigne et au royaume d'Italie. Le sol est maigre ; on y cultive la vigne et l'olivier et on y élève quelques troupeaux de chèvres comme l'indique son nom (Capra, Capraja, l'ile aux chèvres). Point culminant, 447 m. H. V.

CAPRANICA (Rosa), cantatrice scénique italienne, de

la famille du compositeur de ce nom, élève de la célèbre Regina Mingotli. Douée d'une belle voix, dont les qualités étaient développées par l'habileté de son chant pur, délicat et gracieux, elle fournit, en Allemagne et en Italie, une carrière brillante. Attachée à la cour de Bavière en 1770, elle obtint à Munich des succès retentissants. C'est en cette ville qu'elle connut un artiste distingué, le violoniste Lops, l'un des bons élèves deTartini, lequel était aussi attaché à la musique de la cour. Elle l'épousa, et plus tard se rendit avec lui en Italie. On ignore les dates de la naissance et de la mort de cette virtuose fameuse en son temps.

CAPRANICA (Luigi, marquis), poète et romancier italien, né à Rom€ en 1821. Descendant, par sa mère, dos princes Odescalchi, il entra, en 1844, dans la garde noble pontificale. Son début dans les lettres fut un drame joué au théâtre Métastase par des amateurs, la Congiura dei Fieschi, qui lui valut les félicitations du pape lui-même. Pie IX. Cela ne l'empêcha pas, cédant à l'entraînement de l'année 1848, de clore le dernier acte de son drame suivant, Francesco Ferniccio, par le cri de Vive la République! Au retour de Gaète, chassé des gardes nobles, il dut s'exiler et se réfugia à Venise, où il passa dou2e ans. Après avoir publié un volume de vers, Vegile d'amore, il donna un troisième drame, Vittorla Accoramboni, dont l'insuccès lui fît abandonner le théâtre ; sur le conseil de Massimo d'Azeglio, il s'adonna au roman historique et après avoir pris pour modèle Manzoni, finit par imiter Alexandre Dumas. Ses livres eurent de la vogue et se réimpriment encore ; citons : Giovanni dalle Sande Nere ; la Congiura di Brescia; Fra Paolo Sarpi; Maschere Santé; la Festa délie Marie; Donna Olimpia Panfili ; la Contessa di Malzo ; Papa Sisto (1877) ; Re Manfredi (1882) ; Racconti ; Maria Dolores (1887). R. G.

BiBL. : A. de Gubernatis, Dizionario biografîco degli scrittori coniemporanei ; Florence, 1880, in-8.

CAPRARA (Albert, comte), diplomate autrichien, né à Bologne en 1630, mort vers 1686,neveu du général Piccolomini. 11 fut, comme son frère iEnéas-Sylvius, général au service de l'empereur, mais ne commanda jamais en chef. Il est surtout connu par ses deux ambassades auprès de la Sublime Porte en 1682 et en 1685. En 1682 les Turcs réclamaient de l'empereur un tribut de 500,000 florins qu'il refusait de leur payer, ils vinrent assiéger Vienne d'où Sobieski les chassa , Caprara signa dans sa seconde ambassade le traité de paix qui termina cette guerre. Caprara a laissé diverses traductions des traités de Sénèque sur la colère, sur la brièveté de la vie, sur la clémence. Son secrétaire Giov. Benaglia a publié une relation de sa première ambassade (Bologne, 1684, in-12). H. V. CAPRARA (^neas-Sylvius, comte), général autrichien, né à Bologne en 1631, mort le 3 fév. 1701, frère du précédent. Fils d'un sénateur de Bologne, parent de Piccolomini et de MontecucuUi, il entra de bonne heure au service de la cour de Vienne. 11 fit quarante-quatre campagnes dans les armées autrichiennes. S'il fut battu par Turenne, en 1674, il fut, d'autre part et un peu plus tard, plus heureux contre les Hongrois révoltés et contre les Turcs. Sa jalousie à l'égard du prince Eugène nuisit quelque peu à sa fortune militaire. L'empereur Léopold P^ l'employa dans diverses négociations.

A. Debidoor.

CAPRARA (Giambattista), cardinal et diplomate, né à Bologne le 29 mai 1733, mort à Paris le 21 juin 1810. Il était fils d'un MontecucuUi et d'une Caprara. Dès l'âge de vingt-cinq ans, il fut vice-légat à Ravenne. Chargé de plusieurs nonciatures, il acquit une grande réputation par ses lumières, son tact et sa modération. A la cour de Joseph H, il épargna plus d'un désagrément à l'Eglise. 11 fut créé cardinal en 1792; C'est lui que le premier consul demanda comme légat a latere en France, quand il s'agit de conclure le concordat. Il montra dans cette affaire autant de

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