‹ La Grande encyclopédieChapitre 9 sur 397 · CANDALE — CANDEILLE · texte numérisé non relu

CANDALE — CANDEILLE

ment d'infanlerie par commissioi) du 14 août 1627. Il en porta le titre demestre de camp. Par commission du 10 fév. 1649 il leva un autre régiment d'infanterie de son nom et fut nommé, sous son père le duc d'Epernon, commandant des troupes en Guyenne le 15 du même mois de 1649. Le 20 juin de la même année il obtint les provisions de colonel général de Tinfanterie française, et le 25 juin 1650 il fut nommé colonel du régiment des Vaisseaux-Mazarin. Après avoir reçu le gouvernement d'Auvergne le 1®^ fév. 1651, il commanda l'armée de Guyenne de sept. 1652 à juin 1654. 11 alla alors servir en Catalogne sous Conti et d'Hoequincourt, assista à la prise de Villefranche, Puigcerda, le cap de Quiers, Castillon, Cadagnes et au ravitaillement de Roses. Commandant en cheïle 2 mai 1656, il prit Lingouslre et revenait à la cour quand il mourut. H avait pris le tilre de duc de Caudale, en 1639, après la mort de son oncle. Louis Farges.

BiiJL. : Pinard, Chronologie historique militaire. —• La CHES^A^E des Bois, Dict. de la noblesse.

CANDAMO (Francisco-Antonio de Bancès), poêle dramatique espagnol, né à Sabugo (Asturies)le 26avr, 1662, mort à Lezuza (Murcie) en sept. 1709 (Ticknor dit en 1704). — D'une famille connue, il fit ses études à l'Université et, jouissant déjà de quelque réputation, vint se fixer à la cour de Charles II dont il fut comme le poète officiel ; mais la faveur dont il jouissait lui attira des ennemis et il fut grièvement blessé dans un duel. La cour et le public lui témoignèrent en cette circonstance une ti es grande sympathie, mais pour fuir ses envieux, il demanda et obtint un emploi dans l'administration des finances à Cabra; plus taid il fut visiteur général de Curdoue et Séville» tiésorier de Malaga, et occupa divers autres emplois importants. Après avoir manié des sommes considérables, il était demeuré pauvre et quand il mourut (pres(|ue subitement, ce qui fit soupçonner un empoisonnement), on dut l'enterrer par charité. On doit à Candâffio un certain nombre de pièces destinées à être représentres avec de somptueux décors et des machines au théâtre du liuen Retiro sur des sujets fabuleux et allégoriques : Orlando fuiioso, et gran Qmmico del mundo., Mesas de la fortuna, Piedra filosnfal, el primer Duelo del mundo; San Bernardo Abad^ Vengado7' de los cielos y rapto de Elias ; historiques : Jarretiera de Ingleierra, El Sastre de Cawpillo, El Aiistria en Jérusalem^ El Esclavo en grillas de oro^ Mas vnle el hombre que el nombre^ Por su rey y por su dawa (son œuvre la meilleure), Uestauracion de Buda. On compte vingt- trois pièces dramatiques de Candanio; les plans sont ingénieux et les caractères assez bien tracés; mais le style est singulièrement ampoulé. En entremêlant ses drames de loas et d'entremeses, en développant le genre de la zarzuela, on peut dire qu'il a donné comme un regain d'éclat au théâtre espagnol, dès lors en décadence. Quatre de ces pièces avaient été publiées en 1704 dans le vol. 48® des Comedias mievas escogidas(}\2iAv\à^ pet. in-4). Une édition complète parut sous'^le titre : Poesias comicas, obras postumas (Madrid, 1722, 2 vol. pet. in-4). Quelques-uns de ses drames ont encore été reproduits dans les divers recueils de Rivadeneyra, de Ochoa, Garcia de la Huerta, etc. Candamo avait légué quantités d'autres poésies au duc d'Albe, elles furent vendues après la mort de celui-ci ; quelques-unes qu'on put recueillir plus tard furent publiées sous le titre : Obras liricas, que saca a lu% Ju/ian del Pdo Mariîi (Madrid, pet. în-8, probablement en l'année 1729). Ce volume contient des idylles, des romanc-es, des épîtres et trois chants d'un poème héroïque sur l'expédition de Charles-Quint contre Tunis, le tout assez médiocre. E. Cât.

CANDAS. Com. du dép. de la Somme, arr. de Doullens, cant. de Berna ville, sur un plateau; 1,506 hab. Culture du lin. Fabrique de sacs. Eglise construite de 1776 à 1780.

CANDAULE, roi légendaire d& Lydie, le dernier de la race des Héraclides. W aurait régné de 731 à 713 et serait tombé victime de son favori Gygès (V. ce nom).

CANDÉ. Com. du dép. du Loir-et-Cher, arr. de Blois, cant. de Contres, sur la rive gauche de la Loire ; 682 hab. Son nom, qui est celui de quatre ou cinq autres localités en France, a une origine celtique et signifie confluent. C'est, en effet, à Candé que le Cosson vient se jeter dans la Loire.

CANDÉ. Ch.-l de cant. du dép. de Maine-et-Loire, arr. de Segré; 2,199 hab.

CANDEILLE (Pierre-Joseph), compositeur français, né à Estaires (Nord) le 8 déc. 1744, mort à Chantilly le 24 avr. 1827. 11 fut coryphée, puis chef du chant à rOpéra de 1767 à 1805. Après avoir composé des motets pour le concert spirituel et des divertissements pour la comédie française, il fit représenter à l'Opéra Laure et Pétrarque (1780), Pizarre (1785), Castor et Pollux (1791) et l'Apothéose de Beaurepaire (1793). Candeille a laissé, en outre, quatorze opéras, pastorales ou divertissements non représentés.

CANDEILLE (Amélie- Julie) actrice et cantatrice française, née à Paris le 31 juil. 1767, morte à Paris le 4 fév. 1834. Fille du compositeur Pierre Candeille, elle se produisit dès l'âge de treize ans au Concert spirituel, comme cantatrice, harpiste, pianiste et compositeur, en chantant et en exécutant divers morceaux écrits par elle, entre autres un concerto pour piano et orchestre, et se vit fort bien accueillie. Déjà à cette époque elle avait débuté (janv. 1779) sur le petit théâtre des Elèves de l'Opéra, dans une pièce musicale intitulée la Jérusalem déli-vrée. Elle avait à peine quinze ans lorsqu'on 1782 elle se présenta devant le public de l'Opéra en chantant le rôle si difficile d'Iphigénie dans Mphigénie en Aulide, de Gluck, après quoi elle joua Sangaride dans Atys, de Piccini. Quoique fort bien reçue, elle comprit que sa voix manquait de force et de volume, et elle quitta TOpéra au bout d'une année. Elle tourna alors ses vues du côté de la Comédie-Française, où, encouragée par les conseils de Mole, elle débuta, le 19 sept. 1785, dans Andromaque, pour jouer ensuite Bajaxet et Tancrède. Son succès fut assez complet pour qu'elle fût aussitôt reçue sociétaire à quart de part. M^^^ Candeille quitta pourtant la ComédieFrançaise en 1790 pour entrer au théâtre de la rue Richelieu, qui allait bientôt prendre le titre de théâtre de la République. Elle y débuta le 15 mai 1790, avec un très grand siccès, et deux ans après, le 27 déc. 1792, elle y donnait son premier ouvrage dramatique, Catherine où la Belle Fermière, comédie en trois actes dentelle rempl.ssait le principal rôle et qui fut célèbre rendant plus de trente ans. M^^^ Candeille chantait dans cette pièce plusieurs morceaux de sa composition, en s'accompagnant tour à tour sur le piano et sur la harpe. Dans une autre pièce d'elle, Bathdde ou le Duo, représentée au même théâtre le 16 sept. 1793, elle exécutait, avec Baptiste aîné, un duo pour deux pianos, aussi de sa composition. Le 27 nov. 1794 elle donnait à la Comédie-Française une pièce en deux actes, le Commissionnaire, qui n'obtint qu'un médiocre succès, et, le 24 janv. 1795, elle produisait au théâtre de la République la Bayadère, comédie en cinq actes et en vers. Bien qu'elle remplît le principal rôle de cette dernière, la chute en fut si bruyante et si complète qu'elle prit le parti de ne plus remonter jamais sur la scène. Elle fit seulement, dans le cours de cette année, une grande tournée en Belgique et en Hollande, à la suite de laquelle elle s'abstint pour toujours de reparaître devant le public. Plus tard, elle écrivit les paroles et la musique d'un opéra-comique en deux actes, Ida ou VOrplieline de Berlin, qui tut représenté sans succès à l'Opéra-Comique le 15 mai 1807; puis une comédie en cinq actes, la Réconciliation, donnée à la Comédie-Française le 14 déc. 1808, et qui n'en eut pas davantage ; elle écrivit

alors des romans: Lydie ou les Mariages manques (1809) ; Bathilde, reine des Francs (iSÛ) ; Souvenirs de Brightony de Londres et de Paris (1818) ; Agnès de France ou le Douzième Siècle (1821) ; Geneviève y ou le Hameau (1822) ; Blanche d'Evreux, ou le Prisonnier de Gisors (1824) ; Essai sur les Félicités humaines, ou Dictionnaire du bonheur (1829). M^^« Candeille avait épousé en 1794 un médecin nommé Laroche, avec lequel elle divorça trois ans après. Elle se remaria alors avec un carrossier fameux de Bruxelles, Simons, qui mourut fou en 1821, et enfin épousa en troisièmes noces le peintre Périé, qui mourut lui-même en 1833. Elle a publié de nombreuses compositions pour le piano et pour le chant.

Arthur Pougin.

CANDEINA. D'Orbigny a établi ce genre pour une seule espèce de Foraminifère des Antilles, qui rentre dans la famille des Globigérinidés. La coquille se rapproche par sa forme extérieure de celle des Globigérines, elle est conique, lisse, vitreuse, non criblée de petits trous, à spire régulière ; les loges sont nombreuses, sphériques et la dernière porte un grand nombre d'ouvertures. La Candeina nitida est une des peu nombreuses espèces de Foraminifères pélagiques. R. Moniez.

CANDELA (Sierra de la). Chaîne de montagnes dans la prov. de Durango (Mexique) ; elle est située très sensiblement entre "25o et 26<> de lat. N. et 108» et 109<» de long. 0. de Paris. Elle est presque entièrement entourée par le cours supérieur et les affluents du rio de Nazas. Son point culminant, le pic de la Candela, à 2,440 m.

CANDÉLABRE. L Archéologie. — Parle terme générique de candélabre on désigne, dans le langage de Tarchéologie, les divers ustensiles destinés à servir de support à une lumière. Celle-ci était tantôt un flambeau de cire, de suit ou de pcix avec une mèche, tantôt une torche de bois résineux, tantôt une torsade ou un faisceau de fibres végétales enduites de graisse ou de résine, tantôt une mèche plus ou moins grosse plongée dans un bain d'huile comme dans nos lampions. Delà diverses espèces de candélabres. Les uns se terminaient par une pointe verticale sur laquelle s'implantait la chandelle à la façon de nos cierges d'église ; d'autres avaient à leur partie supérieure trois branches horizontales divergentes et au bout de chaque branche, qui avait la forme d'un bec d'oiseau, on piquait latéralement une chandelle (fig. 1) ; d'autres avaient une douille, comme nos chandeliers, pour y encastrer le flambeau de cire ou la torche ; d'autres s'évasaient au sommet soit en une cuvette pouvant servir de réservoir d'huile ou de pot à feu, soit en un plateau propre à recevoir une lampe-veilleuse ; d'autres enfin se ramifiaient en plusieurs branches auxquelles étaient accrochées des lampes suspendues par des chaînettes. Les candélabres étaient en bois, en terre cuite ou en métal, et la plupart étaient disposés de telle sorte qu'on put à volonté soit les tenir à la main soit les poser sur un meuble. Les plus simples se composaient d'une tige verticale, d'environ trente ou quarante centimètres de haut, montée sur un trépied bas, et munie d'une sorte de bobèche. Avec le temps, l'industrie se plut à relever par une multitude d'ornements ou d'appendices la banahté de l'ustensile primitit : la tige devint un fût de colonnette très élancé, avec des cannelures ou des torsades, reposant sur trois griâ*es de lion ou sur trois pieds de biche, d'une courbe plus ou moins élégante, et portant soit un piédestal avec une statuette, un ^danseur par exemple, un acrobate ou un cavalier, soit

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