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CAPTIVITÉ -- CAPUCHON

aussi offrir aux prisonniers leur mise en liberté sur parole, mais ils ne sont pas tenus de Paccepter; quelquefois même les lois de leur pays le leur défendent. Ainsi le commandant d'une place trançaise, qui a capitulé, doit suivre ses troupes en captivité. Quoi qu'il en soit, celui qui a pris un engagement est obligé de le tenir ; il est puni de mort si, ayant faussé sa parole, il est repris les armes à la main.

Tout ce qui vient d'être dît s'applique aux belligérants valides (V. Belligérant). Quant aux blessés qui tombent entre les mains de l'ennemi, et au personnel qui les soigne, leur situation est réglée par la Convention de Genève du 22 août 1864 et les articles additionnels du 22 oct. 4868 (V. Convention de Genève). L'art. 249 de notre code militaire dit : « Est puni de la réclusion tout militaire qui dépouille un blessé. Le coupable est puni de mort si, pour dépouiller un blessé, il lui a fait de nouvelles blessures. » Des dispositions analogues se trouvent dans les codes étrangers. E. F.

BiBL.: Droit romain. — G. May, Eléynents de droit romain, t. I, n° 45, p. 60.— Accarias, Précis de droit romain, t. I,n« 37 (1°), 3° éd., p. 87. — Ortolan, Explication historique des Institiites de Jvstinien, t. I, n" 44, p. 40. — Maynz, Cours de droit romain^ t. III, § 335 (1°), p. 124, 4° éd.

CAPTIVITÉ DE Babylone. On désigne sous le nom de captivité ou exil de Babylone, la période de l'histoire juive qui débute par la ruine de Jérusalem sous les coups des Chaldéens et se termine par Tédit de Cyrus autorisant les Israélites à rentrer dans leur patrie (588 à 538 av. J.-C).

Les Italiens appellent Captivité de Babylone la période pendant laquelle le siège de la papauté a été transporté de Rome à Avignon.

CAPTURE. I. Abt militaire (V. Butin).

IL Marine. — Prise de possession d'un navire ennemi, eu temps de guerre, soit que ce navire ait amené son pavillon, soit que toute résistance ait effectivement cessé par suite de l'invasion à bord d'une partie de l'équipage vainqueur. Il est bon de noter que la capture d'un bâtiment qui a amené son pavillon, exprimant ainsi qu'il ne peut plus continuer la lutte et qu il ne songe plus qu'à sauver les débris de son équipage, n'est considérée comme valable que si le navire vainqueur prend effectivement possession de sa prise en envoyant à bord au moins un officier et un équipage provisoire. — Suffren refusa de rendre à l'amiral anglais Hughes le vaisseau de 64 le Sévère qui, pendant le combat du 6 juill. 4782, avait amené son pavillon, mais l'avait rehissé aussitôt et avant que les Anglais eussent pu Famariner. « Si j'avais pensé, dit-il au parlementaire, qu'il y eût là autre chose qu'un accident, je serais allé le reprendre moi-même. » La capture ne saurait être valable non plus si, à la suite d'un événement de mer quelconque, ou simplement à cause de l'insuffisance de la garde placée à bord de la prise, l'équipage du navire peut en recouvrer la possession. C'est ainsi que la tempête qui suivit la bataille de Trafalgar permit aux équipages de quatre de nos vaisseaux capturés de reprendre sur les Anglais les débris mutilés de leurs navires (4805) . La capture des navires de commerce de l'ennemi n'est valable que lorsqu'un tribunal compétent, le conseil des prises (décret du 9 mai 4859, V. Conseil des frises) a décidé de sa validité (V. encore Blocus, t. VI, p. 4455). La capture d'un navire ennemi est d'ailleurs, comme tout combat, interdite dans la zone des eaux territoriales d'une puissance neutre. Les navires-écoles et les navires chaigés dune mission scientifique jouissent d'une complète immunité, pourvu qu'ils ne £e livrent à aucun acte hostile ; il en est de môme, en général, des bateaux pontés ou non qui se livrent à la fêche côtière* R. D.

CAPUA (Leonardo) (V. Capoâ).

CAPUANA (Luigi), romancier italien, néà Mineco, province de Catane, le 27 mai 4839. Il fit des vers, en publia peu : quatorze sonnets signés Faunus et intitulés Vani-

tas Vanitatum ont laissé un souvenir. Il fut journaliste et critique dramatique, déplora la faiblesse du théâtre italien, auquel il opposait la vitalité de la scène française; fantaisiste, il dessina des portraits de femmes, non sans agrément; poète parodiste et banviilesque, il railla M. Rapisardi dans ses Paralipomeni al Lueifero et dans son Giobbe^ frammento di un poema inedito; conteur, il narra de jolies nouvelles; rural et maire de sa commune, il écrivit l'histoire de Mineo. Tout cela était d'un écrivain distingué, mais sans originalité vraie; le vrai Capuana fut révélé en 4879 à l'apparition du roman Giacinta^ qui fit du bruit. Le naturalisme avait pénétré en Italie; maintenant, de l'autre côté des Alpes, cela s'appelle le vérisme et, à la vérité, le nom qui conviendrait à cette école italienne, dont M. Capuana et M. Verga sont les maîtres, serait plutôt celui d'école analytique. M. Capuana, en effet, n'est pas seulement observateur de l'extérieur des êtres et des choses; il en étudie le mécanisme interne, cherche à pénétrer les plus secrets mobiles de l'action. Son système d'exposition consiste à présenter au lecteur seulement les crises essentielles, à résumer en quelques traits caractéristiques de longues, patientes et sagaces recherches. Ses nouvelles, principalement, sont ainsi exprimées : telles, Homo, Monstruosité. Cette estime pour la psychologie et cette sobriété sont l'envers même du naturalisme et ce n'est que par un abus singulier des termes ou par ignorance que l'on a pu classer sous ce vocable un écrivain aussi préoccupé de l'analyse. Un de ses derniers volumes, Ribrezzo, justifie pleinement cette protestation : c'est l'étude « de cinq tempéraments de femmes >, différents dans leurs manifestations, mais tous agités, mécontents, inconsciemment cruels, fatals à eux-mêmes aussi bien qu'aux autres, intimement malades ; et il y a tant d'art que la monotonie est évitée. Comme presque tous les analystes, M. Capuana est pessimiste et parfois son art, assez violent et assez cru, va jusqu]au lugubre. Ses études critiques témoignent d'une érudition vaste, d'un goût sûr, et ses fables prouvent que le plus amer analyste a ses heures de sourire et de féerie. En somme, c'est l'un des talents les plus complets de la jeune littérature italienne; aussi a-t-il été souvent malmené par les critiques classiques, notamment par M. Antona-Traversi pour qui la prose italienne est morte avec Manzoni, comme le vers avec Leopardi ; peut-être l'a-t-on mieux apprécié en France qu'en Italie. Voici les principales œuvres de M. Capuana : // Teatro italiano contemporaneo, saggi critici (Palerme, 4872) ; Profili di donne (Milan, 4877) ; Giacinta (Milan, 4879); Studinella letteratura contemporanea (Milan, 4880); un Baccio ed altri racconti (Milan, 4884 ) ; Homo (Milan, 4882 et 4888); Storia fosca (Rome, 4882); Parodie (ISU); Spiritismo (4884); il Regnodelle Fate (Ancône, 4885); Cera unavolta.^fiabe (Milan, 4885) ; Ribrezzo (Catane, i 885); il Piccolo Archimo, comédie en un acte (4886); Per VArte (4887); 5^mm^mi (Milan, 4888). R. be Gourmont.

BiBL. : A. de Gubernatis, Dictionnaire international des écrivains du jour ; Florence, 1889, in-4.— A. Roux, /a Littérature contemporaine en Italie. Troisième période (1813-1883); Paris, 1883, in-12. — Scarfoglio, il Libro di Don Chiscliiotte; Rome, 1885, in-12. — Francesco Torraca, Saggi e Rassegne; Livoiirne, 1885, in-12. — Il Pungolo délia Dominica, > année, n» 23. — R. Bonghi, ta Cultura, nov. 1884. — Nuova antologia^ déc. 1882. — La Revue contemporaine, 25 juill. 1885. — Ed. Rod , le Vérisme et les conteurs italiens {Revue indépendante, août 1884). — Vittorlo Péri, Délia Critica lettsraria moderna in Italia, con Prefasione di Camillo Antona-Traversi; Bologne, 1885, in-16.

CAPUCE (Armes). Partie de la garde de certains sabres d'officiers, modèle 4847, Elle surmontait la branche et était couronnée par la calotte de la garde. Après avoir entouré et recouvert la partie supérieure de la poignée, la capuce en garnissait le dos. Elle était entaillée à son sommet pour recevoir le crochet de la branche.

CAPUCHON. 1. Histoire religieuse. - Guerre du capuchon. Ce que la plupart de nos dictionnaires his-

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