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CAQUE — CARABE

sideiît de l'exécution d'une médaille qui fut répandue à profusion dans les campagnes lors de l'élection du 10 déc. Après l'avènement de l'Empire, il eut à célébrer quelquesuns des principaux événements du règne, telle que celte proclamation même, la pose de la première pierre des halles centrales, le mariage de Napoléon lll avec M^^^ de Montijo, la prise de Bomarsund, la naissance du prince impérifift, etc., qui lui valurent le titre de graveur du cabinet de l'empereur. Caqué avait apporté de notables perfectionnements au tour à portraits d'Hulot. M. Tx.

BiBL. : H. Lauzac, A.-A. Caqué (extrait de la Galerie historique et critique au :xix'» siècle^ 1859, in-8).

CAQUETOIRE (archéoL). Aux xvi^et xvii« siècles, on donnait ce nom à un grand fauteuil d'une forme particulière; au xvni^ siècle, au contraire, la caquetoire est un « petit fauteuil qui sert à se mettre auprès du feu ». La caquetoire du xvi« siècle est un fauteuil ou plutôt une chaise à accoudoir (on disait chaïère, chaëre caquetoire), caractérisé par un haut dossier plein, orné de sculptures ; ce dossier est étroit, et comme l'ouverture des accoudoirs qui viennent s'y insérer est sensiblement plus large, ils ne sont pas parallèles entre eux, et leurs lignes forment avec celles du dossier des angles très ouverts. Cette disposition n'est pas absolument générale, nous la voyons disparaître vers le milieu dû xvii® siècle; elle n'est pas particulière à la caquetoire, et a été appliquée au moyen âge à un grand nombre de fauteuils, notamment à certains sièges tournants (on rencontre parfois quelques caquetoires montées sur pivot). Il y avait des caquetoires assez larges pour contenir deux personnes, mais il ne faudrait pas voir dans ce meuble l'origine de notre canapé qui est plus moderne. 11 paraît que la plupart des belles caquetoires du XVI® siècle sont de provenance lyonnaise ; elles sont en général d'une belle composition de formes, le dossier, qui n'était pas caché par un coussin comme dans beaucoup d'autres fauteuils, est orné de sculptures délicates, les accoudoirs sont supportés par deux ou quatre balustres légers, les pieds sont élevés et le plus souvent en forme de colonnes d'un dessin simple. La caquetoire du xviii® siècle n'est plus désignée sous ce nom par les amateurs ou les marchands de curiosité, qui la confondent dans la nombreuse série des chauffeuses. G. Leymarie.

BiBL. : J. BoGERAUD, Meubles en bois sculpté ayant figuré àV exposition rétrospective de Lyon, 1877.— DeCham- PEAux, le Meuble ; Paris.

CAQUEUX (V. Cagots, t. VIII, p. 760).

CAQUILLIER (Bot.). Nom vulgaire du Cakile maritima L. (V. Cakilé, t. VllI, p. 834).

GARA (Pierre, comte de), jurisconsulte italien du XV® siècle, né à Saint-Germain, près de Verceil, en Piémont. Il fut sénateur du Piémont. On a de lui un ouvrage intitulé Pétri Carce jurisconsulti clarissimi et in Peaemonte senatoris et illustrissimi ducis Sabaudiœ consiliarii Orationes et Epistolœ (Lyon, 1497, in-4), Adelung, dans le supplément à Jôcher, cite une seconde édition de cet ouvrage sous le titre de : Ora' tiones, accedunt epistolœ ab ipso et ad ipsum scriptœ castigatœ ab Joh, Bremia (Turin, 1520, in-4). G. L.

CARABANCHEL. Petite ville d'Espagne, district de Getafe, à 6 kil. S.-O. de Madrid, est une des promenades favorites des habitants de la capitale pendant l'été. On y arrive par le pont de Tolède, jeté sur le Manzanarès. Elle se compose principalement de villas, réparties en deux groupes étages sur une colline, Carabanchel alto ou de arriba avec l,7t)0 hab. et Carabanchel de abajo avec 2,040 hab.; on les nomme quelquefois ensemble los Carabancheles. On y remarque surtout le beau domaine de Vista Alegre ou Bellevue, naguère domaine royal. E. Cat.

CARABANE. Comptoir français de la Sénégambie, dans une île du côté S. de l'estuaire de la Casamance (V. ce nom).

CARABANTESou CARAVANTES (Josef de), missionnaire espagnol, né dans l'Aragon en 1628, mort en 1694, et appartenant à l'ordre des capucins. Il travaill|,.beau- ^

coup à la diffusion du christianisme parmi les peuplades sauvages de TAmérique, par les ouvrages suivants : lo Ars addicendi atque docendi idiomata pro missionariis ad conversionem Indorum abeuntibus, avec Lexicon seu vocabularium, etc., et Practica de missionesy etc. (Léon, 1674, et Madrid, 1678, 2 vol. in-4) ; 2*^ Practicas dominicales y lecciones doctrinales de las cosas mas esenciales sobre los evangelios (Madrid, 1686-1687, 2 vol. in-8). Antérieurement il avait publié : Medios y remedios para ir al cielo (Léon, 1672). E. Cat,

CARABAYA (anciennement Co//a/iwaî/a).ProY. du dép. de Puno (Pérou), limitrophe de la Bolivie, dans le bassin du Rio Madeira. Sol très fertile. Végétation tropicale luxuriante. La canne à sucre, le café et le cacao viennent abondamment et sont de qualité supérieure. Mines d'or et placers importants. Les voies de communication sont très difficiles. Environ 30,000 hab., sans compter les tribus sauvages des Chauchos. Ch.-l. Crucero ; autre ville, Versailles, fondée en 1845 par un Français, M. Gabriel Larrieu. C. W.

CARABE. I. Entomologie. — (Carabus L.). Genre d'Insectes qui a donné son nom à la famille des Carabiques (Carabici Latr. , Carabi Redt, Carabidœ Fairm. et Laboulb.), Tune des plus nombreuses et des plus importantes de Tordre des Coléoptères. Placée entre les Cicindélides et les Halipliiles (V. Cicindèle et Haliplus), cette famille est caractérisée surtout par les mâchoires dont le lobe interne est dépourvu au sommet de crochet articulé. Les palpes sont au nombre de six. Les antennes, généralement filiformes, sont formées de onze articles et insérées en arrière et au niveau de la base des mandibules ; celles-ci n'ont jamais le développement qu'elles

atteignent chez les Cicindélides et ne sont jamais armées de dents effilées sur leur bord interne. Les ailes membraneuses manquent souvent ou sont réduites à des vestiges. Excepté chez les Brachynes (V. ce mot), l'abdomen est formé de six segments, dont les trois premiers sont fortement soudés entre eux. Les hanches postérieures, élargies et prolongées en arrière à leur extrémité interne, ne se rejoignent point sur la ligne médiane et les pattes, toutes ambulatoires, sont terminées par des tarses de cinq articles.

Les Carabiques présentent les formes les plus variées. Ce sont des Insectes essentiellement terrestres, en général très agiles à la course et recherchant la fraîcheur et l'hu* midité. On les trouve sous les pierres, les mousses, les écorces, les feuilles mortes, les détritus végétaux, parfois dans les fissures du sol, dans le sable ou au pied des plantes. Certains vivent spécialement au bord des eaux, dans les marécages ; quelques-uns même, comme le Cz/lenus lateralisSaim,, habitent exclusivement les bords de la mer et se laissent submerger à marée haute. La plupart sont nocturnes et se nourrissent essentiellement de matières animales fraîches et molles, telles que larves, mollusques, vers, etc. Quand ils attaquent les grands

Tête de carabe vue en dessous (très grossie); a, mandibules; 6, menton offrant une forte dent médiane en avant; c, palpes labiaux; d, lobes internes de la mâchoire ; e, lobes externes palpiformes de la mâchoire ou palpes maxillaires internes ; f, palpes maxillaires externes ; g, base des antennes; h, yeux.

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