CHAPITRE XIll
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Catanzaro n'est pas une localité antique. Sur quelque point qu'on y fouille le sol, on ne rencontre ni un fragment de maçonnerie remontant aux siècles de l'antiquité, ni une brique romaine, ni un tesson de poterie, ni une médaille. Pourtantil y avait jadis un fragment d'inscription latine à la cathédrale ; c'était la fin de l'épitaplie d'un tombeau élevé par un père et une mère à leur fils. Mais il est plus que probable que ce fragment isolé avait été apporté comme pierre de construction de La Roccelletta ou de quelque autre localité du voisinage. 11 ne suffit pas à désigner Catanzaro comme un centre de population dans les temps anciens.
Quant à Tinscription grecque conservée au Municipe, elle vient de bien plus loin. C'est une stèle de marbre pentéliqac, présentant à son sommet un fronton dans lequel sont sculptées deux couronnes ; au-dessous, le texte épigraphique, dans lequel on remarque l'emploi des formes lunaires pour le s et l'E (indice certain d'époque), contient la mention de couronnes décernées à quatre de leurs camarades par un