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entreprit la soumission des Bruttiens. Ceux-ci, ayant entendu parler des préparatifs d'Agatliocle, en prirent peur et lui envoyèrent une ambassade chargée de propositions de paix. Avec sa mauvaise foi habituelle, le prince syracusain vit une occasion de les surprendre après les avoir endormis dans une fausse confiance. Il fît donc bon visage aux ambassadeurs et les invita à un grand repas, pendant lequel il fit sortir sa flotte du port de Syracuse sans qu'ils en vissent rien; et, ayant remis au lendemain à leur parler d'affaires, il s'embarqua lui-même de nuit et mit à la voile sans leur avoir donné audience. De cette façon, il arriva sur les côtes d'Italie avec ses vaisseaux, quand les Bruttiens croyaient que l'on négociait encore. Pris à lïmproviste, ceux-ci ne paraissent pas avoir fait une grande résistance. Leurs principales villes maritimes reconnurent presque sans coup férir l'autorité d"Agatliocle (301). On manque, du reste, de détails précis sur les événements de cette campagne.
L'année suivante,|Agatliocle fut détourné des affaires d'Italie par l'appel que lui adressèrent les Corcyréens, menacés par Cassandre. Il brûla la flotte macédonienne, et après ce succès, au lieu de délivrer Corcyre, il s'en empara pour lui-même. Pendant ce^temps il avait laissé son fils Archagathos à la tète d'une flotte en station sur les côtes du Bruttium. Les mercenaires Étrusques et Ligures y étaient nombreux; ils se mutinèrent en exigeant une augmentation de solde. A son retour de Corcyre, le roi apprenant cet acte d'indiscipline, le châtia avec la dernière dureté et fit mettre à mort plus de deux "mille mutins. En présence d'un toi massacre d'Italiotes, les Bruttiens se soulevèrent. Voulant étouffer la révolte avant qu'elle n'eût pris de plus grands développements, Agathoclo, avant de rentrera Syracuse, mit le siège devant une ville bruttienne que les extraits de Diodore de Sicile appellent Èthas, et dont on n'est point parvenu jusqu'à présent à identifier la position géographi-
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que, faille (rindicalions assez nettes. Mais les barbares surprirent de nuit le camp des Grecs établi devant la ville, leur tuèrent i,000 Iiomnies et les forcèrent à se rembarquer. Après cet échec, Agalhocle ramena ses troupi^s et sa flotte à Syracuse, où il passa Thiverà préparer une nouvelle expédition d'Italie.
C'est alors qu'il conçut le plan de s'emparer de Crotone, pour en faire sa base d'opérations et le siège principal de sa puissance dans la péninsule. Le tyran Ménédèmos était depuis longtemps son allié fidèle. Il lui écrivit de ne pas s'effrayer de voir arriver sa flotte ; que le grand armement qu'il préparait avait pour destination d'escorter jusqu'en Épire sa fille Lanassa, qui allait épouser Pyrrhos. Après l'avoir abusé par ces assurances mensongères, il fit voile vers Crotone au printemps de 299. Les habitants n'avaient fait aucun préparatif de défense. Accueilli comme ami, le roi de Syracuse leva le masque, débarqua ses soldats et somma la ville de se rendre. Sur son refus, il l'environna d'une étroite circonvallation et mit ses machines en batterie pour en ébranler les remparts. Au bout de peu de jours, les pierriers et la sape y eurent ouvert une large brèche. Les Crotoniates capitulèrent ; mais après les avoir reçus à merci, Agathocle viola ses promesses et livra la ville à piller à ses mercenaires, qui firent un horrible massacre des habitants.
Au printemps de 1879, des femmes qui lavaient du linge au bord de l'Esaro, l'ancien Aisaros, auprès du pont de la route qui conduit de la ville actuelle à la gare du chemin de fer, dans l'intérieur de l'emplacement de la ville antique, aperçurent quelques pièces d'or qui brillaient au soleil dans les terres d'un ébouleraent que les pluies avaient produit sur la berge de la rivière. Elles les ramassèrent et prévinrent leurs maris, qui vinrent faire des recherches, donnèrent quelques coups de pioche et recueillirent plusieurs centaines de monnaies d'or grecques primitivement renfermées