MAL LATE
nous avons si snuvent entendus se | fois tant d'arrogance envers les laïcs ? qualifier mutuellenent de saints! | Mais aussi on a créé chez ceux-ci une
I y a dix ans, V. G. m'appliquait, | impression qui se traduit ainsi: « Si dans une Annonce lue au prôné des |tout cela est vrai, c’est incontestableéglises de cette ville, les pius inju-|ment mal. Maïs comment l’auteur de rieuses épithèles pour avoir, disait. la brochure peut il commettre, lhypoelle, proféré publiquement des blas-|crisie d'appeler saints des prêtres qui phémes qu'Elle n’a pas même osé tenter | agissent ainsi ? Faut-il donc berner la de m'indiquer quand j'eus l'honneur | population mème quand on lui montre de le lui demander le livre incriminé | l'envers de la soutane ? Et puis d’un en main. Qu'aurait-Elle donc dit alors, autre côté, les prêtres du Séminaire quand naus ne soupçonpions rien des|ont évidemment décidé «le laisser terribles antagonismes qui couvaiert|leurs adversaires parler tant qu’ils sous roche pour nous, pour se produire | voudraient sans dire un mot en ré-
au grand jour comme nous venons de | ponse. S'ils se défendaient, ils auraient |
le voir; qu’aurait-elle donc dit si|peut-être quelque chose à dire en leur j'avais seulement ‘insinué ce que |faveur! Et nous verrions peut être l’homme suquel Elle vient de cunférer |un équivalent à l'adresse de l’autre les ordres mineurs a hautement aflir-| partie ! Qui n'entend qu'une cloche mé en trois longues pages, savoir: |n'entend qu’un son. Le Séminaire « Que les Messieurs de SL. Sulpice ae | nous montrerait peut être de son côté pouvaient mieux être comparés qu'à|ces habitudes invétérées d’arhitraire Caïn,» et encore avec un avantage | qui ont si souvent caractérisé la conassez marqué en faveur de ce dernier ? | duite officielle de l'Evêque et qui, en
L'entourage de V. G. croit-il donc | dépit des assurances des flatteurs qui que la population de Montréal et du |l’'approchent, lui oni déjà aliéné bien pays at vu beaucoup d'esprit dans ce | plus de citoyens qu’il ne le pense. La raporochement ? Tout est-il donc per-| prodigieuse erreur de la cathédrale
inis en fait de mauvais goût et de tac-| lui en avait pourtant aliéné bien assez À
tique populacière à ceux qui prennent | déjà !»
en main la cause de l'évêché ? Voilà ce qui se dit, Mgr. et tout # Pourquoi donc tant de colères contre | montre que lon est loin d’avoir rom- |
nous quand nous sommes obligés de |plètement tort. Ainsi par exemple combattre les plus graves écarts des|que diraient ceux qui expriment ces membres du Clergé, et tant d'aveugle | doutes et qui croient qu'il peut fort
complaisance pour un homme qui a|bien y avoir des torts ailleurs qu’au |
tout fait pour déshonorer plusieurs de | Sémiñaire, s'ils savaient que dans un ses membres méritants aux yeux de | pampbict imprimé à Lyon par ordre la papulation, y compris les plushauts!de V.G., un Evêque du pays était dignitaires ecclésiastiques du pays ? accusé d’avoir accepté un don d’ar Où et quand at-on vu chez les laïes | gent du Séminaire cherchant à le cor un pire esprit de parti que celui-là? |rompre,—ce qui prouverait tout au
On nous prêche sur l'esprit de parti et | plus, si le fait était vrai, que cet Evé-2
l’on à raison de nous en indiquer le |que valait encore moins que les prêtres danger ; mais qu’on veuille donr bien | que l’on voulait faire apprécier à leur
à ven eus de:
vu ren dira
A l'O e 1 resp d'es
plait Juste par ( fuse ou € une croit on & pam] à la s'éga ® fait c de l nonc les p noire l’on 1 clair + prou mœul la c trions l'esp conf + M:
que mine est v Girand Cdep
nous prècher un peu d'exemple aussi !|juste valeur par cet avancé ;—que cet @igeus On a donc tout fait sous Le patronage | Evêque est allé, le jour même qu'il a@env
gone de l'Evêché pour dés- | eu communication du sasdit pamphlet, aonorer le Séminaire dans lesprit de | demander des explications à l’'Evèché : la population ; et des prêtres de l'Evè- | qu’il s'est adressé, V. G., étant alors À
ché n'ont pas manqué de dire qu'après | Rome, à l’un des chanoïnes qui, igno-Ë
tout « il n’y avait rien que de vrai dans|rant absolument l'existence de ce le pamphlet.» Quand des prêtres se pan lui jurait sur ses grands traitent ainsi publiquement, est-il donc
si étonnant qu'ils montrent quelque-|fini, quand cet Evêque lui eût dit qu'il
ieux qu'il se trompait, mais qui al
Pape enve que per, à ’aff x Co Me lus
les laïcs ? ux-ci une ainsi: «Si bntestableauteur de re, l'hyporêtres qui berner la lui montre puis d’un Séminaire ‘de laisser tant qu'ils mot en réils auraient dire en leur s peut être de l'autre une cloche Séminaire de son côté d'arhitraire brisé la cone et qui, en flatteurs qui aliéné bien e pense. La \ cathédrale
né hien assez À
Mgr., et tout à d'avoir rom- {À
par exemple xpriment ces
vil peut fort
illeurs qu’au
que dans un on par ordre Lu pays était un don d’ar k hant à le corau
irait tout que cet Evè
que les prêtres précier à leur!
ncé ;—que Cet même qu'il a8 sdit pamphlet, !
ns à l’'Evèché , étant alors
ines qui, igno istence de cek ir ses grands it, mais qui a!
lui eûtditqu'il*
CR Aù
taie re a tar
Mr hd
venait de lire de ses propres yeux l’aceusaton di‘famatoire, par le supplier de n'en rien faire jusqu'à ce qu'il eût vu V. G. elle-même à Rome, où il se rendait alors. Franchement, Mgr., que diraientsils ?
Ah! voilà comme on se traite réci roquement dans le. Clergé, derrière e rideau, quand on exige des laïcs un respect si profond et une soumission d'esprit si complète pour des hommes que lou va tranquillement représenter à Rome comme acheteurs et achetés!
On nous dénie le droit de nous plaindre publiquement de choses injustes, d'insultes publiques même faites par des prêtres, quand les Evêques refusent d'intervenir ou même tolèrent ou encouragent ces choses ; et quand une fois on est à Rome, et que l’on se
| croit bien sûr du secret quant à nous,
on se jette le déshonneur à pleins pamphlets ! !
Ilne nous est pas permis de toucher à la robe du prêtre même quand il s'égare gravement, et voilà que l’on fait circuler avec le plein assentiment de PEvêché, dont ?organe officiel l’annonce, un libelle où l’on nous montre les prètres du Séminaire sous les plus noires couleurs! La seule chose que l’on n'ait pas faite, dans ce libelle, si clairement quoiqu'indirectement ap-
prouvé par V.G., c’est d'attaquer les
mœurs de la maison, mais je sais que
la chose était déjà faite à Rome! Sebrionsnous donc plu, obligés de les
respecterque leurs supérieurs ou leurs
confrères d'ici qui les déshonorent ?
Mais si la moitié seulement de ce
que l’on reproche aux prêtres du Sé-
mminaire, dans ce honteux pamphlet, est vrai, comment donc les a-t on laissés Mtranquillement exercer 18 ministère depuis vingt ans? S'ils ont si outrageusement violé tous leurs devoirs envers Dieu, envers l'Eglise, envers le
Pape, envers leur Evèque diocésain et
fenvers leurs paroissiens; s'ils n’ont fait
ue mépriser l'autorité, désobéir, tremper, scandaliser set mentir, comme l'afirme explicitement l'auteur de la «x Comédie fnfernale,» pourquoi donc ne les a-ton jamais interdits? Bien plus ! Comment V.G. a-telle pu si sou-
vent, dans des lettres pastorales que j'ai sous les yeux, appeler d'aussi scandalenux prêtres: «ses chers, illustres et bien aimés coopérateurs dans le saint ministère, et les vétérans du sanctuaire ? »
S'il est vrai que les prêtres du Séminaire ajent abandonné les frlandais mourant du typhus en 1849, comme l'affirme un prêtre canadien dans un mémoire reproduit par la « Comédie infernale,» les lettres pastorales ont donc toujours donné le change au public quand elles parlaient du dévouemeut des «vétérans du sanctuaire » comme des autres, dans les temps d’épidémie ! Y aurait il donc entente dans le Clergé pour qualifier toujours de saints hommes ceux que lon sait être indignes dans le secret des grilles ?
Et puis s’il est vrai qu’il y a déjà plus de cinq ans que le pape ait aussi vertement blâmé ie Sémivaire que l’affirme l'auteur de la “Comédie infernale ” ; s'il est vrai qu'à la même époque le cardinal Barnabo les ait aussi persifilés sans merci, et les ait condamnés comme désobéissants el indisciplinés, comment donc se fait-il que leur procès dure encore ? Comment donc le séminaire réussit-il à détourner une condamnalion éclatante S'il n’a que des torts, des mensonges et des hontes dans son passé immédiat ?
Quoi, de si grands coupables ne sont pas encore flétris et punis à Rome après 20 ans d’une lutte dans laquelle ils n’ont eu absolument rien de bon à dire ? Mais à quelle espèce de juges ont-ils donc affaire ? Car il n'y a pas de milieu ; ou il n’y a pas de justice à Rome ou, si l’auteur de la ‘ Comé die infernale ” a raison dans l’ensemble et dans les détails, si le Sémiraire est aussi inexcusable qu’on le représente sur tous les points, avec l'abandon, par dessus le marché, des [rlandais mourant par centaines, il y a longtemps qu'il devrait être irrévocablement condamné et flétri ?
Seraitil donc vrai qu’il ne se maintint à Rorne qu’en y jettant l'argent à pleines mains, ce que des gens qui se prétendent bien informés nous aflir-
ment? C'était sans doute une belle!
mine a exploiter qu'un pareil revenu, mais cela impliquerait directement la vénalité de la curie romaine !
U est vrai que depuis douze siècles iluy a qu'un cri dans l'Eglise, de decade en décade, contre la rapacité des
tribunaux romains! St. Boniface, SL
Pierre Diunien, St Bernard, l'Abbé d'Ursperg, St Laurent Justinien, SL.
Edmoud de Cantorbery, St Louis, roi de France, Jean de Salisbury, Robert Grossthead, Ev: de Lincoln, Séval, Archev : d'York, Beruardin de Carvajal ivêèque de Badajoz, le Cardinal de Gusa, Guillaume de Perrenniis, Le Chartreux Jacques de Paradis, Nicolas de Clémengis, Burchard, Thierry de Niem, l'Evèque Alvare Pélage, Dom Bar- {hélemi des Martyrs, Archev : de Bra-
bien il a réussi à corrompre ceux qui auraient dû le condamner depuis lon” temps sur une question toute simple.
Et quand j'exprime cette idée, je ne fais après tout que marcher dans le sentier qui m'a été ouvert par le pamphlet même que V. G. à présenté à Rome, namphlet où le Séminaire est accusé d'avoir corrompu, OÙ au Moins tenté de corrompre, un Evèque cana.
dien. S'ila vraiment fait une tentative de ce genre auprès d'un homiwe que l'ou croit uaiversellement fort au dessus d’un pareil acte, serait il donc si étonnant qu'il eût fait des tentatives analogues auprès de ceux qu'uie tradition de douze siècles, dans l'Eglise, nous représente comme y ayant rarement résisté ?
ët il semble n'y avoir pas non plus
ga ; le mémoire au Pape Clément V| d’alternative dans l'autre sens. Si le Se-
sur l'état de l'Eglise; le Consilium de emendandaä ecclesid écrit par une Commission de cardinaux, les déclarations de sept ou huit conciles œucuméniques sur l’incurabilité de la simonie ; les remontrances énergiques de plus de cinquante conciles provinciaux sur les intolérables exactions des Juges romains ; les protestations à diverses époques de tous les gouvernements “de l'Europe sur les mêmes exactions: les dépêches pendant les deux derniers siècles des Ambassadeurs de France, d'Autriche et d'Espague, dont un grand nombre étaient Evè ques, sont tous là pour prouver le fait de cette vénalité.
Je sais que l’on prétend aujourd'hui que tous ces criants abus du passé, constatés par tous les grands hommes que je viens de citer, n'existent plus depuis des années. Mais les discours de plusieurs Evêques au dernier concile semblent démontrer qu'ils sont encore loin d’être déracinés à l'heure qu'il est.
Enfin le fait est Là, si le Séminaire est aussi coupable qu'on l’aflirme dans la «Comédie Infernale,» — je dirais qu'on le démontre, si tout ce que l’on y a dit est vrai—-comment réussit-1l depuis vingt ans à éviter une condam:
uation ? Je n’y vois pas de milieu: ou
minaire n’a réussi qu'avec des moyens légitimes à prolonger la lutte aussi longtemps qu'il l'a fait, alors il est difficile de ne pas croire qu'il est calomnié d’une manière atroce par l’au-
teur de la «Comédie Infernale,» et | alors la plus simple décence exigeait |
que l’on f6rçàt cet homme à se rétrac:
ter avant de lui permettre de poser le pied sur le seuil du sacerdoce.
Mais il reste vrai que de quelque
côté que la balance penche, la consi- #
dération du Clergé doit en souffrir. Si le Séminaire est coupable de tous les
torts qu'on lui reproche, alors on ne À devait pas tromper le public en lui décernant tous les éloges que nousavons |
lus, et les tribunaux romains n'ont pas fait leur devoir en ne le condamnant pas. Et si l’on calomnie le Séminaire, alors l'Evèché se trouve responsable
d’une bien grande somme de scandale, f en admettant dans le Clergé l'auteur À
de calomnies si grossières, admission qui, pour le public, équivaut à leur
approbation. Donc ou la curie romaine | ou V. G. «vez failli à toutes les obliga- #
tivns-de Ja conscience.
Au reste, moi qui ai vu la justice M romaine à l'œuvredans l'affaire de 8 l'Iostitut ; qui l'ai vug confondre à des- @ seir Les questions et les personnes pour ue pas rendre une décision quiféût pu M on le calomnie audacieusement, ou ASIA à un supérieur eccléstästique M
Ales h inais :onsC iSpo crte Meur, ions Pesség
re Ceux qui epuis lon” ute simple.
idée, je ne 1er dans le
par le pam-
présenté à ninaire est u au moins èque Cana- \ une tenta- ‘un homiwe lement fort te, serait il ût fait des rès de Ceux sièéles, dans COMME y pas non plus sens. Si le Se- ; des moyens
lutte aussi alors il est qu'il est caroce par l'aufernale,» et ence exigeait e à se rétrac:
e de poser le ‘doce.
> de quelque # che, la consin souffrir. Si je de tous les . alors on ne | blic en lui dé-
1e HousaAvons |
ains n'ont pas
condamnant k
le Séminaire, e responsable e de scandale,
lergé l'auteur |
es, admission
vaut à leur!
curie romaine | ites les obliga- !
vu la justice 1s l'affaire de bnfondre à desersonnes pour | ion quiééût pu | ecclésiastique
nr Ti: di
en conflit avec des laïques ; qui l’ai vue
substituer adroitement une question |
nouvelle rontre des absents sans les en prévenir, afin de les condamner sans les entendre sur la question ainsi substituée à celle que l’on n'osait pas décider; qui l'ai vue mettre de côté toutes les notions de la justice comme toutes les règles de la procédure pour condamner la partie absente sur cette question nouvelle et qui était postérieure de quatre ans à celle portée en appel et sur laquelie on ne lui a jamais donné une décision quelconque ; qui l'ai vue enfin gourmander durement des hommes qui ne se soumettaient pas à une décision qu'ils n'ont jamais reçue !! Moi qui ai vu toutes ces choses, je m'explique très facilement comment, avec les moyens voulus, on peut faire durer éternellement un proces à Rome. Mes lectures m'avaient depuis longtemps convaincu, et mon expé rience personnelle m'a démontré, que les tribunaux romains sont organisés bien moins pour rendre la justice, que pour faire triompher par tous les
moyens, licites ou non, les intérêts 4 temporels de la hiérarchie quand les
® cas en sont susceptibles.
J'ai parlé de la justice romaine, et de sa procédure, et de la facilité avec la-
@quelle on peut obtenir d'elle la condam-
nation desabsents, (1) avec des hommes
(1) Ces choses sont si étranges; cette sine fulière et injuste habitude de donner si faci- Zlement gain de cause à celui qui reussit à parer le premier peut paraitre si incroyable chez es hommes que l’on nous aflirme n’agir ja mais que par les plus exquises notions de‘ :onscience, que bien des personnes ici SGut, isposées d'accueillir d'emblée, et en quelque crte avec une espèce de soulagement inte- Meur, les dénégations indignées de ces asserions que ne manquent pas de faire les intéssés, ou leurs représentants, ou leurs instruhents Malheureusement pour le système é s défenseurs adroits ou non, la lettre même ue Mgr, de Montréal vient de publier le 13
Mars Gernier, offre une preuve complète, irrémistible de mes assertions concernant les allues des tribunaux romains. Est-il témoin Plus irrécusable que celui-là ?
4 Nous voyons par cette lettre, qu’en 1862,
gr. de Montréal se rendit à Rome pour emander au St. 8iége l'autorisation de fon
une Université à Montréal. 6Gomme ons'y
re dd Rite
> ” SA mé Vadit ré
| bar! placés dans la magistrature et dans le barreau ; avec des hommes qui ont | des notions exactes et élevées sur qui est [régulier on non en fait de procédure ;
avec des hommes qui savent pertinemment ce qu'est en essence la justice, la chose la plus sacrée qu'il soit possible de concevoir puisqu'elle est tout à la fois le plus sublime aturibut de la divinité et la plus haute manifestation de la dignité humaine ; puisqu'elle est la règle immuable de toutes les actions des hommes; puisqu'elle n’est pas sus ceptible, comme la charité ou la m‘eé.
ricorde, de plus ou de moins, étant 1éellement la seule idée absolue qui s'hnpose inviolablemeut à l'esprit, à la raison et à la conscience, et qui ne peut rien souffrir dans son objet qui lui soit contraire, ou qui la diminue le fl moins du monde ; puisqu’enfin elle est ce qu'il y a de nlus primordial et de plus élevé dans, l'éve humaine et de Aa plus fondamental © 1s l'organisation Fhà des sociétés qui ne L'uvent subsister que par elle!
Eh bien, j'ai vu ces hommes qui eux aussi ont de la conscience, de l'honneur et des lumières ; qui eux aussi comprennent Ce qu'est le devoir chez le juge et le droit chez la partie ; je | les ui vus, disje, tout ébahis et scandalisés devant Le simple récit des faits relatifs à La prétendue condamnation de
objectait à Québec, Sa Grandeur nous informe qu'avant son départ, elle prévint son Métropolitain de son intention, l’invitant mème à se rendre à Rome, pour discuter la chose à l’amiable entre eux devant le lribunal char ré de prononcer. Mgr. de Montréal se rend à Home assez longtemps avant Mer. Baillargeon, mais nous assure qu'il s'abstint rigoureusement de dire un mot de son projet avant l’arrivée de “a l’Archevèqne. Celui-ci arrive enfin, mais après à
avoir écrit à l’avance et wéjaré son terrain, suivant Mgr. de Montréal. Et un beau jour, Mgr: Nardi vient informer Mgr. de Montréal que le Pape l’engageait à ne pas demander là permission de créer: une Uaiversité à Montréal. Qui fût étonné et profondément étonné, ce fut naturellement Mgr. de Montréal, qui n'avait soufflé mot à personne de cette question, et qui se voyait couper l'herbe sous le pied par son collègue, plus actif ou moins délicat suivant lui. e+dJ’en tombai des nues» dit Mgr. de Montréal à l'un de ses amis, d’après un écrivain da Franc Parleur du 21 Déc. der-
l'Institut, acte incompréhensible pour eux et où ils ne pouvaient voir qu’une intrigue adroitement ourdie et pas la plus légère application d'un principe de justice ou d’une notion de devoir !
Ce qui les frapput davantage, c'était l'impossibilité que devant une justice laïque bier organisée, pareil mépris de tout droit et de toute conscience pût jamais s'introduire !
Or, Mgr.;iles difficile à un homme qui a subi une juslice ecclésiastique qui déshonorerait n'importe quelsJuges laïcs, fussent-ils Russes ; à un homme
nier. Et Mgr de Montréal lui-même, dans sa lettre précitée du 13 Mars, nous dit: « Gomme on le voit, il ne s'agissait plus, pour l'Evèque de Montréal, de comparaitre devant le St. Père ou son représentant pour danner les molifs de sa démarche, mas pour recevoir une décision ! Aussi ne comparut-il que pour la forme devant le Cardinal Barnabo avec Mgr. l'Archevëque et M Taschereau.»
Voyons ! que veut-on de plus décisif? L'Evèque ne parle à personne de son projet, pour n'avoir pas l'air de profiter de l'absence de l'Archevèque, et un beau matin, il apprend, avant d'avoir donné une seule explication à qui que ce füt, que lArchevèque avait fait désapprouver son projet! L'Archevèque avait parlé seul et il avait pleinement réussi! Et quand l'autre s’imagine qu'il va pouvoir présenter ses raisons, on l'informe que la cause est jugé” contre lui! Pourtant l'Evèque de Montréal était à Rome. Il était donc facile de lui demander de s'expliquer.
Et n'eût-il pas été à Rome, la plus simple jnstice comme le plus gros bon sens exigeaient qu'on le fit. Ainsi donc, lui présent, on donne raison sans mème le prévenir à son adversaire! Chez nous, laïcs, cela s'appelle de la conspiralion, jamais de la justice. Mais c'est peut être parceque nous n'avons pas les gràces d'état !
Ne devait-on pas inviter Mgr. de Montréal à s'expliquer avant de repousser son projet ?
Eüt-il tort, il devait être entendu, Avec des juges laïcs, il l'eût été certainement; mais les cours ecclésiastiques entendent la justice tont autrement. C'est le plus pressé ou le plus adroit qui a raison. La Propagande, l’une des sain— tes congrégations. décide donc que les raisons ‘te l’Archevèque sont bonnes, et sans les connailre, prononce celles de Mgr. de Montréal mauvaises puisqu'elle décide contre lui! Et c'est Mgr. de Montréal lui-même, l’admirateu passionné de la Cour de Rome et de tout ce qui s'y fait, qui vient nous apprendre qu'il est allé devant le Cardinal Barnabo, non pour étre entendu, mais pour voir repousser son projet sans qu'il eûl pi étre entendu ! !
damné avant
qui s'est vu reprocher en termes insultants de ne pas s'être soumis à une décision qu'il attend encore ; il est difficile à cet homme de croire que la notion de la justice soit la même chez le prêtre que chez le laïc instruit et sincère. Nous voyons depuis des siecles celui-là “ommettre les plus épouvantables injustices par esprit de religion malentendue et subordonner en tout la vraie notion de la justice à l'idée de
il était con-
la suprématie ecclésiastique en tout ordre de choses ; et nous avons vu aussi de tout temps le légiste laïc dé-
réal veut se soumettre à cette moquerie de justice, libre à lui, c'est sor affaire, mais de quel droit vient-il gourmander en termes amers les laïcs qui ne veulent pas l'admirer ?
Est-il bien étonnant, à présent, que l'on n'ait pas communiqué à l'Institut la fausse accusation de Mgr. de Montréal contre lui, quand on ne l'invite pas lui-même, quoique présent, à donner ses raisons? On refuse à un Evèque que l'on a sous la main l'occasion de s’expliquer, et il serait impossible, d'après les trompeurs d'ici, que l’on ait fait la même injustice à des laïcs vivant à deux mille lieues de distance !!
Je n'entends pas le moins du monde, ici, jeter le moindre louche sur la conduite de Mgr. | Baillargeon, car je n'ai pas le droit de lui don-
C'est son collègue de Montréal qui, pour sauver les juges, prétend avoir été surpris par lui. | Or, l'Archevèque avait le droit de soumettre sa cause, même quand Mgr. de Montréal ne parlait pas de la sienne, Il a trouvé des juges qui lui ont donné raison sans demander à son adversaire de s'expliquer, tant mieux pour lui. Ce n’est pas lui qui a mal agi, ce sont les juges L’Archevèque n'était pas tenu de supposer que les juges violeraient toutes les règles de la justice au point de ne pas entendre son adversaire. A eux seuls incombait le devoir d'appeler celui-e1 pour connaitre son point de vue de la question.
pas, qu'ils soient prêtres, laïcs ou cardinaux,
ils ont certainement prévariqué ! d'invite les $
trompeurs d'ici a indiquer une autre alternalive. Qu'un juge soit laïque ou Evèque, Roi
ou Pape, il n'a jamais le droit de donner gain | de, cause à l’une des parties sans entendre $ Et c'est parce que cela se fait tous & les jours à Rome, que les tribunaux romains à sont si décriés dans le monde. Mais quand on
l'autre.
traite un Evèque présent comme Mgr. de Montréal nous raconte qu'il & été lui-même traité, je demande ce que l’on ne se permettra pas contre des laïcs absents ?
Mais ce qui montre combien peu les ecclé-
ner le tort sans connaitre sa version des faits. k
Mbartie,
En ne le faisant À
te el) l siastiques ont la vraie notion de la justice ; ou! nt d'avoir pu dire un mot! Et cela | si on l'aime mieux, car c'est l’un où liautre, par une sainte congrégation ! Si Mgr. de Mont- | combien ils s'entendent pour voiler les fautes
nm.
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ju Di cle su F fail rai, mu 4 do prél Que
des « qui s comi évinc que € de sc eu.
aux J don metta les Ju hdlver.
’a dt d'il ; que, € qu'une Et qu u'il
Œu'il d
Das Ur
Nue in
dut à ière OMpPe ‘que !
lenne Eh anne ot ; Dnnai stice rs
tions dus d'il a ère q tèra
mes insul-
d tre sur toutes les questions de la philoà uné de-
or sophie du droit et forcer peu à peu l'est diffi- celui-ci de reconnaitre ses torts ot de que la n0- renoncer à mille prétentions qu'il apme chez lu uyait faussement sur la parole de ruit el SIN Dieu et la révélation ! Dopuis six sièdes siècles cles surtout, l'histoire w’est que le réépouvanta- sumé des conquêtes incessautes de la de religion SN failible raison laïque sur l'énfaillible er en tout raison ecciésiastique, et des reculades à l'idée 46 M nultipliées de ce'le-ci dans le domaine uë en Toul SG; la pensée comme: dans celui de ses s AVONS VU prétentions à dominer le temporel. ste laïc dé- Que l’on compare ce que l'Eglise per-
oquerie deius- , mais de quel ‘nes amers les er ?
des supérieurs, c'est que Mgr. de Montréal, qui s'un vient nons représenter l'Archevèque comme l'ayant surpris auprès des juges et : y évincé suns qu'il en sût rien, sait comine imoi 1, que l'on n'ait que ce sont les juges seuls qui sont coupables fausse ACCUS Es s'être laissés surprendre si surprise il y a lui, quand on Mi L'Archevèque n'a pas pr oser © mander que présent, il aux Juges de ne pas inviter Mzr. de ..outréal e aun EVèQUe BR donner ses raisons. Et que l'Archevèque, en siou de s'expli- je ettant les choses au pire, le voulût ou non, 'après les WOM- D Jages n'en devaient pis moms inviter son la mème US M jyersuire à les donner, Mgr de Montréal mille lieues de ‘a donc pas le droit de chercher à faire croire d'il y a eu surprise de la part de l'Archevéque, car les Juges seuls devaient voir à ce qu'une des deux “:rties ne pat-être surprise ! Æt quand Mgr. de Montréal vient prétendre qu'il y a eu surprise, c'est clairement’ au Juge Qu'il doit reprocher celte surprise, et non à la artie, Pourquoi Mgr. de Monréal ne dit:il bas un mot du Juge ? Pour cette seule raison que mème quand ces Juges li se trompent, il ut arranger et contourner les cnoses de maiére à faire croire au peuple qu'ils ne se #rompent jamais ! Voila le système ecclésiasque ! Mais est-ce là de la conscieuce chréenne ?
Eh bien, c'est cet homme qui a été con- Mamané comme nous avant d'avoir pu dire un ot; c'est cet homme qui conséquemment bnnait mieux que personne les allures de ta stice romaine, qui nous traite de calomniars parce que ous avons dit que nous tions été condamné: à Rome sans être en- Hdus ! Il vient maintenant nous informer ‘ila été lui-mème traité de la mème maère avant nous, et il a osé dire, sur son ca- Ctère d'Evèque, que l’on n’agissait pas ainsi Rome ! Mais pourquoi donc est t! tombé des s ? Parce que l'Archevèque avait gagné sa use avant que lui-même eût pu dire un mot!
tout cela élait fait quand il affirmait que la ne se pouvait faire à Rome !! Serait-il nc vrai que l’on ne peut pas obtenir la véd'un ecclésiastique quand il s’agit de la ite d’un supérieur ?
du monde, ici, onduite de Mgr.
droit de lui donersion des faits. | | qui, pour sal- ; surpris par lui.
oit de soumettre de Montréal ne trouvé des juges demander à son ant mieux pour nal agi, ce sont } tait pas tenu de eraient toutes les je ne pas enteneuls incombait le r connaitre son En ne le faisant À cs ou cardinaux, que! Jd'invite les ne autre alternae ou Evèque, Roi it de donner gain es sans entendre ÿ cela se fait tous ribunaux romains e, Mais quand on £ hme Mgr. de Monté lui-même traite, se permettra pas
jen peu Îles ecclé-
de la iustice ; OU, pipe lui- ‘ Lu l'un où l'autre MP lui-même fait dire par Mgr. Nardi,
r voiler les fautes
montrer les erreurs de logique du prè-| met aujourd’hui avec ce qu’elle prohi-
bait rigoureusement au treizième siècle, et l'on verra de suite qu’elle n'a lait que reculer de position en position devant la conscience de plus en plus éclairée de l'humanité sur toutes les grandes questions sociales, économiques, et scientifiques surtout.
Or, Mgr., La manière dont le Clergé de Rome, et par suite le Clergé local comprend et applique la justice, ainsi que sa prétention à dominer en tout l'esprit et la conscience des hommes, sont des choses trop graves pour qu'elles ne fassent pas un jour la ma
à Mgr. de Montréal de ne pas pousser son projel. C'était dire que l’on donnait gain de cause à l'Archevôque. Le Pape ignorait-il que Mgr. de Montreal n'eût pas été entendu ? Certainement non, puisqu'il n'avait pas pu décider en faveur de l’Archevèque sans au moins se demander : « Mais, qu'est-ce que mon bon Bourget à à dire la-dessus ?» Si le Pape ne s’est pas mème demande cela, il s'est très cer tainement {rompé et a cominis une grave injustice. Est-il plus pernmus au Pape qu'à un autre de donner gain de cause à une partie sans entendre l'autre ? Est-ce en n'entendant qu'un côté que le Pape possède cette infailli. bilité que l'on attribue maintenant à ses décisions sur les moindres affaires qui se transigent à Rome ? « Allez au tribunal infaillible! Nous sommes heureux d’être appelés devant letribunal infaillible h Et cela à propos d'une question de règitres de paroisse, ou d'une rivalité locale d'Evéque à Evèque! Ah, M.
de Montalembert voyait clair quand il parlait de l'almosphére de flagorneries où nous vivons ! Où est le fourbe qui viendra soutenir en présence d'hommes sérieux que le Pape est infaillible dans un procès entre deux Evèques. surtout quand il n’a entendu que l'un des deux ? Et c'est pourtant sw ces questions que notre ultramontanisme local parle à tout propos d’énfaillibilité ! Et c'est Mgr. de Montréal lui-même qui nous informe que la queslion est devant le tribunal infaillible et, qui vient nous raconter comment, sur cette question là même, le tribunal à déjà une fois donné gain de cause a l’Archevèque sans l'entendre ! Voilà un curieux certificat d'infaillibilité ! Le Pape a prononcé sur une question sans la connaitre puisqu'il n’a pas entendu l'une des parties, et il n’a pas pu se tromper !
Eh bien, voilà des choses claires, palpables, irrésistibles. On m'insultera, mais on n’osera pas aborder franchement les faits. On «ane calomniera, mais on ne me dérangera pas d’une ligne sur ce que je dis ici Que l'on veuille donc bien, pour l'amour de Diea, de la conscience ei du bon sens, cesser de nous parlér d'un tribunal nfatlhible qui és gain
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tière de l'histoire et aussi de l'examen
parti politique ou une classe d'électeurs,
approfondi du philosophe ; car ces|et de leur attribuer faussement des é choses et nombre d'autres expliquent | principes qu'ils ne professaient pas; Je q la nature de l'influence souvent désas | maintenais q'il n'avait pas le droit d'a- b treuse qu'un clergé plus où moins | dresser des injures ou des personnalités U éclairé peut exercer sur les destinées | blessantes à qui que ce fût dans l'église; le d'un pays. Ges choses expliquent com-|je mainteniis aussi qu'il n'avait pas le el ment certains hommes qui croient ser | droit de nommer ou désigner les can- nt vir la religion en dominant le tem-|didats en chaire et de se prononcer pi porel per le spirituel, peuvent orga-|comme pasteur sur leurs mérites res- di niser le système clérical et le com-|pectifs ; enfin j'affirmais emphatique- N à biner avec Le système politique de ma-| ment qu’il n'avait pas le moindre droit A le nière à détruire tout libre-arbitre | de défendre aux électeurs de voler pour pe individuel chez les citoyens, et par là | un candidat ni de leur ordonner de voter pu rendre impossible le développement | pour un autre. | in des libertés publiques. On ne saurait! Le seul bon sens, à part les règles D baser la liberté sur l'esclavage de la lecclésiastiques, me donnait entière- ofl
pensée, et c’est en organisant habile-| ment raison. Eh bien, quelles colères pr
tement ecclésiastique ? Et pourtant quelle réprobation ne me suis-je pas attirée de la part du Clergé ? «On ne devait pas parler de ces choses! On ne devait pas trainer le prêtre devant l’opinion b Voilà ce que les journaux religieux ont dit sur toutes les variantes possibles. Le prêtre se permet bien, lui, de calomnier les gens en chaire, mais même quand il s'égare il est inviolable ! Eh bien, qu'est-ce donc que je disais de si affreux ? Précisément ce que Mgr. Langevin vient d'affirmer en toutes lettres ! Rien de plus et rien de moins !
Je prétendais donc qu’un prêtre n'’avait pas le droit de flétrir en chaire un
de cause à un Evèque sans entendre l’autre !
Comment le Pape a-t-jl pu 8n conscience prononcer le Non Exzpedire sans entendre Mgr. de Montréal ? Voilà donc :e grand Pie IX pris en flagrant délit d’injustice, et ce sur le propre témoignage, sur ie propre exposé de Mgr.
de Montréal! Voici donc le dilemne dans lequel les trompeurs d'ici se trouvent placés : Ou, Mgr. de Montréal a calomnié le Pape, ou
ment celui-ci que les clergés réussis-| n'ai-je pas soulevées dans le Clergé Æ co: sent à escamoter celle-là à leur profit. | pour oser maintenir hautement, com- qu
Ainsi quand je dénonçais, sans autre | me c'était mon droit et mon devoir, | intention que de maintenir ie vrai et|des principes aussi certainement jus Ba de défendre le droit le plus sacré du |tes ! Quelles injures dans les chaires à q citoyen, des prêtres qui faisaient ce| contre le journal qui avait l'audace de ma que Mgr. Langevin vient d'affirmer | faire la leçon à des prétres ! ! Défense qu leur étre absolument interdit—traîner la | de le lire sous peine de péché mortel, de: politique dans la chaire et y insulter | comme attaquant la religion, quand il sel Le personnes au profit d’un parti— | ne faisait strictement que combattre Vo n'étais-je pas dans mon droit en défen-| ce qu'elle bläme! Le dernier vicaire de toi: dant le domaine laïc contre l’empié- | paroisse en était venu à s’arroger le hat
droit de créer des péchés mortels à à «
plaisir pour soutenir son parti, c’est-à- 5 d'u dire celui du pillage et de la fraude !! en
Et puis le journal, pour soutenir les princises justes qu'il défendait contre toutes les colères du Clergé, citait des faits hautement répréhensibles. des torts excessivement graves, exposail les écarts des curés qui s’oubliaient ; et sans manquer au decorum envers les individus, ni aux convenances sociales dans son langage, il mettait sans crainte les torts sur les personnes. Or voilà qui était bien autrement abomi:| nable que de discuter des principes !
Quoi ! On osait publier dans un jour nal un écart d’un prêtre en p
Cal
eine
le Pape a commis la plus grave erreur comme!
Juge suprême de l'Eglise en le condamnant sans l'entendre. Il ne reste donc aux trompeurs que la dernière ressource de prétendre que le Pape a le droil de condamner sans en-l
tendre. S'il veulent soutenir cela je les invitelh à une conférence publique ! Et je leur promets£ d’intéressants renseignements sur les droit:h que l’ultramontanisme attribue au Pape.
reu | pât L pe «le ? sail
d'électeurs, ement des ent pas; Je e droit d'aer sonnalités us l'église; à avait pas le ner: les canprononcer mérites resmphatique- | indre droit AN » voler pour er de voter
+ les règles ait entièreelles colères s le Clergé À ement, COMmon devoir, nement jus les chaires l'audace de 1! Défense péché mortel, on, quand il e combattre er vicaire de s’arroger. le s mortels à parti, c'est-à- | > Ja fraude !!
r soutenir les ndait contre gé, citait des ensibles, des ves, exposail s’oubliaient ; orum envers 1venances S0il mettait sans ersonnes. Or ement abomi:| es principes !
dans un jee re en pleine
ve erreur comme le condamnant
donc aux tromce de prétendre idamner sans en-le cela je les inviteh Et je leur promets ts sur les droittf ue au Pape.
église ! On osait lui reprocher publi.
quement de violenter la conscience publique dans sa paroisse ! Quel crime !
Un prètre se trompe et un journal ose le dire ! La religion était clairement en danger par le seul fait de ce journal qui osait prétendre qu'il est pas plus permis à un prêtre qu'à un autre de diffamer les gens en public, et surtout à l'église! C'était une invasion dans le sanctuaire ! C'était, comme Osee, porter la main à l'arche sainte ! Et puis quelle impiété ! Repousser les instructions te d'un prêtre qui n'entendait rien à la politique ! Quelle offeuse à la religion : Remettre un prètre à sa place quand il violente la conscience du citoyen et fait par conséquent ce que la religion Lui défend !
Mgr. l’'Archevêèque de Québec (M.
Baillargeon) disait pourtant, en 1867, à quelqu'un qui le consultait sur ces
matières. « Notez bien que sur le vote
que vous êtes appelés à donner, vous devez agir d'après votre propre conscience, et non d’après celle d'un autre!l Voilà bien la condamnation péremptoire des prêtres politiques, par le plus haut diguitaire ecclésiastique du pays.
« Ne votez pas d'après la conscience d'un autre!! C'était bien là dire:
«même d'après la conscience âu vi-|
caire de la paroisse !» Eh bien, on me proclamait émpie dans les chaires pour soutenir précisément le principe posé par l'Archevêque: « Ne votez pas d’après la conscience d'un autre!»
Et trois Evèques ont alors défendu la
lecture d’un journal qui maintenait précisément les principes qu'un autre Evêque vient enfin, ces semaines deruières même, de consacrer officiellement comme seuls vrais et justes ! ! Les directeurs de la pensée humaine étaient aux antipodes sur ce chapitre comme sur bien d'autres! Des Evêques nous ont fait un péché de ce qui est aujourd'hui un devoir ou un droit!!
On a donc quelquefois le droit de
dire avec le Pape St. Célestin: « Heu-
reux le troupeau qui sait juger des pâturages! (judicare de pacuis) el de
: penser avec St. Hilaire que quelquefois «les oreilles du peuple sont plus saintes que le cœur des pontifes !»
* Eh bien, Mgr., après toutes les in Jures que l'on nous a dites dans les chaires, après l'interdit ecclésiastique mis sur la fouille qui avait certaine:
ment raison puisqu'un Evêque oblige aujourd'hui son Clergé de faire ce qu'elle demandait ; apresles nombreux refus d'absolutuon infligés à ceux qui recevaient celle feuille, et méme à leurs femmes qui élaient pourtant bien innocentes du péché de l'abonnement ; apres Loutes ces violations enfin des droits les plus sacrés de la conscience par ceux qui ont charge de diriger les consciences ; que venons-nous de voir ?
Que vient de dire Mgr. de Rimouski sur cetle grave question de l'abus de lu chaire en matière politique? V. G. l'a lu comme moi.
« Vous devez conclure de là, dit Mgr.
de Rimouski, qu’il vous est absolument interdit :
lo D'appliquer les principes généjraux à tel candidat, à tel parti, ou à telle classe d'électeurs ;
2° D'adresser aucune injure ou au- |cune personnalité blessante à qui que Ge SOIL ;
30 De nommer ou désigner les cardidats en chaire, et de vous prononcer sur leurs merites respectifs ;
4 De conseiller ou ordonner aux fidèles de voter pour tel candidat
plutôt que pour tel autre !
| Get enseignement de Mzr. de Rimouski est1l juste et vrai? S'il l'est | en quoi donc avais-je tort? Mes pré.
tentions et mes affirmations de 1863 et 1867 étaient strictement identiques à ces quatre préceptes, et je défie de trouver autre chose dans ce que j'ai dit. Comment donc a-t-on pu me traiter d'impie et d’ennemi de la religion et du Clergé quand je posais exactemeni les mêmes principes? Estce là la boune foi ecclésiastique : blâmer par pur esprit de parti ce que l’on sait être vrai et juste ?
Et quel droit avaient les Evêques de défendre la lecture d’un journal qui maintenait ce que leur propre collègue vient enfin de déclarer être Les vrais principes ? Comment ont-ils pu approuver tacitement ou explicitement des prêtres qui commettaient arrogam-
meni des actes que Mgr. Langevin fes informe enfin leur être absolument interdits ?
Il y a donc eu ici des Evêques qui ont enseigné le faux, ou qui ont fermé | volontairement les yeux quand il s’est produit ! Il y a douc eu des Evêques qui ont permis à leur Clergé de faire ce qui lui est absolument interdit! Estce là veiller avec soin à l'intégrité de la doctrine et de la vérité ? Et ne nous
est-il pas permis en pareil cas de penser avec le grand St. Athanase que « celui qui a reçu de Dieu la force de discerner la vérité ne doit pas s'atta cher à des pasteurs ignorants qui dé:
figurent la doctrine?”
Je n'entre pas ici dans l’ex:men ou l'appréciation du fait que cet ensei:
gnement juste et vrai de Mgr. Langevin n’est enfin venu que quand le parti tory—qui se dit conservateur par pur honte de son vrai nom—a eu absolument besoin de ce renfort. Je vois bien que ce n’est que quand on l’a cru en danger pour son lâche abandon de principes qu'il n’a jamais eus dans le cœur, mais qu'il a maintenus pendant un temps pour mieux t‘omper le Clergé, que l’on a enfin défini les règles à suivre. Je ne m'occupe donc ici que du fait qu'un droit a été définitivement reconnu aux citoyens par ceux qui semblaient devoir le leur contester toujours, et qui laissaient si bien dormir la vraie doctrine tant que sa définition eût put être utile au parti libéral.
Je suis heureux de voir qu'une grave source d’antagonisme entre les laïcs et le Clergé soit disparue. Je vois donc un principe juste et vrai enfin reconnu par un Evêque et je lui en sais gré, car quelle que soit la circonstance sous laquelle il se manifeste, quelles que soient les raisons qui nous ont valu sa consécration publique par un dignitaire ecclésiastique, ce principe une fois reconuu reste dans le domaine public,et coastitue une nouvelle victoire obtenue par le laïcisme sur la réaction cléricale. L'erreur correspondante est maintenant obligée de disparaître.
On ne pourra plus la soutenir comme vérité, comme chose exigée par le bien
de la religion. Ce principe de la non
intervention du prêtre comme teldans la politique est devenu un bien acquis au soutien de la vérité, et je m'en empare pour m'en servir au besoin.
Les électeurs pourront donc toujours dire à un prêtre qui voudra les diriger en politique : « Vous êtes un faux pasteur! Tel Evèque vous a informé qu'il vous est absolument interdit de traîner la politique dans le temple de Dieu.»
Et quand les Evêques reluseront dorénavant de mettre à la raison les prêtres arrogants, les fidèles auront droit de leur dire : « Vous manquez à votre devoir puisque vous permettez à vos prêtres de faire ce qui leur est absotument interdit.»
Ainsi, Mgr., il faut toujours en revenir là: retomber sur sa propre conscience et sa propre bonne volonté pour le bien quand les pasteurs diffèrent. Quand je vois aujourd'hui Mgr.de Rimouski sanctionner les principes que j'affirmais en 1863 et 1867 et que condamnait Mgr. de St. Hyacinthe, (mais non dans une lettre pastorale), et même V. G. dans sa lettre sur les écoles du Nouveau-Brunswick, il me fant bien démêler le vrai du faux, déterminer lequel des deux Evêques se trompe, et par conséquent : choisir entre les pâturages. »
Autre singularité. On ne voulait pas en 1867 admettre notre droit de blämer publiquement les prêtres qui violaient aussi publiquement notre droit le plus sacré sous un régime constitutionnel}, celui de choisir au meilleur de notre connaissance et sans intervention du prêtre.comme tel le député chargé de nos intérêts dans la législature ! On disait même dans les chaires que quand un prêtre se trompait, il ne nous appartenait pas de le dire dans un journal. Eh bien, que voyons-nous aujourd’hui? Le Nouveau-Monde, organe de l'Evêché, fondé et surveillé par lui, se permet le plus inconvenant persifflage, les plus audacieuses moqueries sur le compte de l’Archevêque de Québec, et personne ici n'intervient | pour protéger le plus haut dignitaire ecclésiastique du pays contre ces in- | sultes! J'étais impie pour combattre
cipe de la non
comme teldans un bien acquis rité, et je m'en rvir au besoin.
t donc toujours udra les diriger tes un faux pass a informé a uterdit de traîner emple de Dieu. »
refuseront doréraison les prêtres auront droit de nquez à votre depermettez à vos ii leur est abso-
, toujours en re- 1r sa propre Con:
» bonne volonté les pasteurs difvois aujourd'hui ctionner les prinn 1863 et 1867 et de St. Hyacinthe, ttre pastorale), et a lettre sur les 3runswick, il me e vrai du faux, es deux Evêques séquent « choisir
On ne voulait pas e droit de blàmer tres qui violaiont otre droit le plus s constitutionnel, eilleur de notre s intervention du député chargé de législature ! On les chaires que » trompait, il ne s de le dire dans , que voyons-nous veau-Monde, orgaé et surveillé par s inconvenant pericieuses moqueries l'Archevêque de ie ici n'intervient s haut dignitaire
Ays contre ces ine pour combaitre
sé 43 =.
des prêtres qui raisaient ce qui leur est absolument interwit, et le Nouveau.
Monde reste irréprochable, puisqu'on
ne lui dit rien, quand il insulte un
Archevêque qui a raison! N'est-ce pas là une éditiante chose, Mgr ; condamner par pur esprit de parti un laïc qui a certainement raison; et dans Ja même minute donner raison, encore par esprit de parti, au prêtre qui a verainement tort! !
Seraitil donc vrai, Mgr., que ceux qui épousent la cause de V. G. peuvent tout dire et que tout leur est permis, pendant que ceux qui ont le malheur de ne pas partager ses idées sur la confusion du spirituel et du temporel seront condamnés pour soutenir des principes déclarés justes par ses propres collègues ? Est-ce que le vrai et le juste deviennent choses purement reftives selon que l’on approuve ou que l'on combat V.G ?
TPétais aussi traité d'impie quand je prétendais qu’il n’était pas convenable qu'un prêtre travaillât activement au succès d'un candidat plutôt que d’un autre, parcequ'il était contraire au bien de:k, religion et à l'union du pasteur et du troupeau qu’il se fit des ennernis de ceux qu’i combattait avec beausoup trop de passion souvent dans l’ordre politique, surtout quand il abusait de la chaire pour faire triompher ses idées ou son parti. Je puis citer vingt évêques qui ont affirmé ce que l’on me contestait le droit de dire. Eñ bien, que vois-je au jourd’hui ? Mgr. de Rimouski est pas, Je suppose, un impie, et que vient il-nons dire ?
« Il serais en outre pour ie moins im-
Lu prudent ou inconvenant de vous mêler Jude vous-même activement à une
« élection et de travailler ouvertement «au succès de tel ou tel candidat?»
Pouvait-on jamais ne donner plus
iclairement gain de cause ? L'impie ce
n'était donc pas moi! Le vrai impie était donc le prêtre qui violait ouverte ent les règles éclésiastiques, le prè-
re qui foulait aux-pieds toutes les convenances religieuses, le prêtre qui affirmait en chaire des principes faux, le prêtre qui outrageait en présence de Dieu la conscience individuelle !
Voilà Mgr. des rapprochements qui moutrent que la vérité à son tour tôt | Où tard ; que la raison reprend toujours | ses droits à une heure donnée ; que le bon sens n'est jamais impunément vio- | lé ; que le just» et le vrai finissent tou- Jours à la longue par l'emporte: sur le faux et l'injuste. l'avais certainement raison quand le Clergé me vilipendait d'un bout du pays à l'autre parceque je mi ntenais ce qu'un Evêque vient enfin Le déclarer vrar! J'avais certainement raison quand les Evèques défendaient de lire ce que j'écrivais en détense du droit le plus sacré du citoyen.
Le Clergé n’est donc pastoujours dans le vrai, Les Evèques peuvent donc quelquefois enseigner le faux! Un laïc peut donc avoir raison contre le corps. Et [quand on finit par donner raison à ce laïc sans aucune reférence directe à lui-même, mais par la seule force des choses et la eue logique des situations, il devient évident que c'était l’esprit de domination et non l'esprit de vérilé qui inspirait ceux qui le condamnaient pour oser maintenir ce qu’ils avouent enfin être juste! Ce que je blâmais chez les curés leur étant absolument interdit, d’où venaient donc les |inspirations de mes contradicteurs ?
Ne pourrais-je pas moi aussi faire ma petite « Comédie Infernale» et montrer le malin se glissant jusque dans les chaires des église pour souffler l'erreur, ia colomnie et le mépris du lieu saint jusque dans l'oreille des pasteurs ?
Tout ceci, Mgr., n'expliquerait-il pas un peu pourquoi le respect pour le- Clergé diminue ?
On se plaint sans cesse de ce que le prêtre est moins respecté qu'autrefois ; on gémit profondément sur laccrois sement de l'esprit d’insubordination.
Pourquoi donc au lieu d’en chercher les causes seulement chez les autres, ne fait-on jamais un petit retour sur soi-même? On trouverait peut-être dans ses propres écarts une explication que l’on veut absolument trouver à l'extérieur! Comment veut-on que le respect pour le prêtre ne diminue pas quand, par pur esprit de parti olitique, il déclare péché ce qui ne ’est pas ! Quels sont les prêtres que le
peuple a cessé de respecter ? Ceux-là seuls qui lui donnent de mauvais exemples, ou qui laissent le sanctuaire pour les luttes ardentes de la politique, ou qui essaient de violenter les consciwuces individuelles! On ne citera jamais au prètre vertueux et dévoué qui aura perdu la confiance du peuple ; at le prêtre qui ne se mêle pas de politique est toujours respecté. Tant pis pour ceux qui ferment volontairement
s yeux sur ce fait st patent! GCeux-là seuls ont perdu la coufiance publique que méritaient de la perdre par ure conduite anti-sacerdotale, On ne peut pas dire que ce peuple-ci ne pardonne pas assez au prètre; au contraire son erreur est de pardonner trop aux « violents. »
Comment veuton que 1e respect pour le prêtre ne diminue pas quand on voit les membres du Clergé s’entre déchirer avec tant de conscience dès qu'ils entrent en lutte ? Ce sont des injures formidables! Un parti est tou- Jours dav:né par l'autre ! L’hypocrite auteur de la « Comédie [ufernale » a fait Les prêtres de St. Sulpice plus noirs que leur soutane, tout en les traitant de saints prétres ! On ne se combat jamais entre prêtres sans se calomuier sans InerC1 !
C'est par exemple le Nouveau-Monde qui, dans des articles où l’on reconnait la plume du prêtre, traite de oallicans—conséquemment pires que des impies et des athées d’après le mode d’exagération du moment—M. le Grand Vicaire Cazeau et M. l'abbé Paquet.
Ceux ci naturellement crient au men songe et à la calomnie ; mais, loin de se retracter, leur clérical adversaire mairtient hautement son dire et affirne que ce sont eux qui trompent.
Que reste-t-il à faire au spectateur sinon de sourire en voyant des ecclésiastiques ainsi pris aux cheveux ?
C’est encore le Nour *au-Monde, avec un prêtre pour directeur-gérant, qui persifile à outrance Mgr. l’Archevêque de Québec et l'iisule avec un parti
ris dont ancun laïc n’eût été capable!
ï pourtant, depuis qu’il occupe le poste éminent auquel il a été appelé, je dois C.re que Mgr. l'Archevèque a
montré un esprit de modération et de sagesse, et surtout un sens de justice auquel nous n'étions plus habitués. I] n’a pas craint, lui, dans lPoccasion, de blâmer les évarts de ses piètres quaud ils trainaient la politique jusque daus l'Eglise. A:til perdu, ans l'estime pu blique pour avoir rendu justice à des laïcs qui se plaignaient de prêtres qui s'égaraient ? Loin de là 1l à vu de suite se reporter sur lui le respect que quel quesuns de ses collègnes perdaient graduellement par une conduite con traire. Est-ce donc parce qu'il s’est montré juste et loyal que le Nouveau- Monde l'insu'te ?
Mais de quel droit le Nouveau-Mencde vient-il nous prècher le respect idolatrique du moindre prêtre quand ses colonnes colportent partout ls persifflage et l’insulte contre lArchevèque de Québec ? Ne verrons-nous jamais la fin de ces hypocrisies ?
Et juste au moment où j'écris ceci, on me remet la Mmerve de ce matin (27) où je trouve une dernière lettre de MM. Cazeau et Paquet par laquelle
il me semble être definitivement dé-
montré que le Nouveau-Monde, fondé par l'Evêché ; soutenu depuis six aus par Les prêtres du diocèse; recommandé constamment an prône daus un grand nombre de paroisses comme le journal religieux par excellence ; toujours rédigé par des prêtres depuis sa fondation, et qui les conserve comme collaborateurs assidus depuis cette transformaiion qui ren est une que pour ceux qui regardent toujours sans jamais rien voir; que le Nc uveau-Monide, organe officiel de l'Evêché jusqu'à ces derniers pus et qui continue d’être rédigé selon le cœur de l'Evèché par les plus intimes amis de l'Evêché ; (1)
que le Nouveau-Monde enfin, personni- à
fication Iccale de l’ultramontanisme le plus exagéré, a calomnié tout à !a fois
Mgr. l’'Archevêque et MM. Cazeau et Mi
Paquet, et a sciemment défiguré, tromqué ou inventé tous les faits rela.
tifs à la question qu'il avait soulevés
(l, Il obtenait quelques mois plus tard une tettre formelle d'approbation de Mgr. de Mont tréal.—(Lettre du 4 octobre 1872.)
ion et de le justice bitués. Il asion, de res quaud sque dans stime pu tice à des rêtres qui u de suiie que quel perdaient duite con qu'il s'est Nouveau-
eau-Monde ect idolajuand ses le persifrecheèque S jamais la
écris ceci,
ce matin ière lettre ar laquelle rement dénde, fondé ais SiX aus commandé s un grand le journal Jujours rés sa fondanme Colla- ‘ette (rans- 8 que pour rs Sans javeau-Monle, jusqu’à ces inue d’être Evèché par Evèché ; (1) \, personniitenisme le
ut à la fois , Cazeau et À
défiguré, s faits rela.
it soulevés
plus tard une Mgr. de Mont
be
contre le Supérieur hiérarchique et les confrères de ses rédacteurs-prètres !
Jamais encore pareille insolence de subalternes ecclésiastiques ne s'était vue en Canada. Je ne viens pas ici encore une fois défendre les uns ou les autres, je viens seulement constater des faits et montrer par les in sultes offertes à l'Archevèque dans un journal que V. G. contrôle entièrement et absolument, dans quelles exagérations et quelles injustices on a pu tomiber aussi vis à-vis de l'Institut, L'injustice systémalique vis à-vis de l’Archevêque n'est guère une garantie de justice ou de sagesse vis-à-vis de nous!
Nous venons de voir la contre-partie exacte de l’édifiante querelle suscitée à Mgr. l'Archevèque de Paris et à Mgr.
Dupanloup par “notre grand Veuillot. »
De même que ces deux Evêques visà-vis de l'Univers, Messieurs Cazeau et Paquet protestent que l’on ne saurait pousser plus loin læ déloyauté d’interprétation ét le raensonge formel que le Nouveau-Monde l’a fait à leur égard.
Mais ie Nouveau Monde crie plus haut que jamais que ce sont eux qui mentent !
Tous ces faits sont-ils bien propres à rehausser le Clergé dans l’opinion ?
Mais ce qui semble acquis par cette lettre d’un grand vicaire et d'un prêtre, Mgr., c’est que:
lo Ce document que le Nouveau- Monde a représenté comme si infâme par son gallicanisme, et comme mal noté par les Evêques du Concile de Québec quoicue présenté par l’Archevêque, n’a pas même été lu dans leurs séances et n'a nullement été mal noté :
2 le Nouveau-Monde s’est rendu coupable d’un flagrant mensonge en affrmant que Mgr. l’Archevêque demandait instamment que ce document ne füt pas publié :
30 Ce document, qui a si bien servi à calomnier un Archevêque et deux prêtres, et de la publicité duquel on a lait un si grand crime à ceux que l’on insinuait clairement être les seuls auteurs de cette publicité ; ce document n’a été cnpié que par un seul Evêque, celui de Montréal ; et chose remarquable, c’est précisément cet Evêque que
lon croyait ètre, et que cette dernière
lettre démontre à ceux qui savent voir’
et comprendre, être en lutte décidée, ardente, ici et à Rome, avec l'Arche.
vêque !
Ainsi, après tout ce fracas du Neuveau-onde sur la livraison à la publicité du document incriminé, il ‘ppert tout à coup aux personnes qui apprécient les choses d'après les faits, et sans acception de personnes ou de positions hiérar:hiques, que si ce document sè secret, d'après la sainte feuille, a été livré par quelqu'un, ça ne veut cla'rement être par ceux qui auraient eu intérêt à le cacher, s’il est si coupable, mais par ceuxlà seuls qui étant en utte avec ses auteurs, ont un iutérèt à les compromettre. Or, où sont ceux-là ? [ls sont certainement ici et ne sont certainement pas à Québec!
Il ne faut pas réfléchir trois semaines pour découvrir que ce ne sont pas ceux qui respectent l’'Archevèque, mais ceux-là seuls qui le persifflent et l’insultent äans leurs colonnes, ou qui l'ont calomnié, qui ont dû chercher à lui nuire, Or ceux-là on ne peut les chercher qu'ici, à Montréal. Qui donc, parmi nous, accuse l’Archevèque d’être en opposition avec la Cour de Rome? Le Nouveau Monde.
Qui a pu donner connaissance au prêtre-directeur du Nouveau Monde de ce document secret? Nécessairement le patron du Nouveau Monde, qui se trouve être le seul Evéque qui ait pris copie du document, d’après le grand vicaire Cazeau qui en est le gardien.
Pourquoi cet Evêque a t-il pris copie du document? Parce qu'il était en lutte avec l’Archevèque et que plus tard ce document pouvait lui servir!
Et une fois la lutte devenue ouverte, on entend tout-à-coup parler d’un document secret qui compromrst l’Archevêque etque l’on assure avoir été communiqué à diverses personnes. Quels sont les coupables de cette communi:
cation ? Ceux qui aiment l’Archevêque ou ceux qui le calomnient ? Y auraitil un »on sens fait exprès pour les ecclésiastiques et qui montrerait que ce sont is amis d’un homme qui ont dû lui nuire et ses ennemis qui ont
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dû le servir eu cachant ses torts? Le cas est donc parfaitement clair, Mgr; c'est le Nouveau-Monde, dont uous con
naissons tous les innombrables péchés | de mauvaise foi et de fourberie daus le passé. — péchés constatés par les feuilles cléricales elles-mèmes ou ceux qui les rédigent— c’est le Nouveau.
Monde qui a crié si fort au voleur pour rejetter sur d’autres le soupçon d'une publicité qui ne peut être due qu’à
ceux qui le dirigent ou l'inspirent, Voilà donc, Mgr., une véritable ï:1trigue, et très noire, montée CCutre l’'Archevèque! Et par qui? Ge n'est ceriainement pas Messieurs Cazeau et Paquet qui ont fait circuler pour jouer pièce à l’Archevèque, un document rédigé par eux etque l'on dit être si coupable ; Qui donc l’a fait circuler ?
Qui avait possession du document, à part l’Archevèque ? Un seul Evèque, celui de Montréal ! Et cet Evèque est en lutte ardente avec lArchevèque!
Et son organe est le seul journal qui, dans la presse religieuse, cherche ouvertement à nuire à l’Archevèque et le persiffle à outrance uans ses colonnes! Où donc chercher le coupabte ailleurs qu'ici ?
Naturellement, Messieurs Cazeau et Paquet n'accusent pas directement V.
G. d’avoir trempé daus la communication indiscrète du document incriminé.
Le sacerdoce est trop adroit pour dire ivs choses en toutes lettres quand il s'agit d’un supérieur ecclésiastique.
Mais ces Messieurs constatent des choses qui ne sont pas niées et il faut bien que 1 public ‘ire ses conséquences.
Mais commnt douter aujourd'hui, après de si :ingulières révélations, qu'il y aît lutte ardente, acharnée, eutre !’Evèché de Montréal et l’Archevéché de Québec ? On commence enfin à comprendre la vraie signification de certaines paroles, et encore plus de certaines restrictions, qui avaient été seulement remarquées comme singulières pendant la visite à Montréal de Mgr. l'Archevêque comme délégué de la Cour de Rome. Nons voyons au-| jourd'hui combien étaient sincères quelques unos des paroles qui ont été dites alors en public !
Or, Mgr, comment le respect pour le Clergé ne diminuerait-il pas quand on observe ainsi tantôt dus luttes acharnés et des reproches mutuels de mauvaise foi, tautôt des menées sourdes ou des intrigues secrètes qui n’ont que des prêtres pour auteurs où pour objets? Le rire est universel Mongueur, et m'est avis que ce ne sont pas les rieurs qui sout coupables d'irrévérence, mais ceux là seuls qui reportent aujourd'hui sur les ecclesiastiques modérés la guerre sans merci qu'ils faisaient aux laïcs défendant leur droit et leur conscience coutre l’arrogance ultramontaire locale !
Ainsi, pour avoir voulu décréter ex cathedr& de gallicanisme un Archevèque et deux prètres, auteurs d’un document connu des seuls Evêques,—
je fais ici abstraction de cette déplora-
ble habitude, suite d’une grziude étroitesse d’esprit ou d’un fanatisme odieux, de présenter toujours comme dignes de tous les mépris et de toutes les haînes, ceux qui ne sont pas ultramontaius de cœur ou de profession ; car au point ou en sont les choses, Mgr. il va falloir haïr et mépriser bien des millions de catholiques qui ne veulent plus suivre le parti de la dominatior et de l'écrasement dans l'Eglise — pour avoir voulu,.dis-je, décréter ex cathedrä de gallicanisme un Archevèque et deux prêtr.s, parcequ'on jugeait ce moyen ie meilleur pour discréditer celui là à Rome, on a tout simplement forcé ces deux prêlres, bien à leur corps défendant évidemment, de publier un fait qui, non seulement nous montre le Nouveau Monde sous son vrai jour comme calomniateur impudent des ecclésiastiques qui ne veulent pas tomber dans ses exagérations, mais qui comproret aussi le seul Evêque qui eût pris covie du document et fût en même temps en antagonisme ardent avec l’Archevêque. Voilà l'unique résultat pratique de toute la grande et honnête stratégie du Nouveau Monde !
Voilà le service que le journai fondé par V. G. lui a rendu !
Comment le respect pour le Clergé ne diminuerait il pas, quand nous voyons la même sainte feuille traiter de galli-
pour le 1and on achare mausourdes ont que 1 pour 1 Mon.
1e sont upabies uis qui ecule- *e Sans s défen- 1ce Counlocale !
réter ex chevèrs d’un ques, — éplorae étroiodieux, gnes de haïînes, taius de u point a falloir lions de s suivre à l'écrar avoir edrä de et deux moyen celui là it forcé orps délier un montre ai jour ent des as tomais qui qui eût 1 même il avec résultat et hon- Monde !
i fondé
lergé ne voyons de galli-
cans et de catholiques libéraux, Mgr.
dication du libre arbître du catholique
Dupanloup, Mgr. Strosmeyer, l'Abbé | dans la sphère volitique et sociale ?
Gratry, l’Evêque de Little Rock, M. de Montalembert, Mgr. l’Archevèque de Québec pour sa bonne petite part, puis Messieurs Cazeau et Paquet et tous les prêtres du Séminaire de Montréal, et cela après avoir, la veille méme, informé gravement ses lecteurs que la réunion des caiholiques libéraux formait bel et bien, en ce monde, LE VÉRITABLE SANHÉDRIN DE L'ENFER !!!
Si les gens que je viens de nommer forment en monde le véritable sanhédrin de l’enfer, que restera-til donc, Mgr., eu fait de qualification ecclésiastique, pour l'horreur des horreurs aux yeux du saint journal : les libéraux tout court ? Il ne reste plus rien pour coiffer dignement ceux ci! Les autres ont tout reçu !
Vraiment, Mgr., peut-on traiter pa reilles extravagances autrement que
r le rire? On dirait en vérité que
es diverses sections du Clergé ne songent qu'à se lier réciproquement sur la noue et à se peindre mutuelle ment en noir avec une bonne volonté que ceux qu’il prétend être ses enne.
mis n'auraient jamais su y mettre!
Où allons-nous donc chercher la sincérité et la bonne foi dans ce tohu bohu rehgieux, dans ce pèle-mèêle ecclésiastique où de chaque côté l'on prétend que le rnensonge est de l’autre !
Voyons, Mgr., ne suis-je pas aujourd'hui triplement vengé des injures que Votre Grandeur a cru pouvoir m'a dresser devant le public? Que V.
G. montre donc daus tout mon passé rien qui ressemble de bien loin à cette remarquable succession d'intrigues de prêtres contre prêtres, de reproches mutuels de déception systématique que chaque jour que le bon Dieu nous amène fait surgir devant nous ?
Quand donc ai-je dit des ecclésiastiques la dixième partie de ce qu’ils disent aujourd’hui les uns des autres ?
Comment donc V. G. peut-elle tolérer, comme elle le fait, les insultes du Nouveau Monde aux dignitaires ecclésiastiques, et même ses calomnies formelies, quand elle représentait comme doctrine de pestilence la ue reven-
Oui certes je suis vengé quand je vois V.G, qui me reprochait si amèrement d'en appeler à l'opinion publique de ses erreurs de jugement et &e ses sévérités inintelligentes, obligée elle même aujourd'hui de reconnaître la compétence de ce tribunal en dernier ressort et de faire plaider (1) sa propre cause devant cette même opinion publique qu’elle méprisait quand elle ne prévoyait pas qu'elle aurait besoin d'elle plus tard !
Au reste, il n’y a pas qu'ici que ces luttes ardentes dont nous sommes témoins se manifestent dans le Clergé.
Si je sors du Canada, je vois les mêmes antagonismes, les mêmes rivalités, causées, je dois le dire, par ce parti pris que je remarque dans la faction ultramontaine de tout diriger, de tout régenter et de tout écraser quand elle se croit assez forte. C'est dans la faction ultramuntaine surtout que je vois l'irrésistible propension à l'injure contre tous ceux qui ne se soumettent pas aveuglément à l'ipse dixit des exagérés. C'est là surtout que je vois le parti de l'intolérance arrogante, de la violence morale, de l’intimidation ecclésiastique et de la perversion systématique äes questions et des faits; exactement cumme au temps des fausses décrétales, de la compilation mensongère appelée le Décret de Gratien; comme au bon temps des fraudes pieuses et des faux innombrables que l’histoire vraie mel à la charge de l’ultramontanisme.
Ce parti s'est montré ce qu'il est partout jusque dans Le Concile du Vatican.
Au dehors la Civilla cattolica, les Veuillot et les Margotti comparaient les Evêques de la minorité aux francsmaçons et les assimilaient chrétiennement aux athées ; et au dedans—tout se savait malgré le secret imposé— c'est tel a be de la majorité, un de ceux probablement qui avaient pré-
ee
(1) Depuis ce temps, Sa Grandeur est venue plaider elle-même sa cause devant l'opinion publique. Nous étions des indociles, nous, pour avoir fait précisément cela !
LU
senté le poing à Mgr. Strossmeyér dans le terrible tumulte de la célèbre séance du 22 Märs, et l'avaient forcé de descendre de la tribune ; c'est tel Evèque de là majorité, dis-je, qui jette à la face du Cardinal Guidi les évangéliques épithètes de bwbante et brigan:
tino (1); c'est tels autres Evèques de la majorité qui, si un évêque de la mino rité protestait de sa vénération pour le Pape, lui lançaient à pleins poumons à travers la salle ce mot si plein d'insulte : Æ osculatus est illum{? ).. supposant ainsi à leurs collègues de la minotité l'effroyable hypocrisie du baiser de Judas, c'est-à-dire la trahison en essence : vendre tout à la fois son chef, son ami et son père!! Voilà comment le parti ultramontain effa- Gait au-dedans les écarts et les violences des éxagérés du dehors ! Le scan:
dale vient-il d'assez haut ici ?
Et pour couronner le tout, le Pape lui-même, qui semblait faire de la proclamation de son infaillibilité une question persunnellé, et qui n’a pas même reculé devant l’intimidation di:
recte et les reproches ‘acerbes pour obtenir, le Pape lui-même dit un joux dans une réunion où se trouvaient
plusieurs Evêques de la minorité, qu'il y avait trois classes d’opposants au dogme ( de l’infaillihilité) : « les igno rants, les esclaves de César et ‘les 14che:» Et cetté véridique classification comprenait naturellement : 1° Les 86 Evêques qui ont voté Non Placet; ?o les 62 qui on! voté Placel Juxtà modum; 3o et les 78 quise sont absentés plutôt que de voter contre leur conscience !
u tout 226 Evèques tivrés au mépris du monde catholique ! ! E. par qui ?
Que dire après cela, Mgr? Et je ne cite presque rien ici des violences on des excès de la majorité du Concile !
Je ne is rien des interruptions outragéantés des Légats-présidents envers des Evêques aussi vénérables par leur âge êt leur science que par leur élojuence et leur sincérité. Mais s’ii est vrai qu'ilexiste dans l'Eglise 226 Evê-
(1) .Coquin et brigand (2) Et il l’embrassa,
ques dont les uns méritent d’être comparés à Judas par leurs collègues, ét les autres d'être appelés des ignorants el'des läches par leur''chef, où en est donc rendu lépiscopat ? C'est un homme que V.G., à calonimié publiquement qui ose se permettre de lui demander si le Pape à aussi calomnié ces 226 Evèques ? 4 Heureusement ceux qui lisent et étudient, ceux qui ne se décident qu'après avoir examiné les déux côtés d'une question ; ceux-là savent que c’est dans la minorité du concile que sétaient réfugiées la vraie science ecclésiastique et la véritable droiture d'’intention ! Où sont donc les réponses, je ne dirai pas sérieuses, mais folérables, aux discours si pleins de modération, de faits, dé savoir et de logique des Héfélé, des Connolly, des Guidi, des Strossmeyer, des Schwartzenberg, des Rauscher, des Darboy, des Maret, des Haynald, des Kenrick, des Rivet, des Dupanloup. des Ketteler et des Gi nouilhac? Voilà les esprits vraiment émiients du Conéile; voilà ses vrais savants, et surtout ses orateurs toujours sincères dans leurs citations historiques ! Oserait-on dire que l’on 'trouvera ces réponses dans les périodes de rhéteur et les fausses citations historiques de Mgr. Manning ; ou dans les fausses appréciations de faits et les né!
gations de ce qu'il savait être vrai, de Mgr. Dechamps ; ou encore dans l’histoire ecclésiastique romantisée de Mgr.
Valerga ? (1) Serait-ce le discours dé ce bon Evèque de Sicile qui informait gravement les Pères que la Ste. Vierge elle même, répcud à'une députation des Siciliens, les avait assurés | qu’elle était présente quand son fils avait accordé l'infaillibilité à Pierre et à ses successeurs ? Serait-ce le discours d’un savant Evêque du Sud de l'Italie qui insistait sur l'adoption de la sou:
tane longue parceque c'était dans ce costumequedJ C. était monté au Ciel ?
Serait-ce ce savant Evêque Espagnol qui afñrmait que le Pape était la continuation de lincarnation du fils de Dieu ? Serait-ce cet autre savant Evé-
—— tn
(1} Décédé il a quelques mois.
que pha du | en ] les
avai S'Op fair van r'ait dog:
alIss port des autr joril (« CE que glise que app nid, bors riqu enr fonc cerk nie est
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e comuëes, et norants en est Bst un publide lui lomnié
et étuu’après d'une st dans étaient ésiasti- ’intenses, je érables, ration, ue des di, des rg, des ret, des vet, des des Gi:
raiment 1s vrais rs tottas histonn trouodes de historians les iles né!
vrai, de ns l’hisde Mgr.
ours dé formait Vierge putdtion | qu’elle vait acot à ses liscours : l'Italie la sou:
lans ce u Giel ?
spagnol la confils de nt Evè-
que Espagnol qui affirmait avec emphase que l'iufaillibilité personnelle du Pape.avait été de tout temps crue en Espague, quand il est constant que les Évèques espagnols, à Trente, avaient formellement déclaré qu'ils s'opposeraient à toute tentative de la faire décréter ? Serait-ce cet autre sa.
vant Archevèque espagnol qui décla rait avoir tellement soif de nouveaux dogmes qu'il désirait voir proclamer aussi la nature divine @1 pouvoir temporelet linviolabilité de droit divin des états de l'Eglise ? Serait-ce cet autre savant Evèque italien de la majorité qui affirmait carrément que «ceux-là sont fils de Satan qui disent que les Evêques sont juges dans l'E:
glise ?» Serait-ce encore ce sage Evé:
que français qui, dans un sermon, appelait la minorité : «ce parti de niais, ces aveugles conduits par un borgne !!»{l} Voilà La science historique des Evèques da la majorité mise en regard de la science sérieuse et profond de ceux de la minorité, Je ne nie certes pas qu'il y eût aussi des lumières dans la majorité, mais ce qui est incontestable pour ceux qui ont suivi le Concile avec l'attention voulue, west que la connaissance approfondie de l'histoire et de la tradition, les cita+ tions correctes et les appréciations honnêtes des faits, étaient du côté de la minorité, qui d'aiileurs à constamment montré une immense supériorité intellectuelle, C'est un fait d’ailleurs que les 226, Evèques de la minorité représentaient ensemble plus de 115,- 000,000 d’âmes, pendant que les 500 Evêques de la majorité n'en représen:taient que: 76,000,000 à peine ! !
Au reste je n’enutends pas entrer ici dans une discussion étendue de ces choses. Je me contenterai de demander à V. G. pounoi uous attacherions dorénavant l2 moindre imporange aux injures que les exagérés ‘d'ici nous ädressent si souvent quand 226 Evêques si éminents et représentant réellement la portion la plus éclairée du monde catholique, en ont
(1) Mgr. Dupanloup a perdu un œil depuis plusieurs années.
été abreuvés à Rome par le parti dont nous combations la queue ici |
Je sais que l'on peut dire que la plupart des. Evêques de la minorité se sont depuis railiés à la majorité et ont fait leur. soumission au Pape. Je ne discuterai pas ce fait ici car cela m'entrainerait trop loin. Je me contente- ‘ai seulement d'observer que tout en respectant les motifs qui ont amené ces :vèques à désavouer leur opposi tiou, je d'ai vu aücun d’entre eux indiquer en quoi il s'était trompé et où se trouvait ie faux de ses raisonnemeuts. Une adhésion tacite, ou formuiée en termes vagues et généraux, ne détruit pas des faits péremp'oires et des raisons irréfutables produites au soutien d'opinions que l'on abandon:
né tout à coup saus dire pourquoi.
| Quand on à démontré par une foule
de citations exactes et par des raisonnements sans réplique que toute la tradition de l'Eglise était.en opposition formelle-avec le nouveau dogme, Fad'hésion tarite ne change jas La tradition. Quand on a montré sans denégation possible qu'en combattant le nouveau dogme on ne faisait que se rattacher honnètement à l'ancienne foi de l'Eglise, l'adhésion tacite ne démontre pas que cette foi n'ait pas subi une modification profonde. Quand ov a prouvé à l'évidence que cequi était indifférent hier ne peut causer aujourd'hui la damnation des âmes, l'adhé:
sion tacile ne montre pas pourquoi il faut croire qu'elles s,nt. damnées le lendemain quaud elles ne l'étaient pas la veille. Ilest bien évident que lon a cédé pour avoir la paix, mais personne ne peut croire sans explication sérieuse que l’on se soit railié par conviction. Ge fait peut bien montrer la puissance du système, mais il démontre encore mieux que sous ce système les consciences ne sont pas libres. Or c’est une pénible chose que..de, voir tant d'hommes si éminents par leur savoir et leurs vertus préférer abdiquer leur conscience. pltôt. que ‘de maintenir inflexiblement cexqu'ils ont démontré avec évidence étre de vrai! On ne les a certainement pas réfutés ; ils ne se sont pas réfutés eux-:nêmes en
Mmes dé us Lode ré EE Le
montrant où et comment ils s'étaient trompés ; ils n'avaient donc pas dans leur conscience le droit de se rallier sans explication aucune à ce qu'ils ont si clairement démontré étre faux en doctrine. Que les motifs soient respectables je ne le conteste pas, mais que l'acte soit injustifiable en saine raisun et en conscience éclairée, je ne vois pas trop sur quoi on peut le nier.
Etjene vois pas de meilleure preuve de ce que je maintiens :ci que les raisons même auxquelles les feuilles religieuses ont recours pour justifier des adhésions que leurs auteurs eux-mêmes n’ont pas motivées parce qu'il eût été impossible de le faire d’une manière satisfaisante ponr le public et pour eux-mêmes.
Galilée aussi a dû adhérer, sous la pression de l’inexorable et odieux systême inquisitorial, à la belle 4octrine de lhérésie du mouvement de la terre.
En croyait il moins dans sa conscience que la terre tournât ? Il venait de le démontrer irréfutablement ! Et la terre a-t-elle cessé de tourner parce que les membres de lInquisition, qui savaient
arfaitementqu'elle tournait,croyaient a religion intéressée à ce que le vulgaire la crût immobile, et ont pour cette raison forcé Galilée de déclarer qu’elle ne tournait pas? Son adhésion sans explication détruisait-elle sa démonstration? Il en est ainsi des Evéques qui out donné leur adhésion silencieuse à une doctrine qu’ils avaient péremptoirement démontrée être en opposition avec toute la tradition chrétienne. Leur adhésion sans explication ne détruit pas leurs démonstrations, et n'empêche pas plus la tradition de rester ce qu’elle est que l’abjuration de Galilée n'a empêché la terre de tourner. L'adhésion silencieuse des Evè ques à uue doctrine dont ils avaient victorieusement prouvé la fausseté vautonc autant que l'abjuration par Galilée d’un fait certaiu à ses yeux et qu'il avait démontré.
Mais voilà, Mgr. que je reçois ie Nouveau. Monde de ce soir (29 juillet).
J'y lis la circulaire de V. G. sur la question des écoles du Nouveau Brunswick. Voilà donc un nouveeu fait d’an-
tagonisme grave entre les pasteurs.
V.G. vient,—sans dire en toutes lettres, sans doute, que telle soit son intention, afin de conserver un peu les dehors aux yeux de ceux auquels il faut mettre une chose sous le nez pour qu'ils l’ap perçoivent—V. G. vient réfuter les circulañes de Mgr. l’'Archevêque et de l'Evêque de Rimouski. Ceux-ci prétendent que l'opinion du Dr. de Angelis (1) n’est que celle d’un homme compétent si l’on veut, mais ne pouvant parler que pour lui même. V.G. y voit au contraire la même autorité que si la congrégation elle-même dont il est membre avait parlé. Ces deux Evêques prétendent que tout l’ordre hiérarchique serait renversé si l'on regardait l'opinion de Mgr. d’Angelis comme règlant la question. V. G. prétend de son côté que l’ordre hiérarchique ne serait pas renversé du lout parceque ce théologien est un écho fidèle des saintes congrégations, et que la question pes être réglée paniers sans que e Pape intervienne! Voilà donc V. G.
rendue à affirmer que dès qu'ii prend envie à un Evêque de consulter un théologien romain en lui exposant une question à son point de vue, il faut que tout le monde, Parlement et citoyens, acceptent l'opinion de ce théologien que l’on ne connait pas et qui ne connait rien de notre ordre social ni de rotre constitution politique, comme règlant la question qui lui est soumise! Aux yeux de V.G. le théologien vaut la congrégation dont il est membre. C’est pousser bien loin, Mgr.
cette idolätrie, je ne counais pas d’autre mot, envers la curie romaine que le Clergé manifeste en toute occasion et qui, je dois le dire révolte le sens intime: {° de tout homme qui com prend ce que c’est que les affaires; 2° de tout homme qui connait un peu l’histoire et les faits et gestes, à diverses époques, de la susdite curie. Mais V.G. compte évidemment beaucoup sur ce que peu de personnes jci connaissent cette intéressante histoire.
(1) Consulté par Mgr. de Montréal sur le vote des députés catholiques sur la question des écoles du Nouveau-Brunswick.
asteurs, lettres, ention, dehors mettre ils l'ap les cire et de -ci prée Angee com- Douvant . y voit que si til est vêques brarchigardait comme end de que ne eque ce es sainuestion ans que c V.G.
prend ter un ant une il faut t et ci- :e théoet qui > social litique, | lui est le théont il est a, Mgr.
as d’auine que ccasion le sens i com ires ; 2° un peu diver- . Mais aucoup Ci conire.
il sur le question
as ET
Enfin l'Archevêque et l'Evêque de Rimouski informent les curés deleurs Diocèses qu'il leur est absolument interdit d'appliquer les principes généraux à tel candidat, à tel parti, ou à telle classe d'électeurs ; de désigner les candidats en chaire et de se prononcer sur leurs mérites respectifs; ou de conseiller ou ordouner aux fidèles de voter pour tel candidat plutôtque pour tel aut.e; et V. G. vient affirmer au contraire que les pasteurs des électeurs sont chargés ex officio de leur enseigner ce devoir si grave et si sérieux dont le salut de beaucoup d'âmes dépend ! Mais V.G. se donne bien gaide d'ajouter aucune des règles salutaires que ses deux coliègues établissent dans leurs diocèses. Donc lierté entière, dans le Diocèse de Montréal, d'attaquer en chaire les partis, lês candidats, ou les
articuliers qui peuvent déplaire au juré ou au Vicaire. Donc aussi ses coliègues sont beaucoup plus inditfé rents au salut des âmes que V.G. Et à l'appui de son opinion, V. G. cite avec complaisance la circulaire de l’Archevêque de Naples à son Clergé.
oilà donc la grande lutte ouverte entre pasteurs sur un terrain bien défini. Dans le Diocèse de Montréal les Curés devront faire, puisque c’est un devoir d'office, ce que l'Archevèque et l'Evêque de Rimouski déclarent leur être absolument interdit chez eux. On est donc obligé de faire dans le Diocèse de Montréal ce qui peut être une cause d'interdiction dans les deux autres diocèses. « Vérité en deça des Pyrénées, erreur au-delà.» Que vont donc faire les pauvres fidèles qui connais sent ces graves dissidences? Suivre leur Evèêaue ? Mais ce n’est pas l’Evéque qui crée le péché d'un mot, c’est l'acte en lui-même qui est fautif ou non suivant qu'il s'accorde ou non avec les règles. Quelles sont donc les bonnes règles, celles de l’Evêque de Montréal ou celles des Evèques d’en bas ? C’est donc encore le cas, Mgr. dé dire avec le Pape St. Célestin, quand on voit les Evêques offrir des pâturages aussi discordants : que « bienheu reux est le troupeau qui peut choisir entre les pâturages. »
Tout ceci, Mgr., est du plus haut comique pue ceux qui se sont vus si souvent l’objet des saintes diatribes des ennemis de la raison. Car enfin quand ceux qui prétendent être les seuls guides de la raison des autres sont pris aux cheveux, comme le montre l'arrogante réponse du Nouveau Monde du 30 à la lettre bien autrement
convenable de MM. Cazeau et Paquet, :
quelle autre alternative reste-til aux spectateurs de l’édifiante lutte, que de suivre leur propre raison pour sé décider ? Et ne faut1l pas en faire autant quand les Evêques diffèrent comme les Prêtres? Au reste je trouve tout naturel que les ennemis de la raison se montrent si peu raisonnables.
Il y a une logique des choses qui s’impose forcément.
Il faut donc toujours en revenir là, Mgr., malgré tant d'efforts de logiqüe et tant de rhétorique perdue : CHACUN DOIT SE SERVIR DE SA PROPRE RAISON POUR TROUVER LE VRAI.
Mais dans tout cela, Mgr. dans ces conflits si graves entre gens qui se vantent de leur unité, et qui pourtant déclarent si souvent mérite ici ce qui est péché là, il surgit une question de la plus haute importance théorique et
ratique : celle de la suprématie absoue réclamée par l'autorité ecclésiastique sur le pouvoir civil.
Les peuples vont-ils accepter partout une direction aussi peu sûre d’ellemême que celle que l'on nous offre ici? Les Evèques sont aux prises et se contredisent ; les prêtres se renvoient mutuellement dés reproches d’ignorance et de mauvaise foi ;—ce qui porte bien des gens à tirer la concinsion que les deux parties semblent ne valoir guère mieux l’une que l’autre; mais je constate toujours que l’arro.
gance des formes et souvent le mépris de la vérité sont avec les ultramontains—et voilà les guides que l’on nous offre ou plutôt qui s'imposent à nous de droit divin!
L'idée que le Clergé doit être le guide universel dans les matières temporelles peut-elle être bien facilement acceptée par ceux qui sont chaque jour témoins de la complète incompétence
SEE ÉPARS SRETE
LS nn pin aps SATA
STE aecgne
hein ne
des membres du Clergé en général non seulement sur les questions de droit naturel ou politique, ou d’écouomie, politique, mais aussi sur les questions les plus familicres, Les plus simples.et les plus, usuelles du droit civil? Peuton accepter la direciion d'hommes qui ne font jamais aucune étude de ces choses et dont l'éducation particulière les rend:impropres à les étudier plus tard ?
Quelle philosophie du droit naturel ou politique est possible avec les partisans aveuglès du principe d'autorité en matière purement politique ou philosophique ? Même sur les questions qu'on appelle mixtes, les laïcs vot-ils regarder comme certainement vraies les décisions d'hommes qui, par le manque d'études légales, restent toujours étrangers à l'une des faces des questions qu'ils prétendent décider en si grande connaissance de cause? Les théologiens ne sont-ils pas d'habitude les plus incompétents des hommes sur toutes les questions qui touchent à l'ordre économique ou légal? Et comment seraient-ils compétents? Ils ne connaissent pas ces questions ! La nature de leur éducation et jusqu’à lenr genre de vie les leur rendent étraugères ! IL suffit de lire cette opinion du Dr. de Angelis, qu’on nous présente comme une si haute autorité, pour voir qu'il n'a aucune notion. sérieuse, J'oserais dire aucune teinture de droit constitutionnel ou fédératif! Et de fait quelle notion approfondie de droit politique peut avoir un homme qui n'est pas sorti du cercle étroit d'idées absolutistes qui a fait de la Rome pa pale le type de l’immobilité politique et sociale, de la, stagnation intellectuelle et industrielle, et de l’opposition instinctive el opiniâtre à toute espèce de progrès ?
On nous dit que les canonistes romains ne décident que le point de vue religieux des questions. Mais, Mgr, depuis que le Syllabus est venu montrer que toute question. politique ou d’administration impliquait un principe religieux, il faut toujours en revenir là: subir la direction du prêtre sur un grand nombre de questions qui
sout de: fait purement politiques ou sociales, mais où il trouve toujours moyen de glisser une prétention reli< gieuse,
Laissons de côté les interprétations plus ou moins libérales de quelques auteurs ecclésiastiques forcés de subir les nécessités de certaines circonstances incontrolables, et prenons le droit canonique pur, tel qu'interprété par le Syllabus d'abord, puis, par cette in croyable bulle. Apostolicæ Sedis qui, sons l’adroit prétexte de diminuer les causes d’excommunication, ce qui la faisait regarder par la foule comme un grand acte de charité du Pape, s'en venait au contraire rééditer eu plein dix-neuvième siècle la fameuse bulle In Cœna Domini, cet arsenal de l’omnipoteuce papale, que le ‘pape Clément XIV avait enfouie au plus profond des archives romaines parce que son application pratique était devenue aussi impossible que ses dispositions étaient absurdes comme système politique.
C'est cette bulle dont les Pères du Concile eurent communication à leur première réunion, qui les frappa si fort de stupeur et qui fit comprendre à tous les hommes modérés du Concile que la Curie avait tout préparé de mauière à faire de es dernières Grandes Assises de l'Eglise le point définitif de séparation entre elle et l'esprit huraain.
Et l'on s’obstine à ne pas voir que malgré toutes les condamnations et les anathèmes portés contre celui-ci, il ne s'en porte pas moins bien !
Avec deux documents comme ceuxlà, Mgr. il n’y a pas de gouvernement constitutionnel on républicain possible sous la calotte des cieux, car les.immuuités ecclésiastiques qu'ils décrêtent sont si nombreuses et si fondamentales que l’autorité civile n’a plus aucune espèce d'indépendance quelconçue et se trouve à Chaque pas entravée, arrêtée ou nullifiée par quelque prétendu droit divin d’origine singuièrement humaine. V.G.n'ignore pas sans doute combien souvent les hommes ont fait Dieu semblable à eux, ne pouvant se faire semblable à lui.
Le Pape possède donc, sous le régime consacré définitivement par le
Syit Sed titi mai ne « que au
dan les x les { sa C'es xim votr pro Hisn prin me
droi La v Et v imp les | rital
senti que quoi ques Ce les tièra jets a lo clai de f4 eccl vont tent A ips0 eccld exe mais Et 1 nica est i l'ap
es ou jours reli<
Ations ques subit standroit par le te in s qui, 1er les qui la me ut e, s'en plein bulle ’omniément nd des on apaussi étaient que.
res du à leur ppa si ndre à oncile de marrandes nitif de urain.
1e malet les i, 11 ne
> ceuxnement >ossible les imdécrè- | fonda- ’a plus e quelpas enpuelque singuore pas s homeux, lle ul
par Je
1 le ré.
Syl'abu:, et en 69 par la bulle Apostolicæ Sedis, Le droit d'annuler toute constitition, loi ou rescrit quelconque formant règle politique dans un état, qui ue consacre pas l'immunilé eceléstustique ! Et cela parcequ'il a plu nn jour au pape Boniface VIII de déclarer dans la bulle Unam Sanctam que tous les droits procédaient du Pape, puisqu'il les tient tous réunis et renfermèês dans sa poitrine! (in serinio pectoris sui).
C'est probablement de cette belle maxime de droit social et chrétien que votre grand Donoso Cortès, l'un des prophètes modernes de l'ultramontäuisme, à déduit Le correct et lumineux principe de droit public : que «l'homme par lui-même ne possède aucun droit,» pas même je suppose celui de la vie et de la recherche du bonheur!
Et voilà les hommes dont on voudrait imposer les opinions incorrectes à tous les points de vue à ceux qui ont la véritable notion du droit! Dire que l'homme n'a aucuns droits par luimême, cest implicitement dire que Dieu s’est trompé en lui donnant la raison.
Quelle répression des délits sera possible si l'on admet comme :ègle de l'état la bulle Supernæ dispositionis, émanée par le pape Léon X avec l’assentiment du 5me Concile de Latran, que l’ultramontanisme appelle général quoiqril ne fût composé que d’'Evêques italiens.
Cette bulle déclare que de droit divin, les ecclésiastiques sont exempts, entièrement et absolument, de toute hrs de civile, et indépendants de a loi civile. Or cette déclaration dénie clairement au pouvoir civil le droit de faire juger et punir les crimes des ecclésiastiques! Les gouvernements vont-ils accepter en ce siècle une pré:
tenti, 1 aussi monstrueuse ?
Aïnsi un juge serait excommunié ipso facto s'il jugeait et pun’ssait un ecclésiastique coupable de meurtre par exemple! Cela est rare aujourd’hui, mais c'était très commutr autrefois.
Et le fait est, Mgr. que cette excommunication existe de droit à l'heure qu'il est ici ét partout; mais on n'ose pas l'appliquer pour ne pas provoquer uñe
réprobation générale, Si le Pape Léon X ue s’est pas trompé en définissant le droit divin comme il l’a fait, il est hors de doute que daus n’imnorte quel pays un juge catholique qui ne se récuse pas quand un ecclésiastique esi cité à comparaître devant lui, est excommunié par Le :1it même. Il ne doit donc être admis ni aux sacrements ni à la sépulture chrétienne à moins d'être absous, par exemple, du singulier péché qu'il aurait commis en condamnant un ecclésiastique À payer une dette à un laïc. Car cela même est un péché d'après les dispositions de cette bulle. V, G. ostrait elle aujourd'hui informer nos juges qu'ils sont passibles de refus de sépulture ecclésiastique pour décider un litige quelconque de laïc à ecclésiastique ? Certainement non! Et pourtant, Mgr. ie droit est là, formulé et défini par un Pape approuvé par un concile et annoncé eæ cathedrä au monde catholique, et récemment confirmé par le Pape actue:; !
Cette disposition du droit ecclésiastique est tout aussi rigoureusement obligatoire que celle qui a trait aux livres à l'index. Pourquoi donc V. G'néglige-t-elle complètement l’une quand elle est si obstinée dans l'application de l’autre? Si elle ne pèche pas en v’observant pas la* première, pourquoi pècherait-elle en adoucissant la seconde dans l'application, ce que font tous ses collègues que la passion n’inspire pas ?
Et c'était précisément cette question de La juridiction civile sur les personnes ecclésiastiques qui a été la cause de là grande querelle entre Henri IT, Roi d'Angleterre et l’Archevêque Thomas Becket. Plus de cent meurtres, sans parler des autres crimes, avaient été commis en deux ou trois années par dés Ecclésiastiques, et lArchevêque s'opposait inflexiblement, sous' les instructions du Pare, à ce qu'ils fussent jugés par les cours civiles. Les pénitences que l'Eglise imposait alôrs aux, prêtres criminels étaient absolument dérisotres, et les plaintes ‘étaient si gra:
ves et si universelles contre la démoralisation des ecclésiastiques que le gouvernement sentait la nécessité de
Pr.