‹ La grande guerre sur le front occidental (volume 2)Chapitre 21 sur 32 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

La bataille à la 68 e division (8 septembre). — Le détachement Ferry. — Réoccupation de Sainte-Geneviève. — La 2 e division de cavalerie. — Le fort de Troyon. — La 74 e division à Rehainviller. — Le 16 e corps. — Le 8 septembre à Metz. -— Le 9 septembre au 20 e corps. — La 68 e division. — Bombardement de Nancy. — Offensive du 16 e corps. — La bataille à "-l'aile gauche. — La 2 e division de cavalerie. ,

. Le 8 septembre, l'offensive allemande continuait sur le GrancKiouronné, mollissant peu à peu (1), bien que le bombardement durât encore.

Dans la nuit du 7 au 8, nos adversair.es tentaient de nouvelles attaques sur le front du 20* corps. Ils se jetaient sur le bois de Crévic, sur Haraucourt, sur la forêt Saint- Paul, sans aucun succès. Une autre attaque sur le bois d'Haraucourt (6 heures) échouait également.

Aux deux ailes, les Allemands ne prenaient aucune initiative. A gauche, ils se bornaient à canonner Sainte- Geneviève, Bezaumont, Leyr. A l'aile opposée, c'est le 16 e corps qui les attaquait, comme nous le verrons.

(1) Christian-Frogé\ op cit., p. i47î Hanotaux, VI, p. 99.

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Le général de Castelnau avait donné Tordre de reprendre l'offensive sur tout le front du Grand-Couronné. Après s'être reconstituées pendant la nuit, les divisions de réserve reprirent le combat des pentes est du Mont d'Amance vers la forêt de Champenoux. Dans la matinée, la 68 e division était renforcée par un détachement de la 64* sous les ordres du lieutenant-colonel Roussan : un bataillon du 286*, neuf compagnies des 202 e et 275 e , arrivés à •Laneuvelottc.' Il prenait l'offensive suivant l'axe Velaine, Champenoux et, dès 8 heures, atteignait la tranchée médiane de la forêt. Des fractions du 262 e poussaient même jusqu'à la lisière est. Ce suetès pe durait pas et i4 fallait se retirer lentement sur Cercueil, où le détachement arrivait entre 21 et 22 heures.

Au nord, le bataillon du 286 e enlevait (iâ heures) la maison forestière voisine de la ferme de La Bouzule. Ceux du 206 e , bien que réduits à cinq compagnies, s'emparaient de la halte du même nom. Au sud, le 344 e , longtemps retenu autour de Velaine par un bombardement intense, entamait vers midi seulement un mouvement sur Erbéviller. Il échouait dans cette attaque et, le soir venu, se reformait à la ferme de Voirincourt, entre Velaine et Pulnoy. Enfin, dans le secteur de la i35 e brigade, le 234 e tentait de reprendre la ferme de Quercigny. L'ennemi répondait par une menace d'enveloppement qui, vers 19 heures, nous obligeait à la retraite sur l'auberge du Cheval Rouge, à l'est d'Ecuelle (1).

Les mouvements rétrogrades opérés par la majorité de ces troupes résultaient d'une violente attaque sur le Mont d'Amance, sans doute par l'ordre du kaiser. On vit l'ennemi sortir de la forêt de Champenoux aux sons des fifres

(1) Colonel Bujac, loc. cit.

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et des musiques. Il marcha ainsi sur nos tranchées, en dépit des pertes provoquées par le fusil, par la mitrailleuse, par le 75 et par le i55. Il fut accueilli par une contre-attaque à la baïonnette : « Nos soldats étaient épuisés, hagards, soutenus par leurs âmes. Ils n'avaient plus le temps de manger.... Ils n'espéraient plus survivre. Ils s'exposaient comme des, immortels ». Souvent l'artillerie devait cesser le feu, tant nous étions enchevêtrés avec )| 'ennemi (1).

Ce dernier ne parvenait pas à pousser jusqu'au sommet du Mont d'Amance, bien qu'il eût occupé un instant les fermes de La Fourasse et de Fleur-Fontaine. Il subissait des pertes terribles. Des régiments, des brigades auraient disparu (2).

A 5 h. 3o, le détacheipent Ferry avait reçu du général Léon Durand l'ordre impératif de contre-attaquer sur le front Courbessaux, Velaine. Il se rassemblerait d'abord à Cercueil. Cet ordre était exécuté, mais le rassemblement se voyait aussitôt pris sous un violent, bombardement. Le général Ferry jugeait nécessaire de prendre du champ et reportait ses troupes vers la cote 252, entre le bois du Grand-Saint-Phlin et le bois Brouillard, au sud-ouest de Cercueil.

^ Sur les entrefaites, il recouvrait une pleine liberté d'action. Un' ordre du général de Castelnau constituait ce groupement en « réserve d'armée » et interdisait d'y faire aucun prélèvement. Le commandant de la 2 e armée allait même jusqu'à « déléguer » au général Ferry « la décision

(1) M. Barrés, Voyages de Lorraine et d'Artois, p. 28, cité par Hanotaux, VI, p. 100.

(2) Nous ramassions, dit-on, 4o.ooo plaques d'identité devant le Grand-Couronné (Ch. de Souza, La défaite allemande, p. 216, cité par Hanotaux, VI, p. 100).

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d'employer sa brigade (sic) au mieux, dans la direction qui lui paraîtrait la meilleure, quand il serait exactement orienté sur la situation générale ». A cet effet, le général Ferry devrait « se tenir en liaison avec lp 20 e corps et avec le 2 e 'groupe de divisions de réserve ».

On voit que cette délégation excédait singulièrement les habitudes. Il semble même quelle dépassât ce qu'exigeait une saine compréhension des faits. Le détachement Ferry constituait, en effet, la réserve de l'armée. Nul autre que le commandant de cette armée ne pouvait juger des meilleures conditions de son emploi. Les pouvoirs exceptionnels accordés au général semblent confirmer qu'un certain désarroi régnait alors à l'état-major de la 2 e armée.

Cependant, la situation restait à peu près la même dans la partie nord du Grand-Couronné. Le canon allemand continuait de retentir à Dieulouard et au bois de Cuite; les obus tombaient nombreux au Signal de la Vierge et à Landremont, sur le 232 e . Dans la matinée du 8 septembre, un bataillon du 3i4 e repartait pour Ville-au-Val et Bezaumont et la 117 e brigade se tenait prête à réoccuper le reste de la position évacuée. Une batterie de 120 court sur Cingoli, jusqu'alors au col de Sivry, était transportée sur la hauteur de la Grande-Garenne, au nord de Custines, pour aider à la défense du secteur nord vers la Moselle. A i4 heures survenait un nouvel ordre de la 2 e armée : il fallait porter deux des régiments de la brigade en réserve à Faulx-Saint-Pierre. Il ne resterait plus dans le sous-secteur nord que le 232 e et un groupe du 33*.

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Le mouvement des 3 1 4 e et 325 e était opéré dans la nuit. Une dépêche arrivée à 22 heures mentionnait l'arrivée du Kaiser à Metz et la probabilité d'un redoublement d'offensive, nouvelles qui retardaient de quarante-huit heures au moins et qui avafent cessé d'être exactes. Ainsi, en toute occasion, se révélait l'insuffisance de notre service de renseignements. Nous aurons trop souvent à la déplorer dans la suite.

Dans la Woëvre, la 2 e division de cavalerie n'avait rencontré aucun ennemi au sud de la ligne Sa*onnières, Heudicourt, Nonsard, Pannes, qui court de l'ouest à l'est un peu au nord de Saint-Mihiel. Mais on apprenait par téléphone, du gouverneur de Toul, que le fort de Troyon (1), le premier des Côtes de Meuse au nord de cette ville, avait été canonné dans la matinée du 8; des forces importantes d'infanterie et d'artillerie étaient en marche de Pont-à- Moussoh vers l'ouest. On pouvait croire qu'elles se por- . taient vers la Meuse, en utilisant la trouée qui correspond au Rupt-de j Mad. Elles déboucheraient ainsi vers Saint- Mihiel. Or, à cette date du 8, la 3 e armée tenait le front Vavincôurt, Vaubécourt, Fléury-sur-Aire. L'aipparition de l'ennemi derrière sa droite eût été d'un effet dangereux.

Le général de Castelnau proposait donc au général en chef de porter à Saint-Mihiel une brigade mixte de la 73 e division. Cette suggestion était approuvée. Six bataillons et trois batteries quittaient la 2 e armée pour être transportés sur cette ville, où ils arrivaient le 9 septembre (2).

(1) Ainsi que nous l'avons fait remarquer (La grande guerre sur le front occidental, II, p. 45), le fort de Troyon commandait la vallée de la Meuse et non la Woëvre, comme il eût été nécessaire. Au sujet de sa défense, cf. V Illustration, 9 janvier 191 5.

(2) Hanotaux, VI, p. io4.

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A la droite de la 2 e armée, la 74 e division attaquait Rehainvtller le matin du 8 et s'en emparait à 10 heures, pour le perdre presque aussitôt (11 heures). Elfe y rentrait à i5 heures et progressait même sensiblement dans les bois au sud. Toutefois elle perdait à la nuit une fraction de ses gains (1); la partie nord-est de Rehainviller était même réoccupée par nos adversaires.

Quant aux 3i* et 32* divisions (16 e corps), à la fin de la journée, elles tenaient la lisière nord du bois de la Reine, dtnsi que celle du bois de Bareth, à portée d'attaque du réduit ennemi (bois de Fréhaut, les Àbouts); elles avaient pénétré dans le bois du Fay, vers Fraimbois. Les Allemands nous abandonnaient, sans combat, une partie de leurs tranchées le long de la Mortagne (2).

En somme, la journée du 8 nous était favorable err Lorraine. L'empereur, déçu, revenait à Metz dans la soirée. La matinée s'y était passée sans nouvelles; le maire n'avait pas repris son poste de la petite table. Depuis quarante-huit heures, la Mutte restait muette. Vers 16 heures, les Messins eurent sous les yeux un spectacle qui leur fit oublier les misères passées. Une partie des troupes allemandes rentraient à Metz : « Et dans quel état, grands dieux! En loques, sans casques, tous n'avaient plus de fusil (3); à la débandade, ils déambulaient dans' les rues, mendiant un morceau de pain, un peu d*eau, une poire, une grappe de raisin. Le défilé dura trois heures y tout aussi lamentable. Après l'infanterie, ce fut la cavalerie également désemparée, puis l'artillerie au matériel détérioré.... Rue du Petit-Paris, j'ai vu un capitaine

Ci) Hanotaux, VI, p. io4.

h) Tm Victoire de Lorraine, p. 33; Ha nota ux, p. 106.

(3) L'auteur veut dire sans doute « ils n'avaient plus tous de fusil ».

arracher des mains d'ufr artilleur le morceau de pain qu'il portait à sa bouche et le dévorer sans fausse honte... » (1).

En dépit de ces symptômes, la bataille reprenait le lendemain 9 septembre, sur un front très étendu. Au 20 e corps, depuis la veille au soir, la 70 e division (i/io e brigade, général Gouget) essayait de tourner vers le sud la forêt de Champenoux et son prolongement la forêt Saint- Paul. .La i$(f brigade, colonel Grange, renforcée de deux bataillons de la 11 e division, combattait entre Buissoncourt et le bois de Haraucourt. Dans cette partie du front,- Faction restait indécise. Au sud, la 39 e division gagnait un peu de terrain entre le Sanon et la Pissotte.

Dans la matinée du 9 septembre, le détachement Ferry recevait un premier ordre portant qu'il devrait se tenir prêt à combattre vers Cercueil ou vers Buissoncourt, à l'appui d'une attaque possible de la 70 e division sur le bois d'Haraucourt. Il pourrait également être conduit à contre-attaquer dans les conditions qui lui avaient été primitivement fixées. Le commandant de la 2 e armée spécifiait cette fois que le commandant du 20 e corps aurait à coordonner les actions du détachement Ferry et de la 70 6 division.

Par suite, le général Balfourier donnait au détachement des instructions en vue d'une attaque éventuelle sur la

(1) Choses vues à Metz pendant la guerre, Bévue hebdomadaire, décembre *9i5, p. 357-558.

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forêt Saint-Paul et Réméréville, ou sur Cercueil. Il faisait connaître que la 68 e division, renforcée d'un régiment de Toul, attaquait vers La Bouzule; l'ennemi se rassemblait en forces vers Réméréville, Erbéviller.

Le détachement Ferry se formait « en rassemblement articulé » (i) dans la zone bois de Froideterre, bois de Salvitan, ouest de Buissoncourt. Aucune attaque des Allemands ne se produisant sur son front, il stationnait, le soir venu, à Lenoncourt (quartier général), dans les bois du Grand-Saint-Phlin et Brouillard, dans la ferme de Bois-le-Duc.

Pendant la nuit du 9 au 10, aucun incident ne se produisait sur le front Buissoncourt^ bois d'Haraucourt. Mais les Allemands attaquaient la forêt Saint-Paul, que nous étions forcés d'évacuer, et même le bois de Velaine. Notre ligne principale de défense restant intacte, le général Ferry jugeait à propos de ne pas encore opérer sa contreattaque. L'artillerie du détachement, seule, appuierait la résistance et les retours offensifs de la 68 e division.

Cependant, au nord des positions du 20 e corps, la contre-offensive allemande s'accentuait. Vers i3 heures, après une vigoureuse résistance, le 206* rétrogradait sur la halte de Laître. Le bataillon du 286 e , commandant Rivaà, était cerné au bois de Velaine. Il se formait en carré et tenait bon, malgré toutes les ruses qu'employaient les Allemands pour abattre sa résistance, sonneries françaises de clairons, appels en français. Après une lutte de trois longues heures, il se faisait jour à la baïonnette, se

(1) Dans le jargon du jour, rassemblement articulé veut dire un rassemblement qui n'en est pas un. Au lieu d'être groupées cote à côte, les unités secondaires sont réparties sur une grande surface, de façon à éviter les pertes et à faciliter les mouvements de rupture.

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repliant sur Velaine et la ferme du Tremblois. Il n'avait plus que cinq officiers (i).

Les régiments de la i36 e brigade, à bout de forces, reculaient également. Il fallait les relever (23, heures) par un régiment de marche arrivé de Toul sous les ordres du colonel Brault : deux bataillons du 168 e , un (Ju 169 e , tous deux régiments de place. Il s'établit de Lattre à la cote 262, le château du Tremblois, Velaine. Les 267 e , 345 e , 212 e se reportaient à Essey et à Dommartemont; le 206 e ralliait la i35 fl brigade (2).

Ainsi, à Test du Mont d'Amance, notre échec était sensible. Nous perdions le défilé de l'Amezule, si longtemps disputé/ Sans doute pour affirmer son succès et en accroître la portée morale, dans la soirée, après un violent orage, l'ennemi bombardait pour la première fois Nancy et ses faubourgs de l'est. Il s'agissait uniquement d'une batterie en position à l'ouest de Réméréville. Elle tira 8j obus entre 12 h. 10 et 1 h..5o (heure allemande) (3). Le résultat moral fut nul, le résultat matériel assez marqué (4).

La 1™ armée avait fait connaître l'intention de reprendre l'offensive avec les 8 e et i3 e corps. Le général Taverna donnait donc l'ordre de pousser vivement sur la rive droite de la Mortagne. La 74 e division achevait de prendre Rehainviller et son cimetière. Elle préparait l'attaque d'Hériménjl et de Chaufontaine, aux portes même de Lunéville. Mais, là encore, elle se heurtait à une forte

(1) Général Malleterre, I, p. io4; Hanotaux, VI, p. 107. (a) Colonel Bujap, loc. cit.

(3) Hanotaux, VI, p. 107, d'après le carnet du capitaine allemand Metzîer, reproduit par Berlet, Réméréville.

(4) Cinq femmes ou jeunes filles tuées, treize blessés (Le Livre 'rouge. Les airocités allemandes, p. 27).

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ligne de tranchées. Au sud d'Hériménil, la colline 278 était prise et reprise trois fois, sans que notre succès se dessinât plus nettement (1).

Au sud, la 3a e division s'emparait de la ferme des Abouts, à Test du bois de Bareth; elle ne pouvait s'y maintenir sous le feu des pièces lourdes de la forêt de Mondon, mais l'ennemi n'y rentrait pas. Quant à la 2>i\ elle ne parvenait pas à déboucher dans la clairière de Fraimbois (s).

A l'aile opposée de la 2 e armée, le 9 septembre, le 232 e et trois batteries continuaient de tenir la position de Saifite-Gencviève et la cote 87/1 en arrière, de la façon" la plus insuffisante vu l'étendue à occuper (3). Dès quatre bataillons portés à Faulx-Saint-Pierre, trois (le 3i4 e et le bataillon Doumer du 325 e ) étaiept constitués en détachement et dirigés sur Essey-les-Nancy et Lay-Saint-Christophe, pour être à la disposition du général Léon Durand. Ils y étaient rendus dans la soirée du 9, sous les

(1) Dans un village évacué (Rehainviller ?) , en une maison confortable, l'auteur de la Victoire de Lorraine, observait ce qui suit : « Un lieutenant bavarois est assis, mort, entouré d'ordures, d'excréments humains, dans le tiroir ouvert d'une commode ancienne. Ses culottes sont rabattues sur ses bottes. Sa tête et ses épaules penchées tombent sur la poitrine vers les jambes. II est dans une posture ignoble, grotesque, malgré la mort ». Cet individu a été abattu d'un *coup de fusil au moment même où il déposait ses ordures dans le tiroir de ce beau meuble at sur des dentelles de famille (La . Victoire de Lorraine, p. 4i)< •

D'après le Livre rouge. Les atrocités allemandes, p. 43, à Reliainviller, le 26 août, vingt-sept maisons furent brûlées par les Allemands, le curé et un habitant tués. Ce dernier fut retrouvé la tête à côté du tronc, dans sa fosse.

(2) Hanotaux, VI, p. 110,

(3) Il y avait une compagnie à Sainte-Geneviève, une demi-compagnie à Loisy, une demi -compagnie à la cote 390, une compagnie à Landremont, une autre à BezaTimont. Le reste du 23s 6 était à Villeau-Val. Le 10, le groupe de 75 Noiwîl partait pour Lay -Saint-Christophe et Ecuelle.

ordres du lieutenant-colonel Neltner. La 73° division, «à l'ouest de la Moselle, ayant fait savoir qu'elle se portait à l'attaque de Dieulouard, l'artillerie de Sainte-Geneviève avait l'ordre de concentrer ses feux vers le bois de Cuite pour faciliter cette offensive. Ces trois batteries prenaient position au nord d'Autreville et près de Villers-Prudhomme, d'où elles engageaient, dans la soirée, un assez vif combat de feux avec les Allemands, par dessus la Moselle.

Plus à l'ouest, la 2 e division de cavalerie, général Varin, avait plusieurs escarmouches avec la cavalerie allemande qui couvrait le flanc gauche des troupes en marche vers Troyon et Saint -Mihiel, sur la Meuse.

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