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LES DÉFENSES, DE JSANCY

Il ne semble pas que cette affirmation soit rigoureusement exacte,

C'est dans ces conditions que survint là guerre. Contrairement à nos prévisions, Nancy ne fut pas l'objet d'une attaque brusquée, qui aurait pu réussir si elle avait été aussi vivement conduite qu'à Liège. Les Allemands reculèrent-dls devant notre couverture, comme l'admettent les documents officiels et officieux? Jugèrent-ils inopportun d'entreprendre une seconde attaque brusquée, qui n'avait rien d'indispensable, alors que celle de Liège était absolument voulue par leurs projets sur la Belgique? Nous croyons que la seconde de ces hypothèses est la plus vraisemblable. Les forces qui couvraient Nancy, dans les premiers jours, n'étaient pas telles, en effet, qu'elles rendissent impossible le succès des Allemands.

Le 1 1 août, au moment où le 9 e corps vint relever le 20 e dans ses emplacements du Grand-Couronné, les travaux de défense étaient loin de leur achèvement. Dans le secteur de la 22 e brigade, Us avaient été commencés le 8 août sur le front Le Juribois, bois de Juré, Jeandelaincourt,*mont Toulon, Serrières, pont>d'Harranoué. La i3<) e brigade de réserve n'avait entrepris les siens que le 9 dans la région ouest et nord de Morey, et, le 10, sur la crête Landremont, Sainte-Geneviève. Le 237 e commencerait le 1 k de travailler sur la' crête à l'est de Bratte.

L'armement en artillerie lourde ne comportait que les éléments ci-après: huit pièces de i55 C au mont d'Amance; dix pièces de 120 L à La Rochette, dont six seraient enlevées le soir même pour une autre destination; six autres 120 L à Montenoy-Moivrons, destinées également à partir le matin du 12; huit 120 L qui ne partiraient de Toul que le 11 dans la soirée et dont la marche et la mise en batterie exigeraient des délais relativement longs.

Enfin, quatre pièces de 120 L devaient être portées le matin du 11 à Sivry, pour la défense éventuelle du mont Toulon.

En somme, le 11 août, il ne resterait, comme artillerie lourde, sur nos positions du Grand-Couronné, que huit pièces de i55 et quatre de 120. D'autres allaient quitter lfcurs emplacements; douze pièces de 120 ne viendraient, renforcer cet armement si insuffisant que dans l'aprèsmidi du 11 ou dans celle du 12.

. Le 12 août, le 9 e corps, renforcé de la 70 e division de réserve, général Fayolle, tenait le front mont d'Amance, La Rochette, hauteurs est de Bratte, mont Toulon, mont Saint-Jean. A cette date, on n'était pas encore fixé sur la nécessité de comprendre les hauteurs de Sainte-Geneviève dans notre ligne principale de résistance. On admettait la possibilité d'en faire simplement une position avancée, susceptible d'assurer, au moins temporairement, la possession du pont de Dieulouard.

Le 1 3, la position de la Mauchère et le secteur de Faulx, Custines ne présentaient aucune trace d'organisation défensive. Au contraire, Sainte-Geneviève était couverte au nord par quelques travaux. Ce n'est guère avant le 17 que les plus importants furent à peu près terminés. Encore relevons-nous dans le carnet d'un commandant de brigade, à la date du 19 août, ce détail significatif : <c Je prescris de ramasser dans les champs tous les fils de fer des clôtures pour en faire des réseaux en avant des points principaux, réseaux qui se soudront ensuite... ». Les attaques allemandes qui succédaient à notre offensive avortée en Lorraine ne trouvaient donc plus les mêmes facilités que dans les premiers jours d'août.

Notons qu'en opérant une double offensive par leur

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