‹ La grande guerre sur le front occidentalChapitre 25 sur 39 · RETRAITE DE LA 5" ARMEE »T FORGES BRITANNIQUES · texte numérisé non relu

RETRAITE DE LA 5" ARMEE »T FORGES BRITANNIQUES

du IX* corps prussien sortis db la forêt d-e Mormal. La brigade combattit très vaillamment, infligeante l'ennemi de fortes partes, au moment où il pénétrait dans les ru€S étroites de la ville. De source autorisée, on les évaluait de 700 à i.ooo bommes.

Au même moment, sir Douglas Haig faisait connaître que la i'* division était vîveraent engagée à Test <ie Maroilles, au nord-est de Landrecies. Le maréchal envoya plusieurs télégrammes au général Valabrègue, pour olMenir rintérvention de ses divisions' de réserve. Grâce à leur assistance et surtout à l'habileté avec laquelle sir Douglas Haig sttt tirer le i®' corps d'une situation extrêmement difficile, en pleine nuit, ces troupes purent au point du jour reprendre leur marche sur Wassigny et Guise.

Vers 18 heures, le 25, le 2* corps avait atteint ses emplacements, la droite au Gâteau, la gauche aux environs de Caudry. La 4® division prolongeait cette dernière vers Serainvillers, l'extrême gauche formant échelop défensif.

Pendant les combats des 24 et 26 août, la cavalerie avait été quelque peu éparpillée. Le général AUenby parvint néanmoins à grouper deux brigades au sud de Cambrai, dans les premières heures du 26.

Enfin, la 4® division fut placée sous les ordres du général commandant le 2* corps (i).

En somme, le maréchal French avait su se tirer habilement de la situation difficile où l'avaient placé les circonstances.

Porté prématurément en avant, alors que sa concentration était encore imparfaite, jeté en pleine bataille avec des renseignements inexacts ou tout au moins fort incomplets, il se voyait, le soir du 28, menacé par des forces

(i) Rapport French du 7 septembre, p. 22.

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très supérieures qui, visiblement, cherchaient à Tenvelopper par sa gauche, tandis que nos troupes, après avoir perdu la ligne de la Sambre, entamaient une retraite qui, commencée assez lentement, ne tardait pas à se précipiter. L'armée britannique aurait aisément pu rester en -flèche, au milieu des masses ennemies. Une résistance prolongée Teût condamnée à un désastre. Le grand mérite du maréchal French fut de s*en apercevoir à temps et d'opérer sans retard une retraite indispensable, tout en infligeant des pertes considérables à l'ennemi, soit par des contreattaques opportunément arrêtées, soit par des combats d'arrière-garde soutenus avec la ténacité traditionnelle des troupes britanniques.

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