LE MARQUIS, ANTOINETTE
ANTOINETTE, près de son père renversé dans un grand fauteuil.
Mon père, c'est moi, revenez à vous... Mon père, vous me faites peur! ..
LE MARQUIS, revenant à lui, voyant Antoinette à ses genoux.
Ohl ma fille... mon ange... je t'ai accusée... calomniée... Pardon ! Pardon !
II fond en larmes.
ANTOINETTE
Mon père, remettez-vous! Oubliez ce que vous a dit ce Carvajan... (se relevant.) Mais malheureuse que je suis !.. J'ai tout oublié moi-même. Nous sommes dans les mains de cet homme et je l'ai chassé, quand il aurait fallu le supplier... Maintenant, qui nous sauvera?
LE MARQUIS, se relevant à demi, comme illuminé.
Son fils !
II retombe évanoui.
La maison de Cassegrain. Dans ua pan coapé, à droite, haute cheminc<^ surmontée d'un fusil. Dans le pan coupé, à gauche, un lit à pente.' et à colonnes droites dont les rideaux en serge verte sont baissés. Au fond, une fenêtre ornée d un rosier grimpant; porte au fond; sur les murs, images d Epinal. Une table, au second plan à gauche, à laquelle sont assis le juge, son greffier et Carvajan.