CHAPITRE
Rencontre du sergent Damont. — Sur la \ase du ïoubouri. — Le Toubouri. — Salut des hippopotames. — Recherche de la communication. — Galdiam des Woulias. — Au but. — Les primitifs du Toubouri. — Amazowo ! — Dumont nous quitte. — Descente du Logone. — Moussgous et Kotokos. — La crue du système fluvial. — Arrivée à Fort-Lamj\ — Avantages de la voie fluviale.
LORSQUE nous arrivâmes à Binndcré-Foulbé, Bokary m'annonça la présence d'un blanc dans le Toubouri. Je fis immédiatement porter une lettre à ce compatriote, et grande fut notre satisfaction de trouver en arrivant àM'Bourao, le sergent Dumont de l'infanterie coloniale. Ce sous-officier disposait de huit tirailleurs auxiliaires et de vingt Kabas, sauvages du Logone, hommes superbes et bien taillés, sous l'escorte desquels il était chargé de recouvrer l'impôt dans le Mayo-Kabi.
Suivant les termes de la lettre de M. le lieutenant Faure, qui nous offrait l'appui des modiques ressources du cercle, Dumont se mit immédiatement à ma disposition pour nous seconder dans nos travaux. Nous le trouvâmes donc à l'ouvrage, collaborant aux occupations de M. Delevoye qu'il avait rejoint le matin même.
J'essayai d'obtenir quelques renseignements sur la route que nous avions à suivre, mais elle était à peu près inconnue; sur la carte ou plutôt sur le croquis que possédait Dumont, et qu'il avait copié sur les renseignements de son poste, je vis bien le tracé d'une majeure partie du Toubouri, mais la communication, qui relie ce lac au Logone, n'y figurait aucunement. Durant sept jours, nous procédâmes à la reconstruction du Benoît-Garnier.