‹ La grande route de TchadChapitre 56 sur 79 · CONSIDÉRATIONS SUR LE PASSÉ · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS SUR LE PASSÉ

par un océan, au sein duquel nous verrons émerger les rochers de Mindiff, de Lara, d'Hadjer el-Hamiss, les massifs du Mandara, du pays aoussa, du Haut-Dahomey, du Macina, du Bélédougou, etc. En outre le massif de l'Aïr, prolongeant ses ramifications plongeantes vers le sud, ne laissera émerger que ses crêtes septentrionales; son dos d'âne inférieur va se trouver sous

les ondes marines tout prêt à se dessiner, lorsque baissera le niveau, de manière à séparer en deux tronçons, en deux nappes d'eau, la mer évanouissante. Et plus tard, les eaux baissant toujours dans la région de Zinder, le Damangara émergeant va se trouver à cheval entre la zone marine de Timbouctou et la région lacustre 'du Tchad, devenues, par cela même, séparées et distinctes l'une de l'autre.

Ainsi sous l'influence de l'évaporation et des infiltrations, la mer africaine perdra peu à peu de sa vaste étendue; les hautsfonds de l'Air vont partager les eaux restantes en parties bien distinctes : \° à l'ouest, la nappe qui recouvrait jadis la région de Timbouctou; 2° à l'est, la cuvette lacustre du Tchad. Puis l'évaporation continuant, supérieure à l'apport des crues et des pluies, chacune de ces deux nappes va devenir une série de lacs; la première comprendra les lacs Débo, Faguibine, Télé, Fati, etc., du bassin nigérien; la seconde se composera du Tchad et de

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