‹ La grande route de TchadChapitre 57 sur 79 · E.NVIRO.NS DU TCHAD · texte numérisé non relu

E.NVIRO.NS DU TCHAD

LA BROUSSD, MISliRE ET STERILITE.

LA GRANDE BOUrE DU TCHAD.

laisses d'eau situées de tous côtés. Comment se sont formées les vallées du Niger et de la Bénoué? Voici l'hypothèse vraisemblable.

La région lacustre du Niger se trouve vers Timbouctou, par

340 mètres d'altitude environ ; ce fleuve la gonfle, la crue ne

sait pas où s'écouler, la voici qui se précipite sur les dunes

d'Ansongo, renverse leur infrastructure et saute dans les rapides

^ de Boussa, pour crever la table africaine à Lokodja.

•%^e Tchad se trouve par 330 mètres d'altitude environ, il subit tous tes ans une crue, une marée qui traverse le Toubouri et creuse 4e |)lus en plus les roches de Lata. La Bénoué s'élargit pour livrer ^plissage à cette avalanche venue par le Mayo Kabi. Mais progressîve*aent le Tchad se rétrécit, sa rive inférieure s'est éloignée vers l« «lord, la voici déjà loin du Toubouri, que sa propre crue ne gonfler» plus. Mais comme nous l'avons vu, c'est le Logone qui viendra submerger de son trop-plein la cuvette marécageuse des pays mOfOssgou et kotoko, pour propager les eaux du Tchad vers rAtlanti<|iie en suivant la route Toubouri, Kabi, Bénoué, Niger d'une part; et vers le Tchad luimême, par son propre cours et par les barhrs Afacbé et Ourgué d'autre part.

Cette explication hypothétique nous montre donc le Tchad d'autrefois en corrélation directe avec l'Atlantique, puis, à cause de son évaporation constante, nous le voyons s'éloigner, se restreindre et tomber enfin dans la nécessité de dévoluer ses fonctions au Logone, qui franchit alors la communication pour gonfler te Toubouri; et l'eau de cette cuve va sauter la cataracte de Lata pour donner naissance au Kabi, émissaire indirect du "Tc^ïwiet ptopagateur de ses ondes vers le golfe de Bénin.

Un fait très caractéristique rapproche encore les deux régions lacustres du plateau soudanais : nous allons voir que ces deux masses aquatiques se déversent dans l'Atlantique par des voies différentes, mais convergentes, et suivant des procédés absolument identiques.

Les lacs de Timbouctou (altitude 340 mètres environ) vont à

Page 1