‹ La grande SerbieChapitre 36 sur 119 · LA BANQUEROUTE D'UNE DYNASTIE · texte numérisé non relu

LA BANQUEROUTE D'UNE DYNASTIE

Milan Obrénovitch : inlluence lamentable de son règne. Le parti radical. — La Bosnie-Herzégovine : géographie et histoire; l'hérésie des Bogomiles. lîegs et paysans. — L'insurrection de 1S75. Ristitch et la guerre de 1876. Le Chancelier Jules .\ndrassy et la convention de Reichstadt. Le traité de San Stéfano et le congrès de Berlin. —La Triplo-.Mliance. Milan et la suzeraineté autrichienne. — Guerre serbo-bulgare (188")). — Le roi Alexandre I". La révolution de 1903.

Le meurtre de Michel, au moment où il travaillait à la formation d'une union balkanique, était pour la monarchie habsbourgeoise un coup de fortune. Pour la Serbie, c'était un immense malheur, et tel qu'il n'est pas sûr qu'aujourd'hui encore ses récentes victoires aient complètement réparé les désastres entassés par les règnes de Milan (1868-1889) et de son fils Alexandre (1889-1903). En 1868, il n'était pas encore absurde de penser à un royaume yougo-slave qui réunirait sous un même souverain les Bulgares et les Serbes, et dont les frontières s'étendraient do la mer Noire à l'Adriatique. Les fautes et les crimes des derniers des Obrénovitch ont pour longtemps brisé l'unité des Slaves des Balkans.

Il est fort inutile, et il serait écœurant, plus encore que fastidieux, d'essayer de raconter par le menu les

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