II. La considération de la puissance divine. En vertu de
son propre pouvoir, Dieu peut non- seulement faire périr le corps, mais perdre en même temps le corps et l'âme. Voilà pourquoi Jésus dit: Craignez plutôt Celui qui peut perdre le corps et V âme dans l'enfer, qui est la mort éternelle de l'âme. En effet, aucun être vivant ou mort ne peut échapper au bras du Tout-Puissant.C'est pour cela que l'Ecclésiaste dit (xn, ,13} : Crains Dieu et observe ses commandements, voilà tout l'homme, c'est-à-dirô voilà le but unique de tout homme. Sans doute, Dieu souverainement miséricordieux ne perd personne à proprement parler ; mais on dit qu'il perd quelqu'un, lorsqu'il ne le sauve pas; ainsi, l'Écriture dit qu'il endurcit le cœur de Pharaon (Exod^. ix, 12), parce qu'il ne l'attendrit pas et le laissa s'endurcir. C'est donc une grande sécurité, dit saint Grégoire, de ne rien craindre excepté Dieu; mais c'est une folie de redouter plus l'indignation des hommes que celle de Dieu; car, selon la maxime du Sage (Prov. xxix, 25), celui qui craint son semblable tombera bientôt ; mais celui qui met en Dieu son espérance trouvera toujours en lui son soutien. Aujourd'hui, hélas ! la plupart des hommes craignent moins d'offenser Dieu que leur semblable, et de perdre leur corps que leur âme. Ne voulant pas craindre ce que nous devrions craindre, nous ne redoutons pas ce qui est à redoqter, dit saint Chrysostôme (Hom. 26 Operis imperf.); voilà pourquoi nous redoutons ce qui n'est pas à redouter. Chassons donc de nos cœurs la crainte du monde, et servons le Seigneur par la crainte de l'enfer, en attendant que la charité la remplace par cette crainte chaste que produit continuellement l'amour respectueux pour Dieu (I Joan. iv. 18). Le Seigneur, dit encore saint Chrysostôme, a mis dans notre nature la crainte des châtiments du corps, pour nous faire arriver à celle des châtiments de l'âme. 11 faut distinguer plusieurs sortes de craintes ; la crainte
humaine, mondaine, naturelle, servile, initiale et -filiale ou chaste. Les deux premières sont vicieuses, les deux dernières sont vertueuses, et les deux intermédiaires ne sont ni vicieuses ni vertueuses. La crainte humaine fait passer du bien au mal, pour éviter un danger corporel ; ainsi, Pierre renia Celui qui est la vie, de peur d'encourir la mort, oubliant les paroles qu'il avait entendues de la propre bouche de son divin Maître: Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent tuer rame. La crainte mondaine fait passer du bien au mal pour éviter un désavantage ou dommage temporel ; ainsi de peur que le sceptre ne lui échappât, Hérode fit massacrer les Innocents, mais il tremblait de frayeur sans aucun sujet (Psalm. lu, 6). La crainte naturelle inspire à l'homme une horreur instinctive pour la peine ou la douleur ; c'est ainsi que Jésus au Jardin des Olives fut saisi d'effroi, d'ennui, de tristesse et d'angoisse (Marc, xiv, 33). La crainte servile fait éviter le péché à cause de l'enfer, non par amour de la justice, mais par appréhension de la peine ; elle détourne la main du péché, mais n'en détache pas le cœur ; c'est d'elle que saint Jean a dit (I Joan. iv, 18) : La crainte n'est pas avec la charité, mais la charité parfaite chasse la crainte. La crainte initiale fait redouter la peine de l'enfer et en même temps l'offense de Dieu; elle nous- éloigne du mal, en partie par amour de la justice et en partie par appréhension du châtiment ; c'est d'elle qu'il est dit (Psalm. ex, 10) : La crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse et ceux qui agissent conformément à cette crainte sont remplis d'une intelligence salutaire. Toutes ces craintes sont imparfaites, puisque la charité parfaite chasse la crainte. Mais la crainte chaste ou filiale nous éloigne du mal uniquement-par amour de la justice ; celui qu'elle anime craint d'offenser et d'abandonner Dieu ,
purement par amour du bien et de la vertu. Cette crainte est tellement parfaite que la charité bien loin de la bannir, tend à la développer en proportion avec elle-même ; c'est d'elle qu'il est écrit : La sainte crainte du Seigneur subsiste dans les siècles des siècles (Psalm. xvnr, 10/.
Le Seigneur nous défend de passer de la vertu au vice par un simple motif de crainte humaine ou mondaine, c'est-àdire pour éviter quelque péril corporel ou quelque dommage temporel. Quant à la crainte, soit servile, soit filiale ou chaste, voici ce que dit saint Augustin (Tract. 4 in Joan.) : « Il y aune crainte servile et une crainte chaste, l'une qui nous fait appréhender la douleur du châtiment, et l'autre la perte de la justice. La première est celle de l'esclave; il n'y a pas grand mérite à craindre ainsi le châtiment, mais il y en a beaucoup à aimer la justice. Dieu estime l'innocence qui provient de l'amour de la justice et non point de la crainte du châtiment. Celui qui par cette crainte seulement ne pèche point, ne nuit point, il est vrai, à celui auquel il voudrait nuire, mais il se nuit beaucoup à lui-même ; car s'il ne commet point d'oeuvre injuste, il conserve néanmoins sa volonté coupable. Le même saint Docteur dit encore : En vain vous croyez être vainqueur du péché, si vous l'évitez par la seule crainte du châtiment ; quoique votre cupidité mauvaise n'accomplisse point d'acte extérieur, elle n'en reste pas moins votre ennemie intérieure. Car, autant qu'il dépend d'elle, elle préférerait qu'il n'existât pas de justice pour punir les péchés. Si vous ne péchez pas, seulement par crainte de la peine, vous haïssez la justice ; mais vous l'aimez, si son amour vous éloigne du mal. Observer un commandement divin par crainte de la peine plutôt que pal amour de la justice, ce n'est pas agir en homme Libre mais en esclave, c'est produire un acte sans profit ; car aucun acte
n'est méritoire s'il n'est produit par la charité, parce que ce qui donne de la valeur à nos actes ce n'est pas l'esprit de crainte, mais l'esprit de charité. » Ainsi parle saint Augustin, d'accord avec saint Chrysostôme qui dit également (Hom. 1, de Verbis Isaïse) : « Si vous servez Dieu dans la crainte, vous échapperez au châtiment, mais vous n'obtiendrez pas la récompense accordée à la justice, parce qu'en faisant le bien par crainte, vous l'avez fait par contrainte. » Horace exprime la même pensée en deux vers dont voici le sens : Les bons évitent le péché par amour de la vertu5 et les méchants par appréhension du châtiment.
Oderunt peccare boni virtutis amore, Oderunt peccare mali formidine pœnœ.
Sénèque dit aussi : Gardez- vous de prendre pour un effet de la vertu ce qui est l'effet d'une crainte extrême.
III. La considération de la Providence divine. Cette même Providence déterminelavie etla mortdes Saints ainsi que des animaux dépourvus de raison ; nous ne devons donc point craindre à l'endroit de notre vie ou de notre mort. N'est-il pas vrai, dit Jésus-Christ (Matth. x, 29j, que deux passereaux ne se vendent qu'une obole? et cependant, malgré leur peu de valeur, pas un seul ne tombe sur la terre, ou dans un piège, et ne périt sans Vordre de votre Père céleste, sans la Providence de Dieu qui embrasse tout. Comme s'il disait : Ne craignez pas la mort, parce que vous ne pouvez pas mourir sans la volonté ou la permission du souverain Seigneur qui gouverne même les plus petits êtres de la création. Si par exemple les passereaux qui sont les moins nobles et les moins appréciés des oiseaux, ne peuvent périr sans la permission ou la volonté divine, à plus forte raison vous qui êtes bien supérieurs, qui avez une valeur et une dignité beaucoup plus
grandes aux yeux de Dieu ; car vous êtes doués de la raison et vous avez été rachetés à grand prix par le sang même de Jésus-Christ. Aussi n'y a-t-il aucune proportion entre la valeur de passereaux innombrables et celle d'une seule âme. A cette preuve tirée de la valeur des choses on peut en joindre une autre au point de vue de leur éternité ; et alors le sens des paroles de Jésus-Christ, selon saint Jérôme (in cap. 10 Matth.), serait celui-ci : « Si les êtres périssables ne meurent pas sans l'intervention de la Providence divine, vous qui êtes immortels, devez-vous craindre que cette même Providence ne préside à votre vie ? »
D'après saint Chrysostôme (Hom. 25 Operis imperf.) : « Si les passereaux créés de Dieu pour l'usage de [homme, sont sous la volonté de Dieu et non sous le pouvoir de l'homme, à plus forte raison vous que Dieu a faits pour sa gloire, n'êtes-vous pas au pouvoir de l'homme, mais sous la volonté de Dieu. Si le passereau ne meurt ni ne tombe point par l'effet du hasard, parce qu'il est l'œuvre de Dieu ; comment l'homme juste serait-il laissé aux caprices de ce même hasard, puisqu'il est l'image de Dieu ? C'est Dieu qui le livrera aux mains des hommes ou qui l'en délivrera. S'il n'arrive rien sans motif aux passereaux, dont deux se donnent pour une pièce de la plus petite monnaie ; comment arriverait-il quelque chose, sans Dieu, à vous qui êtes le prix de mon sang ? Si les passereaux sont en telle considération, que sera-ce des enfants de Dieu? Ainsi, vous ne devez pas craindre les hommes parce que Dieu seul a pouvoir sur vous. L'impie ne peut pas nuire aux Saints quand il le veut, mais seulement lorsque Dieu lui en laisse l'occasion pour procurer une couronne à ses élus. Quelle folie n'est-ce donc pas de ne point craindre Celui qui donne la puissance, mais de craindre celui qui la reçoit ! Que vous
soyez ou que vous no soyez pas entre les mains de vos ennemis dans l'un ou l'autre cas votre crainte est également vaine et sans motif; car si Dieu veut vous délivrer, l'homme ne peut aucunement vous nuire ; mais si Dieu veut vous livrer à vos ennemis, la volonté et les efforts des hommes seront impuissants pour vous affranchir de la mort. Rappelez-vous que Pilate voulut arracher Jésus-Christ à la mort ; mais ce fut en vain, parce que Dieu voulait livrer le Sauveur pour la Rédemption de l'humanité. » Ainsi parle saint Chrysostôme. — L'homme de bien, dit Sénèque, supporte avec patience et résignation tout ce qui lui arrive ; car il fait remonter tout événement à une loi divine de laquelle toutes choses dépendent. — Dans le sens mystique, d'après saint Hilaire (Gan. 10 in Matth.), les deux passereaux figurent notre corps et notre âme, vendus pour un vil prix lorsque nous les livrons au démon pour la moindre délectation.
IV . La considération de la résurrection future dont l'homme seul sera l'objet. Dieu étend sa providence sur les moindres parties de l'homme ; ainsi il s'occupe de nos cheveux qui ne semblent pas nécessaires à notre personne et qui cependant seront restitués à notre corps dans le nombre convenable. Pourquoi craindrions-nous pour les autres parties plus importantes, si elles sont livrées à la mort à cause de Dieu ? Aussi, entendons le Sauveur qui nous dit (Matth. x, 30) : Tous les cheveux de votre tête ont été comptés devant Dieu ; et à la résurrection future, ils vous seront rendus en nombre suffisant pour l'ornement de votre corps. A plus forte raison en sera-t-il de même de votre corps ou de ses parties constitutives, eussent-elles été dévorées par les bêtes sauvages. C'est comme si le Sauveur disait : Ne craignez pas de mourir, car vous ressusciterez dans votre plénitude. D'après la Glose, ce n'est pas simplement la masse du corps, mais ce
sont ses moindres éléments qui seront réservés pour la résurrection future. La méditation de cette vérité aide puissamment à endurer le martyre : car, au jour de la résurrection, les élus verront se réunir en leur personne non-seulement les parties essentielles de la nature humaine, mais aussi les parties accessoires qui concourent à sa beauté, telles que les cheveux. C'est pourquoi ne redoutons pas la ruine de nos corps, mais mettons toute notre confiance en Celui qui ne laisse pas perdre un seul cheveu de notre tête. D'après saint Jérôme (in cap. 10 Matth.), le Sauveur ne dit pas : Tous vos cheveux seront conservés, mais tous vos cheveux sont comptés /car il veut marquer non pas que Dieu nous rendra le même nombre de cheveux, mais qu'il en connaît le nombre précis ; il montre ainsi l'immense providence et l'ineffable amour de Dieu envers les hommes, puisque rien de ce qui nous touche n'échappe à son regard divin. Tout est compté pour Dieu, non par un calcul successif, mais par sa science infinie ; et tout ce qui lui est connu est pour lui comme s'il était compté. Ce que Dieu conserve, Jésus-Christ dit justement qu'il est compté; car on a coutume de compter ce que l'on veut conserver. Si donc Dieu a compté nos cheveux, c'est afin de les garder pour la résurrection glorieuse, de même que nous comptons notre argent pour le garder dans nos coffres.
Dans le sens mystique, selon Rémi d'Auxerre (in cap. 10 Matth.), Jésus-Christ est le chef sur lequel naissent les cheveux, c'est-à-dire tous les justes qui sont comptés soigneusement ; car les noms des Saints sont inscrits dans les cieux. D'après saint Cyrille, le chef de l'homme, c'est son intelligence ; et ses :,heveux, ce sont les moindres pensées que Dieu connaît et qu'il examinera au jour du jugement. Les cheveux figurent parfaitement les pensées ; car les pensées
adhèrent au cœur, comme les cheveux à la tête ; et elles sont toutes comptées, les bonnes pour être récompensées et les mauvaises pour être punies. Il en est de même de nos actions bonnes ou mauvaises.
Le Seigneur conclut par ces mots (Matth. x, 31) : Ne craignez donc point la mort, parce que vous êtes préférables à une multitude de passereaux ; soit sous le rapport de la nature, puisque vous avez une âme raisonnable et immortelle; soit sous le rapport de la grâce, puisque vous êtes les fils adoptifs de Dieu ; soit sous le rapport de la destinée, puisque vous devez jouir d'une glorieuse béatitude. Aux yeux du Seigneur qui vous. a faits à son image et à sa ressemblance, vous êtes beaucoup plus estimables et plus précieux que toutes les créatures privées d'intelligence.
V. La considération de la bienheureuse récompense. Jésus-Christ dit en effet (Matth. x, 32) : Quiconque me confessera moi et ma foi devant les hommes, non pas simplement devant les bons, car alors cette confession ne serait pas trèsdifficile, mais devant les impies, sans craindre ceux à qui cette confession est odieuse, je le confesserai et déclarerai à mon tour digne de la gloire et de la vie éternelle, devant mon Père, ce Roi suprême qui habite dans les deux ; afin qu'il le reconnaisse, l'accueille et le couronne, dans le séjour de la béatitude infinie. Par conséquent, si nous confessons ici-bas Jésus- Christ par nos sentiments et nos actes, si nous ne refusons pas de mourir pour lui et pour la confession de son nom, si nous persévérons avec courage dans l'observation de ses préceptes jusqu'à la mort ; Jésus-Christ au jour de son jugement nous confessera devant son Père, en témoignant pour nous ; et au nom de son amour, son témoignage sera suivi de la récompense qu'il proclamera par ces paroles (Matth. xxv, 34) : Venez, vous qui êtes bénis de mon
Père ; entrez en possession de mon royaume. Ceux qui confessent Jésus-Christ, ce ne sont pas seulement les Martyrs, ce sont encore tous les Saints qu'on appelle pour cette raison Confesseurs. Voyez, dit saint Anselme, ces vénérables Confesseurs qui, par leurs doctrines sacrées et parleurs œuvres vertueuses, ont autrefois proclamé et confessé Jésus-Christ; Jésus-Christ les confesse et les proclame aujourd'hui devant son Père céleste et ses phalanges angéliques ; et autant Dieu est élevé au-dessus des hommes, autant sa confession ou le témoignage qu'il leur rend, l'emporte sur leur confession ou le témoignage qu'ils lui ont rendu.
VI. La considération de la damnation éternelle. Jésus- Christ finit par dire (Mat th. x, 33) : Quiconque, devant les hommes, auxquels doit profiter la confession de mon nom, me reniera, n'osant confesser ma foi avec la vérité de l'Évangile, je le renierai à mon tour devant mon Père, comme indigne d'obtenir la gloire du ciel. Or, on renie Jésus-Christ, non-seulement lorsqu'on ne croit pas en lui de cœur, mais aussi lorsqu'on ne le confesse pas de bouche ; car, pour être sauvé, il ne suffit pas d'avoir intérieurement la foi, si on ne la manifeste pas au dehors dans les circonstances convenables de temps et de lieu. De plus, on renie Jésus-Christpar sa conduite, si, tout en le confessant des lèvres, on n'obéit point à ses préceptes, parce .qu'alors les actes démentent les paroles. Si donc, nous renonçons Jésus-Christ de quelqu'une de ces différentes manières, lui-même nous renoncera dans le jour suprême où il prononcera cette sentence fatale : Retirez-vous de moi, maudits, allez au feu éternel (Matth. xxv, 41).
« Après avoir donné tous les préceptes utiles à notre faible nature, dit saint Chrysostôme (Hom. 25 Oper. imperf.), Jésus-Christ nous présente et nous propose le châtiment et
la récompense, pour exciter l'énergie de notre âme par l'alternative de la crainte et de l'espérance. Mais il nous nous fait voir la couronne avant de nous montrer les fers, parce qu'étant miséricordieux il est plus disposé à récompenser qu'à punir. » Comme le dit saint Augustin (Epist. 144), « attachons-nous aux promesses et redoutons les menaces du Dieu tout-puissant ; nous n'aurons ensuite que du dégcût pour les appâts et que du mépris pour les terreurs du monde. Ce monde trompeur est plus dangereux par ses caresses que par ses persécutions ; aussi nous devons nous donner plus de garde lorsqu'il nous engage à l'aimer que lorsqu'il nous force à le dédaigner. »
Prière.
Seigneur Jésus-Christ, donnez-moi de mépriser tellement les plaisirs terrestres et les délectations vicieuses, que je ne craigne ici-bas aucune souffrance pour votre nom. Que le souvenir de ce nom puissant et de votre douloureuse Passion, toujours présent à mon cœur, soit pour mon âme comme un gage de victoire clans toute adversité et prospérité. Faites que je vous confesse de cœur, de bouche et par ma conduite devant les hommes sur la terre, afin que vous me confessiez, selon votre promesse, devant votre Père dans les cieux. Là, ô doux Jésus, par un effet de votre miséricordieuse bonté, j'espère goûter avec les Saints vos élus les joies ineffables que vous réservez à ceux qui vous auront confessé ici-bas. Ainsi soit-il.