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102 LA GKAN'nE VUÎ DE JÉSUS-CHRIST
participer à sa gloire, ils doivent auparavant vivre eu paix. Apprenons par là que nous ne pouvons être vraiment disciples du Sauveur sans être amis delà paix. En mémoire de cette première parole que le Seigneur ressuscité adressa aux Apôtres assemblés, le pontife, qui célèbre la messe comme son principal représentant, dit au peuple vers lequel il se tourne une première fois : Pax vobis; mais ensuite, pour montrer qu'il est semblable aux autres, il dit comme les simples prêtres : Dominus vobiscum. En signe de l'union fraternelle qui doit régner entre tous les Chrétiens, les fidèles assemblés se donnaient autrefois le baiser de paix. Ûr le moyen nécessaire pour entretenir la paix chrétienne, c'est la communion sacramentelle ; aussi dans les premiers siècles les fidèles la recevaient toutes les fois qu'ils assistaient au saint-sacrifice, c'est-à-dire tous les jours ou du moins tous les dimanches; mais dans la suite lorsque la ferveur se fut relâchée, l'Église rendit cette communion obligatoire aux trois principales fêtes de l'année, et enfin au seul temps de Pâques.
Et de peur que ses disciples ne le prissent pour un autre personnage quelconque ou ne soupçonnassent quelque illusion diabolique, Jésus leur dit: C'est moi, ne craignez point (Luc. XXIV, 36). Cependant la stupeur et l'admiration les avaient remplis de trouble et de terreur; car il est ordinaire aux vivants d'éprouver quelque horreur ou épouvante en présence des morts. Ils s'imaginaient voir, non point un corps, mais un esprit ; ils ne croyaient pas encore qu'mie chair véritable pût sortir du tombeau le troisième jour, ou qu'étant ressuscitée elle pût entrer dans leur demeure les portes fermées (Ibid. 37). La divine Providence permit ainsi le doute des Apôtres^ afin d'établir d'une manière plus certaine la foi de la Résurrection. Pour les rassurer et dé-