‹ La grande vie de Jésus-ChristChapitre 9 sur 67 · AVEU, PUIS MENSONGE DES GARDES AD SUJET DE LA RÉSURRECTION · texte numérisé non relu

AVEU, PUIS MENSONGE DES GARDES AD SUJET DE LA RÉSURRECTION

Matth. xxviii, 11-15.

Après que les saintes femmes se furent éloignées pour remplir leur joyeux message, quelques-uns des gardes^ surpris des prodiges qu'ils avaient observés au sépulcre, allèrent en ce même jour à la ville de Jérusalem ; et ils racontèrent aux jwinces des prêtres qui les avaient apostés ce qui était arrivé au moment de la Résurrection (Matth. xxvin, H). Bon gré, malgré, en déposant de ce qu'ils avaient alors vu et entendu, ils assurèrent que Jésus était sorti du tombeau et que par conséquent il avait triomphé de la mort. En effet, selon saint Chrysostôme (Hom. 91 in Matth.), la merveilleuse apparition des Anges ainsi que le violent tremblement de terre avaient eu lieu en ce moment solennel, afin que les soldats effrayés rendissent un témoignage irrécusable à la vérité ; car elle ne parait jamais plus manifeste que quand ell-e est divulguée par ses ennemis euxmêmes. C'est ce qui arriva en cette circonstance, lorsque les sentinelles vinrent faire leur rapport aux chefs des Juifs. Remarquons ici comment ceux qui veulent entraver les desseins de la divine Providence ne font qu'en accélérer l'accompUssement contre leur propre intention. Ainsi, jadis les frères de Joseph qui l'avaient vendu pour ne pas être obligés de l'adorer, comme il le leur avait prédit, furent précisément contraints de l'adorer parce qu'ils l'avaient vendu. De même aussi, les princes des prêtres pour anéantir le nom du Christ avaient eu soin de placer à son lom-

Page 1