‹ La grande ville (volume 2)Chapitre 3 sur 135 · M LECTEUR · texte numérisé non relu

M LECTEUR

Promenons-nous donc au hasard dans Paris; nous n'aurons pas besoin de chercher des sujets , ils se présenteront d'eux-mêmes à nous : nous visiterons tous les quartiers; nous entrerons dans beaucoup de maisons , non pas par le toit , comme dans le Diable boiteux, mais par la porte ; c'est moins original, mais c'est plus naturel.

MÏREAU DES NOURRICES.

Vous avez un nouveau-né; votre femme ne peut pas, ou ne veut pas nourrir son poupon ; vous n'avez pas songé à demander une bonne nourrice à vos amis et connaissances, ou vous n'attendiez pas l'enfant si tôt; enfin, vous vous trouvez pris au dépourvu. Vous avez recours aux bureaux de nourrices. 11 y en a plusieurs à Paris : l'un, passage de l'Industrie; l'autre, cour des Petites-Ecuries, faubourg Saint-Denis. Le principal est celui de la rue Sainte-Appoline ; c'est aussi un de ceux où l'on trouve une plus grande variété de nourrices. Vous courez donc rue Sainte-Appoline, une vieille maison, une grande cour, et presque toute la journée des nourrices en disponibilité qui flânent devant la porte, en mangeant des pommes, de la galette ou du fromage ; la nourrice prend beaucoup de nourriture.

Vous entrez au bureau ; vous faites votre demande à une dame, la meneuse, qui peut passer pour le premier commis. Vous ne

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