‹ La grande ville (volume 2)Chapitre 5 sur 135 · BUREAU DUS NOURRICES. I · texte numérisé non relu

BUREAU DUS NOURRICES. I

1/ Anglais reprend :

— Médéme le bureau, je volais aussi dire à vous... il fallait que le nourrice mange mon enfant toujours sur les lieux.

— J'entends ; milord veut une nourrice sur place.

— Oh! no! no!... pas de place... toujours le nourrice suivait nous... Nous voulons emporter le nourrice partout, dans le voiture ou le campagne, c'est égal.

— C'est ce que je vous dis, milord, vous désirez une nourrice sur place.

— Mais no... J'avais assez de place... je prendrai pas celle de le nourrice.

On a beaucoup de peine à faire comprendre à l'Anglais qu'on entend parfaitement ce qu'il désire. Pendant qu'on y travaille, arrive un monsieur d'une cinquantaine d'années, mis avec une certaine prétention , le chapeau un peu de côté , le regard fripon , et cherchant à se donner encore l'air séducteur.

Il se pose sur-le-champ au milieu de la salle, en disant :

— C'est encore moi!... c'est toujours moi... En ai-je fait de ces

coquins d'enfants... Je suis une bonne pratique... 11 est vrai que je me connais parfaitement en nourrices : dès que Ton a un enfant dans ma famille, ou parmi mes connaissances, on me le fait savoir,

Page 1