‹ La grande ville (volume 2)Chapitre 56 sur 135 · LES MARCHANDS DE CHEVEUX · texte numérisé non relu

LES MARCHANDS DE CHEVEUX

Maintenant que l'on fait commerce de (ont à Paris, on ne s'intitule plus perruquier ni coiffeur, mais on est Marchand de cheveux, on fait le commerce de toupets, de coups de peigne, d'anglaises , de nattes, de coiffures, de perruques; enfin on vous vend des cheveux, et même lorsque vous en avez de beaux, on vous acheté les vôtres.

Les cheveux se vendent très bien à Paris, parce que fort peu de personnes en ont de beaux, et que l'on supplée par l'art à ce que la nature nous a refusé.

Vous qui avez de jolies petites filles de cinq à huit ans, dont les cheveux sont longs, épais et d'une couleur agréable, n'allez pas dans la foule avec votre enfant, croyez-moi, ou prenez bien garde à sa téte: car il arrive souvent qu'après avoir mené à la promenade une petite fille bien coiffée et dont les nattes tombant à la

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