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suite une nuée de courtisans à sa suite. D'abord, elle pénétra dans la Bourse comme dans une ville conquise, et de cet antre s'élança dans Paris et souleva sur son passage des milliers d'aprttres et de croyants. Ce fut une fièvre, un délire, un fanatisme ; les capitaux accoururent de toutes parts, s'inclinèrent devant elle, et s'empilèrent à ses pieds. Finalement, Spécialité eut tout les succès, tous les triomphes; il ne lui manqua même pas ce qui manquait à Molière... comme nous verrons plus bas.
Spécialité fut d'abord de la Faculté de médecine. H y eut, et nous avons encore des médecins spéciaux qui ne travaillent qu'une seule maladie. Médecins spéciaux pour les migraines, pour les maux d'yeux, pour les engelures et les cors aux pieds; médecins spéciaux pour les maux de coeur, médecins pour les enrouements, pour les furoncles, pour les clous , pour les indigestions et pour les boutons sur le nez...
Spécialité fut également du barreau de Paris. Nous comptons une foule d'avocats qui s'annoncent sous la rubrique d'une spécialité judiciaire. 11 y en a qui ne plaident absolument que les questions de murs mitoyens; d'autres qui se vouent exclusivement à l'examen des cas de récidive en matière de faux-poids , d'autres encore qui ne connaissent qu'une chose : les circonstances atténuantes en fait de parricides, fratricides, infanticides et autres écarts d'imagination. M. avocat fort distingué, n'a jamais étudié que les brevets d'invention, et la manière de s'en servir.
Spécialité entra ensuite à l'Académie des sciences avec M. Flourens, voué à l'étude spéciale de la phthisie pulmonaire des canards et des poulets.
Spécialité pénétra dans l'Académie des inscriptions, à la suite de plusieurs mémoires de M. Stanislas Julien sur l'interprétation du welche et du charabia, patois primordiaux dont quelques traces se retrouvent encore dans les romans de M. le vicomte d'Arlincourt.
Spécialité fut de la police secrète avec M. Vidocq, dont l'écriteau charmait les yeux et l'esprit dans le passage Vivienne. Cette spécialité-là est présentement sous clef.
Spécialité fut nommée député en la personne de M. Ganneron, de M. Taschereau, de M. Piscatory, de M. Kemilly, et d'une foule d'autres honorables qui ont chacun la spécialité d'une plaisanterie plus ou moins annuelle et amusante. M. Bugcaud, par exemple,
LKS SPÉCIALITÉS PARISIENNES.
avant qu'il fut soldat-laboureur, avait la spécialité du coq-à-l'âne, et M. Dupin partage toujours avec M. Sauzet la spécialité du calembourg.
Enfin, Spécialité fut de l'Académie française! Gloire à jamais à l'homme généreux qui lui ceignit le bandeau de l'immortalité! Cet homme incomparable, dont les siècles futurs conserveront la mémoire, est M. de Tocqueville, auteur spécial d'un livre excessivement spécieux sur In démocratie aux États-Unis. M. de Tocqueville n'a jamais fait que ce livre. — Mais quel livre!
Que signifient, enfin, ces dix lettres miraculeuses, ce mot spécialité'.' La question n'est pas facile à résoudre. Espérons que M. de Tocqueville, dans la prochaine édition du Dictionnaire de l'Académie, fera donner une petite place au mot dont il est la chose. Jusque-là, spécialité sera tout ce que vous voudrez, excepté d'être français. C'est un de ces mots qui naissent, qui brillent, qui se répandent, mais qui n'ont, au fond, qu'un éclat passager. On les invente pour les besoins du moment. Vous avez dans ce genre, le mot gouvernemental, le mot doctrinaire, le mot ministériel, le mot constitutionnalité, et beaucoup d'autres. Dans vingt ans, ce sera de l'hébreu.
Spécialité, si je ne me trompe, est née industriel. Si, plus tard, elle est devenue savant, orateur, homme d'état et autre chose , c'est que nous vivons à une époque essentiellement remuante ; d'autres diraient progressive- Pour bien comprendre le mot, il faut donc le prendre à son origine. Dès l'instant qu'on reconnut que la division du travail était favorable à la production, on étendit ce crytère des produits de la main-d'œuvre aux principes du négoce. On ne fit qu'une seule chose pour la mieux faire, on n'étudia qu'une seule branche pour la mieux savoir, enfin, on ne vendit qu'un seul article, pour le mieux vendre. Or, ce fut cet article qui prit le nom de Spécialité. . .
Les spécialités du commerce parisien s'étendent à l'infini. Dans, nos passages, dans nos bazars, dans nos rues les plus belles, dans nos cités les plus riches, vous voyez resplendir de somptueux étalages reflétés par des panneaux à glaces, ombragés de tentures de soie, groupés avec un art et une entente des couleurs qui ne se rencontrent qu'à Paris. Les passants s'arrêtent involontairement devant ces curiosités charmantes, ces objets d'un luxe raffiné, même devant ces choses d'une destination plus humble qui empruntent je ne
(il»
LES SPÉCIALITÉS PAIUSIKNM S.
sais quelle séduction, quel élégant prestige au goût avec lequel on les présente aux yeux.
Ce qui distingue la spécialité du commerce vulgaire, c'est que celui-ci se trouve partout, se fait sous toutes les zones habitables, depuis Kiang-Ning sur le Kiang-llu jusqu'à Pontoise, en passant par la rue Saint-Denis.
Mais franchissez le rayon qui part de la rue Vivienne, s'étend à la rue Kichelieu, touche aux boulevarts, pénètre dans la Chaussée d'Antin,ct il n'y a plus de spécialité. l-a spécialité parisienne ne peut avoir, ne doit avoir qu'un élément, c'est le luxe. Otez-lui les larges trottoirs, les portes cochères, les balcons et les cariatides, reléguez-là dans une rue boueuse, sous un auvent obscur, éclairez-là à l'huile, et la spécialité mourra. Qui dit spécialité, dit nécessairement élégance. Bien entendu qu'il n'est pas ici question de la spécialité de M. Flourens pour la pathologie volatile.
INous avons fait connaissance avec les caractères généranx de notre sujet; pénétrons maintenant dans les détails, et décrivons, miracle à miracle, toutes les merveilles du commerce parisien, en tant qu'il ressort de la spécialité.
Lequel choisirons-nous d'abord? Susse, Duvelleroy, Marion, Durousseau, Monbro, voilà tout autant de gloires qui marchent d'un pas égal. Cependant, pour peu qu'Hoffmann eût visité les galeries de Susse, l'imagination fantastique du buveur de Dresde aurait donné tout de suite le premier rang à ce musée, unique peut-être dans le monde entier. Je ne sais quel réve étrange il eût senti s'agiter à la vue des trésors entassés dans ces magasins; sans doute il eût doué de mouvement et de vie cette foule de statuettes, de figurines, de groupes, de sculptures capricieuses, portraits sérieux ou grotesques, poétiques ou spirituels de toutes nos célébrités contemporaines, mêlés à des plâtres, dont l'inspiration remonte à d'autres temps, d'autres costumes, et tous formant un ensemble inouï, une sorte de poème inconnu où les siècles évoqués semblent apparaître en se donnant la main. Ici le ciseau d'Antonin Moine a reproduit les traits ascétiques de saint Pierre, de saint Jean, de sainte Amélie, demi-dieux chrétiens dont les chlamydes de bure frôlent les épaules ailées de Taglioni, déesse toute païenne, modelée par Barre. Plus loin, que vois-jeî M. Thiirs, en terre cuite, semble» donner le bras à un petit plâtre tapageur et charmant : I s gamin îles barricades!
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Pour le coup, le hasard est essentiellement facétieux... Ici, c'est un Charles 1", de Marochetti, une Chasseresse, de Pradicr, un bénitier Saint-Georges, de Nieuwerkerke, un François Itr, de Gechter. Là, Carlotta Grisi, notre brûlante Carlotta traverse d'un vol rapide le chemin où s'avance Marguerite de Bourgogne, assise sur son palefroi : deux passions incarnées, l'une sanglante et sombre, l'autre souriante et couronnée de fleurs!
— Et puis les toiles qui couvrent les murailles ! Hoqueplan , C.iulin, Isabey, Decamps, Dedreux, Dupré, Cabat, Marilhat, Bouterweck, toutes les signatures illustres sont là dans un aussi beau jour, dans des cadres aussi riches, et quelquefois devant des yeux plus experts qu'au Louvre et au Luxembourg. Susse a une s|)écialité, celle -d'être le mécène du génie, et d'avoir ouvert aux arts le plus beau des panthéons. Mais avant de quitter son palais enchanté» revenons à Hoffmann et à ce ravissant conte qu'il écrivit un jour sur les joujoux de Nuremberg. Qu'eut-il écrit, qu'eut-il imaginé, grands dieux! dans la chambre aux jouets de M. Susse! Non, jamais, fils de sultane ou de calife, jamais enfant protégé par la fée Bimbelotte lie rêva de tant de belles choses et de tant de prodiges amoncelés. Sancho Pança, la Bonbonnière grotesque, le Père Trinque fort, l'Enfant qui parle, le Danseur de corde, Fanny Elsslei', la Poupée mécanique, la Joueuse de piano, la Permission de dix heures, cent drôleries fantastiques, exhilarantes, ingénieuses, enchanteresses ! Que vous dirais-je? c'est à rendre un homme enfant jusqu'à la fin de ses jours...
I,e Parisien a, pour Susse, une admiration stupéfiante. Depuis dix ans, le Parisien passe tous les jours devant les magasins de Susse, et s'y arrête tous les jours avec autant d'onction et de ferveur qu'un lazzaronc qui se prosterne devant saint Janvier. Susse ne mettrait à ses carreaux de vitres que des toiles d'emballage et des morceaux de brique, que le Parisien les contemplerait encore avec beaucoup de plaisir; c'est passé dans le sang. Les femmes ont surtout en présence de cette profusion de chinoiseries, de toilettes, de coffrets, de reliquaires, de marqueteries et de cartonnages, des mouvements et des regards d'une rare concupiscence. In de nos itmis s'est pose ce problème qu'il n'a pas osé résoudre :
«. Lue femme très vertueuse étant donnée jivcc un homme laid, « niais généreux, qui la courtine, on demande combien de fois la
« femme farouche passera devant Susse au bras de l'homme laid, « avant de trouver qu'Esope vaut bien Antinous. *
Au surplus, retenez bien ceci, que la spécialité de Susse n'est pas la seule qui provoquerait une semblable équation. 11 en est une
autre Mais avant de pénétrer dans ce sanctuaire de presque
toutes les fourberies de la femme, il est bon de vous prévenir que nous touchons aux propriétés les plus raffinées et les plus coquettes de la Spécialité; air, sachez-le bien, c'est une tort grande dame, quand elle le veut, rouée comme madame de Parabère, et séduisante comme une fille d'honneur. Laissez-la, je vous prie, chausser ses petites mules, poudrer à blond ses repentirs, et s'embarquer avec vous sur le fleuve de Tendre. Par Cupidon I elle vous fera voir du pays. C'est une commère qui a le pied cambré. La voyez-vous d'ici, rose épanouie dans son peignoir de dentelles, et à demi renversée sur ce galant sopha?...
Le sceptre qu'elle tient à la main est un colifichet qui ne vaut guère plus de quelques centaines de louis. C'est une simple feuille de satin
léger, artistement fixée sur un*' monture de bois de Bandai. Le dedans de cette feuille est armée de brin* qui la soutiennent, terminés par des bouts de flèche délicieusement évidés. Les panaches, c'est-à-dire les deux supports du bijou, sont découpés comme des points de matines, et réunis à la tête par des clous en rubis. Les bouts de flèches ont chacun un diamant enchâssé dans l'évidure et chaque fleur découpée dans le panache a également pour corolle une rose de la plus belle eau. Quand les brins s'étendent et que le satin se déplisse, vous pouvez admirer sur le tissu qu'elle recouvre une gouache inestimable, — un berger et sa bergère à qui le dieu de Papho.% montre dans un tableau magique deux colombes amoureuses. — L'Amour est du carmin le plus vif, les cieux sont rose-cendré, l'habit du berger est vert-pomme, et les veux de la bergère sont gris de perle. Les arbres sont du lilas le plus tendre, et l'effet général est du dernier galant. C'est ce que Boucher a imaginé de plus adorable comme absurdité de couleur.
On a sans doute deviné le nom de mon colifichet ?
Et à ce propos, on se rappellera peut-être ce qu'en disait madame de Sévigné : « Je veux bien gager, en vérité, que, dans « tout l'attirail de la femme la plus galante et la mieux parée, il n'y
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« a point d'ornements dont elle puisse tirer autant de parti que «Y « son éventail. •
Il est à peu près reconnu aujourd'hui que c'est messire le Diable qui a doté la fdle d'five de l'éventail. I n de nos amis s'occupe en ce moment d'une statistique tendant à prouver que depuis 1522, date authentique de l'introduction de l'éventail en France, les loyers ont haussé en enfer de près de cent pour cent. C'est incroyable!
M. Duvelleroy, à Paris, est le représentant de la maison Lucifer et compagnie pour la propagation de l'éventail. Il est fort probable que M. Duvelleroy, qui porte ce nom, passage des Panoramas, en porte un autre dans les possessions infernales. C'est du reste un assez bon diable, mais adroit, inventif, et spirituel comme il convient à tout honnête démon. Il est hors de doute qu'il damnerait les dix mille vierges, s'il s'en donnait la peine, rien qu'en déployant a leurs yeux les plumes peintes, la nacre, 1 ebene, le citronnier, la laque, l'or et la soie dont il compose ses merveilles. Malheureusement, il a trop d'occupation sur terre.
Au surplus, tous les pères de l'Église conviendront que la providence, en nous octroyant le libre arbitre, a mis la créature dans les meilleurs termes possibles pour se damner un peu passablement. I^a civilisation a cela de très original, qu'elle est d'un calme désespérant à l'endroit de son salut. C'est son genre. Elle pousse même la subversion des idées au point d'admettre qu'en fait de perdition il n'y a rien de trop coquet ni de trop élégant. Nous nous rappelons à ce propos qu'une grand' mère à nous, une charmante vieille qui portait les coiffes les plus respectables du monde, nous assurait que de son temps un jouvenceau, comme on disait alors, soupirait dix ans aux pieds de sa beauté ( même style), avant de se risquer à lui prendre la main et à lui baiser le bout des doigts. Je n'ai pas de peine à le croire. Le papier dont on se servait alors pour écrire une lettre d'amour était gris, raboteux, et laid à faire peur. Il fallait assurément toute la bonne volonté des duchesses de ce temps-là pour se monter la tête au toucher de ces affreux poulets. C'est à se demander comment leurs doigts de rose avaient le courage de s'en accommoder. Ma grand'mère, elle, n'avait pas tant de valeur, et loin de compromettre sa gorge de satin au contact de ces héroïdes écrites sur papier à poivre, elle se dépêchait ordinairement d'en faire des boulettes pour amuser son chat. Mais arriva, sur ces entrefaites,
LES SPECIALITES PARISIENNES.
la providence qui, argumentant du libre arbitre, permit à sa créature d'inventer le papier à la mécanique. Dès lors ce fut fétc à Cythère, comme aurait dit notre aïeule en agitant ses coiffes d'un air contrit.
Aujourd'hui l'on est tout-à-fait civilisé. La jeune personne qui reçoit un billet doux est déjà séduite par l'enveloppe. A peine en a-t-elle rompu le cachet, que ses doigts frissonnants palpent un vélin douillet et satiné. Les sens surpris ont aussitôt je ne sais quel avant-goût du ciel... Le chiffre du lovelace, toujours surmonté d'une couronne de comte, brille en lettres d'or ou enlacé dans d'ingénieux emblèmes ; les tranches sont dorées, les marges relevées de gaufrures, la pâte du papier a été pétrie dans le benjoin, tout y exhale l'ivresse du luxe et du plaisir, la cire elle-même semble avoir été brûlée sur une cassolette de parfums, c'est un conflit de choses douces, embaumées, charmantes, et profondément corruptrices.
Bref, je parie que s'il y avait eu un Marion du temps de ma grand'mère, les belles se seraient occupées d'autre chose que d'amuser leur chat. Marion, voyez-vous, est l'homme qui a poussé le plus a. 9
loin l'épicurisme du papier à lettre. 11 a inventé je ne sais combien de merveilles placées, gaufrées, frappées, satinées, celles-ci jointes à la main, celles-là à reflets prismatiques, ces autres à bordures d'or. Marion est la coqueluche de toutes lesAYngw/i qui ont quelque prétention à l'élégance. Elles ont mis à la mode d'aller le matin chez lui faire leurs emplettes de bureau. Aussi a-t-il découvert tout exprès pour elles un papier de fée, qui s'appelle, à ce qu'on dit, le filigranocolov! I ne femme qui se respecte un peu préférerait demeurer vertueuse toute sa vie , plutôt que d'écrire à son amant sur un autre papier que le fdigranocolor. Je suis tout-à-fait de son avis.
Et maintenant, avant de continuer, il nous sera permis de prendre une mesure préliminaire. Il peut se faire que dans notre auditoire se trouve une blonde et pudique tille de la Grande-Bretagne. Si cela est, nous requérons contre elle le huis-clos, et la sommons de nous rendre, en se retirant, la liberté de parole dont nous avons besoin. Elle aura, si cela lui plaît, la faculté d'écouter discrètement à la porte. Mais du moins les apparences seront sauvées, et il ne sera pas dit que, sous le ministère de M. Guizot, un Français se sera permis de blesser en quoi que ce soit les plus légères susceptibilités de l'Angleterre. Cela fait, et puisque nous ne sommes plus ici que des esprits forts (je m'adresse à mes autres lectrices) qui ne craignons pas précisément qu'on appelle les choses par leur nom, nous allons mettre notre phrase à l'aise et la décolleter un peu. La chemise...— ah! mon Dieu oui, c'est ainsi que cela commence, — la chemise, donc forme aujourd'hui l'une des spécialités les plus en vogue à Paris.
Il n'y a pas dix ans encore que c'était une très grave circonstance pour une ménagère que de renouveler le linge intime de sa maison. Deux ou trois semaines avant l'événement, la maîtresse du logis prenait des airs pensifs. Quand c'était une jeune mère dont les fils étaient déjà grandets, ce qui n'est pas rare, la pauvre femme se trou* vait naturellement en proie aux plus singuliers embarras. Elle se surprenait à jeter des regards fur tifs sur l'encolure déjà fort avancée de messieurs ses marmots, non point de ces regards de mère, regards qui n'ont point de sexe, mais de vrais regards de femme, timides et rougissants. La tille, s'il y en avait une, toisait aussi d'un œil assez équivoque les épaules du papa, et tombait ensuite dans des méditations qui avaient quelquefois le défaut de tourner à