i4 LES CAIfOTICMS IH. LA RKIKE
sans daigner y jeter les yeux, et s'était approché d'une ardoise fixée à l'intérieur du cabaret, prés de la porte d'entrée. Il est d'usage, parmi les canotiers, que le capitaine de chaque équipe inscrive sur cette ardoise, en passant à Bercy, l'heure de son passage, l'état du vent, la route qu'il tient, et les canots qui sont en rue. De là le nom de ftenstignanmts que porte le cabaret. Berlinguot lut -donc ces mots sur l'ardoise :
La tiaffale, capitaine Pinchou.
Passée à sept heures du matin, avec le vent N.-N -O . Se tiche très parfaitement Du ïrau-Varint.
Berlinguot bondit comme un buffle piqué par une vipère. Le ntpin à qui la ligure effarée de Berlinguot parut faire un effet désagréable, prit aussitôt la parole au milieu des éclats de rire de plus en plus rauques de madame Binette.
— Ohé! pitum lutu , va donc, trimbaler plus loin. Tu as un canezou qui me fait mal aux yeux.
— Dis donc, biboche, reprit le héros de la Chaumière, fort satisfait d'avoir quelqu'un à vitupérer, connais-tu c'te équipe qui a l'air d'être beuffee par des écrevisses en uniforme anglais y
— Tiens, continua perfidement Pinchon, en braquant nue Imuiteille vide en guise de lunette d'approche, il me semble que j'entrevois une belle inconnue pas mal panée sur l'arrière de < 'te palache.
— Oh! c'te farce, tu ne la reconnais pas? C'est madame la Mo » y u ise Desruissea u.r .
— En v'Ià une pomme de canne!
— lue carotte mal épluchée!
Avec une chevelure couleur de pipe culottée.
Pour un d'ses cheveux, je donnerais I KspaKm- . (VnVst pas rperou...
Berlinguot, en se retournant vers les drôles qui insultaient tinsline, avait fait un soubresaut en arrière, a la vue de madame Binette qui lui dardait deux yeux chargés à mitraille, l'n instant, il eut la pensée de se sauver à tonte» jambes et de rentrer à Paris: mai>