‹ La grande ville (volume 3)Chapitre 175 sur 214 · I.K BOI'LF.VART M' f.RIMF · texte numérisé non relu

I.K BOI'LF.VART M' f.RIMF

tour Calas, le Songe, Cardillac, le Fils banni, Thérèse, la Bataille dePullawa, et l'Auberge des Adrets.

A mesure que nous avançons sur le lwulevart du Crime , le mélodrame devient de plus en plus noir.

En 1827, l'incendie, ce fléau des théâtres, dévore I Ambigu. Sans se déconcerter, il transporte aussitôt ses pénates dans le voisinage de la rue de Bond y.

Frédéric Lemaitre et madame Dorval n'avaient pas encore conquis la scène voisine, et nous les voyons paraître à la tête de la nouvelle troupe; mais, après le départ de ces deux artistes, commence pour l'Ambigu une ère de décadence. En vain le Curé Mêrino, le Festin de Balthasar et les Sergents de la ftocficlle font luire de temps à autre ipielques éclairs de prospérité : les faillites se succèdent avec une rapidité effrayante. On vit tout récemment l'Ambigu donner au monde dramatique le singulier spectacle d'une administration fermant ses portes au milieu d'un succès.

Aujourd'hui, la direction éclairée de MM. Antony Béraud et Alphonse Brot rend à ce théâtre sa première et brillante fortune. Paris la nuit et Madeleine remplissent la caisse, et l'on annonce la première représentation de Saint-Vincent de Paul...

O bienheureux habitants du ciel, quelle ne doit pas Être voire indignation?

Cirque Olympioie. Franconi fut long-temps nomade. On le trouve d'abord, en 1807, dans le théâtre de la Cité, rue de la Barillerie, puis sur l'emplacement de l'ancien monastère des Capucines , puis au faubourg du Temple. Enfin il est venu se fixer au boulevart du Crime, où le génie de la guerre et de l'extermination lui souffle ses fureurs, où il mitraille et tue tout à son aise.

Le Cirque n'a pas toujours eu cette humeur martiale. On l'a tu donner asile aux jongleurs indiens, aux sauteurs chinois, aux acm bâtes italiennes qui pirouettaient, ma foi, les sylphides quelles étaient, sur un. simple fil darchal! Puis arrivèrent le nain Harvv-Leack et le fameux cerf Coco, dont les dames se plaisaient à caresser les bois rameux, au grand scandale de leurs maris* qui prenaient ce caprice pour une personnalité; puis la chèvre acrobate, le cheval gastronome et le fameux Kiouny, cet acteur monstre, dont la trompe donna plus d'une fois des inquiétudes au crâne du chef d'orchestre, et qui faisait trembler les planches et vaciller les décors, lorsqu'il

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