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hoirc avec eux , je pensais que (il le savais... H que lu avais ta fuie !
I>ejcuue homme reste tout saisi; une pâleur mortelle rouvre son visage, il regarde ses deux joueurs if un air égaré; ceux-ci se mettent alors à {tousser de gros hurlements de joie, puis ils emplissent le verre de leur victime, et le lui présentent en disant :
— Eh ben, oui, c'est nous qui avons fait le coup!... gnia pas <le quoi fargner... allons, ne fais pas \esinvre... lampe ca... nous nous moquons de la rousse. . . nous sommes une gance. . . tu en seras. . . tu ne retourneras pas dans ta cassine, tu peux pioncer ici!
I /adolescent est quelques instants indécis, mais on l'entoure, on l'excite, on crie, on rit, on chante, on débite une foule de plaisanteries infâmes, et le malheureux finit par choquer son verre contre ceux des deux misérables qui ont volé sa mère...
Otte anecdote doit suffire pour donner une idée de ce qui se liasse dans les bouges «le Paris, ab uno dis ce omnvs.
Il y avait autrefois dans la grande ville un endroit appelé la Sonridà-r; il était placé au centre des halles. C'était le plus fameux Uuige de Paris. Itendez-vous ordinaire des voleurs, des voleuses, des mouchards, des filles de mauvaises vie, des repris de justice et de tout ce qu'il y avait de plus ignoble dans Paris, la Sottritirre avait une réputation telle, que des étrangers et des hommes de distinction de la capitale ne craignaient pas de s'aventurer quelquefois dans ce bouge, dont ils étaient curieux de voir le hideux tableau.
l ue maison de jeu, située rue Saint-Honoré , près du café de I* liégence, connue sous le nom d'Hôtel d'Angleterre, rivalisait de réputation avec la Souricière. Cependant l'Hôtel d'Angleterre était I aristocratie du vice. Il y avait une roulette, un creps et un biribi. A re dernier jeu, les pontes qui avaient perdu à la roulette toutes leurs grosses pièces, avaient la facilité de jouer leurs derniers sous.
I. Hôtel d'Angleterre ainsi que la Souricière était ouvert toute
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la iiuii, i l beaucoup de gens a Paris n'avaient point d'autre domicile.
\m suppression des maisons de jeu a fait fermer l'Hôtel d'Anglelerre, et depuis quelques années l'ancienne Souricière n'existe plus.
Mais un autre établissement de ce goure s'est élevé dans le même quartier. C'est aux Charniers des Innocents que s»* trouve la nouvelle Souricière ; ce bouge marche sur les I rares de son aîné. Dans ce lieu, ouvert toute la nuit, vous trouve/ «les hommes effrayants de saleté, et beaucoup de vieilles femmes ivres, car les femmes sont admises dans tons ces repaires. Les chiffonniers ont le droit d'\
garder leur cabriolet (c'est ainsi qu'ils appellent leur mannequin i, et |N>urvu que vous y fassiez pour deux sous de consommation , vous pouvez y passer toute la nuit.
I^es bouges sont extrêmement communs dans la Cité; -il en est où l'on se livre à toutes sortes de spéculations; beaucoup de jeunes filles, de marchandes des quatre saisons sont conduites dans ces cavernes par d'autres hideuses créatures de leur sexe, qui tirent un honteux profit de leur jeunesse, et quelquefois de leur ligure. Les rues «le la Grande- Friperie, Saint-Kloy, Jean de l'Epine, sont