‹ La grande ville (volume 3)Chapitre 47 sur 214 · I.KS IIAMKS Al MA»V<IIK. T2A · texte numérisé non relu

I.KS IIAMKS Al MA»V<IIK. T2A

— Il n'en auront pas alors... au lien «l'un»» matelotle, je leur donnerai une gibelotte... Et le gibier?

— Quatre francs un perdreau fort petit!

— Quatre francs!... et il m'en faudrait au moins deux pour tout ce monde-là... En fait de gibier, ils auront une poule aux petits oignons... Et les légumes... les petits pois?

— Ils sont encore augmentés.

— Je vais prendre des pommes de terre alors... et au lieu de fraises je leur donnerai deux assiettées de pommes cuites... S'ils ne sont pas contents, ça m'est bien égal... Adieu, mesdames, je vais faire mes emplettes... Vous verra-t-on ce soir?

— Nous tâcherons.

Madame Hichonneau s'est éloignée, et les deux autres dames continuent de faire leur marché, tout en se disant d'un ton moqueur :

— II . sera joli le dîner de M. Bichonneau !

— J'aimerais mieux ne jamais recevoir du monde que de le traiter ainsi.

— < >li ! je suis entièrement de cet avis-là : il faut faire les choses bien, ou ne point s'en mêler.

— Mais madame Bichonneau est une vieille coquette qui dépense loin pour sa toilette, et qui met son mari au régime des pommes de lerre tout le long de l'année.

— Pauvre cher homme! il est d'une bonne pâte celui-là. Moi, si j'avais le malheur de donner deux jours de suite le même plat à mon mari, il ne me dirait rien, mais il irait dîner en ville tout le ri'slant de la semaine.

— Ah! c'est que tous les hommes ne sont pas des Bichonneau... Ah! ah! ah! et c'est bien heureux, car, suivant moi, il n'y a rien de si ennuyeux qu'un homme bête...

— Je suis entièrement de votre sentiment. J'aimerais mieux, je «mis, avoir un mari méchant que d'être l'épouse d'un jobart !... Je vais entrer chez ma beurriere.

224 LES DAMES Al' MAKCHÉ.

Et moi, chez mon boucher. — Adieu , madame Legras.

— Au revoir, madame Benjamin. Si vous entendez parler d'une bonne... un bon sujet... pas jolie surtout, envoyez-la-moi.

— Je m'en occuperai.

Page 1