K I.KS DÉBITS I1K CONSOLATIONS
nuit pour la commodité des chiffonniers, des charretiers, des voiluriers, des gens ipii vont à la halle , et de beaucoup d'individus dont l'industrie est au moins douteuse. Il y a aussi des femmes qui entrent la nuit dans ces débits. Vous devinez quelle espèce de femmes et quelle peut être leur profession ; mais dans une ville comme Paris, la tolérance est souvent une nécessité.
Beaucoup de ces individus qui viennent boire pendant la nuit . au débit de consolations, vont la finir dans la rue, en se couchant au coin d'une borne ; il y en a, d'ailleurs, auxquels il serait impossible de trouver un autre domicile.
Alin de pouvoir satisfaire aux exigences et aux fatigues de son commerce, ordinairement le marchand de liqueurs est marié, car il ne se repose que sur lui et sa femme du soin de débiter ses petits verres. A huit heures du soir le mari va se coucher, il dort jusqu'à une heure du matin; alors il se relève, et vient au comptoir remplacer sa femme qui va dormir pendant qu'il veille toute la nuit. Voilà deux époux qui ne doivent pas se rencontrer souvent dans la couche nuptiale, et qui vivent ensemble absolument comme le soleil et la lune.
LB CANttt M PALAIS- ROYAL
Ce méridien est dans le jardin, au bout du grand carré de verdure près de la nouvelle galerie d'Orléans, lin verre placé sur la lumière d'un petit canon |K>sé sur une borne royale y met le feu à midi... quand il y a du soleil.
Lorsque le temps est beau, le jardin du Palais-Royal est toujours 1res fréquenté. On vient y lire les journaux, qu'on trouve à louer dans deux pavillons établis pour cela à chaque extrémité du jardin.
Il y a des chaises à votre disposition. Vous pouvez lire en vous promenant, lire debout ou vous asseoir, seulement il vous faudra payer votre chaise.
Quand vient l'heure de midi et que le soleil donne, vous voyez les amateurs arriver et se ranger près du méridien.
C'est un particulier qui n'a pas de montre et qui n'est pas fâché de savoir l'heure qu'il est.
C'est un monsieur qui a une montre et qui est bien aise de s as-