LE BAL DE L'OPÉRA
Il ne s'agit plus du bal de l'Opéra où l'on ne dansait pas, jiarce que c'était mauvais genre ; où les dames n'allaient qu'en domino , les hommes tout en noir et le claque sous le bras, comme à une soirée chez un grand fonctionnaire; où l'on se promenait gravement , causant fort bas et toujours sous des formes de bonne com- IHtgnie avec la personne qui venait vous intriguer; où le foyer était le rendez-vous de toute l'aristocratie du bal , où jamais enfin un mot libre n'effarouchait l'oreille des dames. Ce n'est plus cela du tout! nous sommes en mil huit cent quarante-deux, et c'est le bal de l'Opéra tel qu'il est maintenant que nous allons vous montrer.
Déjà les abords d> l'Opéra ne sont plus les mêmes : vous trouvez plus de monde, plus de mouvement dans la rue, votre voilure est obligée de suivre la file, et depuis le coin du hoiilevarl . des hommes en vesle, en blous«>, et même en habit, saillent à la portière ••h vous criant :