I. IIOMMI, m; LETTRES MARRON
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terminée, le jeune homme se bâte de se rendre ehez son illustre collègue.
Après les compliments d'usage, mais beaucoup plus prolongés cette fois, parce que le nouvel auteur ne veut pas être en reste avec son collaborateur, on arrive au point important, à la lecture de la pièce. Le jeune homme est bien impatient de connaître tous les changements avantageux qu'elle a subis.
L'homme de lettres marron prend le manuscrit, s'étend dans une bergère, et va commencer la lecture de l'ouvrage, après avoir toussé plusieurs fois pour que sa voix ait toute sa plénitude... mais au moment de lire, il s'arrête en disant :
— D'abord, mon cher ami, je dois vous dire que j'ai changé le ii Ire de notre drame.
— Ah! vous le trouviez donc mauvais?
— Pas mauvais précisément, mais lorsqu'on peut en trouver un plus heureux, il faut le saisir... Savez-vous, mon cher ami, qu'un bon titre est déjà la moitié... les trois quarts d'un succès...
— Je ne doute pas que ce ne soit avantageux, surtout quand la pièce tienl ce que le litre promet.*.
- Il n'est pas question de tenir... on tient si on peiu ! le principal c'est de promettre. Mais un titre original est une bonne for-