‹ La Grande ville (volume 4)Chapitre 47 sur 111 · LES MARCHANDS DK VIN · texte numérisé non relu

LES MARCHANDS DK VIN

saut de la vue du bal. Alors on ne connaissait point le cancan ni la chahut, mais on y faisait la course, qui n'était autre chose que ces galops formidables, entraînants, échevelés, dont vous avez pu vous donner le plaisir aux derniers bals de l'Opéra de notre temps. Maintenant les marchands de vin ont des boutiques assez propres,

des comptoirs en étain toujours bien luisants, quelquefois des enseignes assez comiques. Mais vous lisez toujours au dessus de leur porte: Commerce de vin, car on ne veut plus être marchand, on veut être commerçant; sur l'entrée d'une boutique qui ressemblait à une échoppe, nous avons lu : Commerce de pommes de terre frites , sur une autre : Commerce d'arlequins, et vous savez que les arlequins sont des restants de viande cuite, achetés aux cuisinières de bonne maison, et qui composent ensuite le dîner d'un maçon ou d'un porteur d'eau. Faire du commerce, telle est l'ambition générale. Nous ne serions pas surpris de lire incessamment : Maison de commerce, au dessus c\o ces petits cabinets où la séance se paie trois sous.

Page 1