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Pappenheim dans un article de cette même année 1912, répétail toutes les opinions qu'il avait déjà exprimées dans des travaux antérieurs sur la granulation azurophile.
En 1913, Gley présentait à la Société de Biologie une communication de F. Bose et‘ M. Carrieu sur les inclusions intra-cellulaires dans le liquide articulaire du rhumatisme articulaire aigu. Dans cette communication Bosc disait qu'il avait vu pour la première fois (1913) et bien étudié, dans les cellules du liquide artièulaire du rhumalisme aigu, des inclusions qui semblaient de nature parasitaire. En fixant le liquide sur lame avec de lalcool-éther et par le procédé de gouttes, appliqué par lui pour la première fois dans l'étude des liquides et produits de râclage et en colorant par les méthodes d'hématéine-éosine, divers bleus, Zeiïhl et Gramm, thionine phéniquée et surtout par le Giemsa, il constatait dans les cellules moyennes et grandes mononucléaires ainsi que dans les grands macrophages du liquide articulaire, des inclusions présentant les caractères suivants : 1° forme coccique d'un demi à uh cinquième de y au nombre de un à cinq dans les protoplasmes de ces cellules; 2° des corps plus volumineux, arrondis, depuis la grosseur d’un coccus jusqu'à la grosseur.de ? à 3 set avec une partie centrale réfringente entourée d’une auréole claire; 3 des formes plus grandes, constituées par petites masses entourées de petites granulations en couronne; 4° amas de corpuscules d'une ténuilé extrême, les plus petites au voisinage des noyaux, les plus volumineuses remplissant la plus grañde partie du’ protoplasme. Dans les mononucléaires bien conservés ou étalés il y avait dans les protoplasmes de ces cellules, à côté de ces inclusions, des produits de dégénérescence. Ensuite il voyait que ces inclusions ne prenaient pas le Gramm el ne se coloraient distinctement ni par les bleus, ni par le Ziehl, ni par la thionine phéniquée ; et c'est seulement par le Giemsa qu'on pouvait les différencier d'une façon précise (elles pre-
naient une teinte rose, tandis que les protoplasmes se coloraient en violet rosâtre ou bleu ciel et que les produits de dégénérescence nucléaire étaient colorés en violet foncé ou en bleu noirâtre).
Dans une autre communication, l'auteur disait avoir retrouvé ces mêmes inclusions dans les cellules sanguines, dans un cas de rhumatisme articulaire, inclusions qu'on pouvait seulement distinguer après coloration par le Giemsa.
Dans un autre article enfin il parlait de ces corpuscules étudiés à l’ultra-microscope et par les bougies filtrantes.
Nous citons ces travaux de Bosc parce que nous estimons que l’auteur avait pris les granulations azurophiles pour des inclusions cellulaires en les croyant éléments parasitaires. Nous ne connaissons pas d’autres granulations des cellules mononucléaires qui puissent être colorées seulement par le Giemsa et après toutes les descriptions que donne Bosc de ces inclusions, nous sommes certain qu'il s’agit indiscutable ment de la granulation azurophile. :
Dans un article paru cette même année, Richard Hertz parlait presque exclusivement de la granulation azurophile. Il conslatait que celle-ci n'élait pas une vraie granulation comme celle des cellules polynucléaires et que d’après l'espèce des cellules lymphoïdes il y avait aussi diverses espèces de granulations azur avèe ce seul point commun qu'elles étaient variables, accidentelles et monoazurophiles, c'est-à-dire seulement colorables par le colorant azur, et que la cellule contenant cetle granulation-restait la même quand elle n’en contenait pas. Il acceptait l'opinion de Pappenheim pour expliquer l’origine de cette granulation, c'est-à-dire son apparition en rapport avec le travail fonctionnel de la cellule, soit avec un état d'irrilation cytoplasmique la conduisant à la fonction . mélaplastique neutrophile ou éosinophile.
Negreiros Rinaldi dans « Il Tomasi » (Giornale de Biolo= gta, Anno VII, n° 7, 1913) étudiait la relation des corps
plasmosomiques de Ferralta et la granulation azurophile. L'auteur montrait d'après ses observations que les corps plasmosomiques et la granulation azurophile étaient des produits identiques. Il notait le nombre des lymphocytes qui contenaient des plasmosomes dans une coloration vitale et désignait schématiquement la disposition topographique de cette granulation dans une même cellule. Immédiatement après, il constatait, après fixation et coloration par le Giemsa, que la granulation azurophile correspondait exactement en nombre et en répartition aux plasmosomes déjà vus par coloration vitale.
En 1914, F. Rodano et L. Della Porta donnaient quelques observalions sur la granulation azurophile. Les auteurs, en étudiant l'apparition de la granulation azur chez certains malades, pour trouver éventuellement une explication sur sa signification, constatèrent que dans 124 cas examinés par eux en colorant les préparations de sang par la technique combinée de Pappenheim, il y avait 6 cas de rougeole où 5 seulement montraient une augmentation de lymphocytes azurophiles (33 p.. 100) et au contraire dans la preumonie 86,4 p. 100 des cas montraient une augmentation considérable. Après la disparition de la fièvre, le nombre de Iymphocytes à granulations azurophiles revenaient à la normale. Cela prouvait d’après ces auteurs que l'azurophile était provoquée par une aclion toxique. Dans un cas d'anémie très prononcée lazurophilie était moindre, mais elle augmentait si la tuberculose existait en même temps. En définitive les auteurs concluaient que l'apparition de l'azurophilie Iymphatique accompagnée de leucocytose et myélocytose en même temps, était une preuve contre la nature dégénérative et plutôt un signe de l’activité des cellules jeunes.
Mandolfo, cité par ce même auteur, signalait que dans le sang normal il avait trouvé 20 à 22 p. 100 de cellules mononucléaires contenant la granulation azurophile au lieu de
| SES à
33 p. 100 donné par quelques auteurs, que dans la pneumonie l'augmentation était de 53 p. 100; dans d’autres maladies il ne trouvait rien de constant qui puisse donner lieu à une conclusion.
En 1915, la granulation azurophile fut citée par Negreiros Rinaldi en plusieurs articles hématologiques. : Aubertin et Chabanier en faisant des recherches sur le sang de sept sujels d'apparence normale et sur le sang leu- ; cémique, après coloration par le May-Grünwald-Panchrome de Pappenheim, constataient les détails morphologiques | de la granulation azurophile déjà donnés par Klein, Rieux et d’autres auteurs. Ils ne la trouvaient jamais dans les cellules de Turk et ils inclinaient à croire que la granulation azurophile était liée à un processus de vieillissement de la cellule. mononucléaire et ils ne trouvaient aucun rapport entre les cellules contenant de la granulation azurophile lorsque le nombre des polynucléaires neutrophiles augmen- 4 tait. Is remarquaient seulement que son pourcentage diminuait. Dans le cas d'augmentation de nombre de la cellule mononucléaire, ils trouvaient une augmentation de nombre de la cellule à granulations azurophiles lorsque l’augmentation portait sur les moyens mononucléaires: le contraire lorsqu'elle portait sur les petits lymphocytes. Dans leurs - conclusions les auteurs se demandaient quelle était la signification de la granulation azurophile, et ils estimaient que la f: réponse serait très difficile, à cause des opinions si diverses « | et du petit nombre des faits précis. | = Negreiros Rinaldi, dans son étude sur la genèse et la struc- 7 ture du mégacaryocyte normal et pathologique en relation avec les hématoblastes du sang, signale la granulation
azurophile dans ces cellules pendant la vie fœtale de quelques animaux. | È Le dernier ouvrage, à. notre connaissance, qui cite la gra-
‘ nulation azurophile est le Précis de Microscopie de Lan-
ie
geron (1916). L'auteur reconnaît que la granulation azurophile est seulement colôrable par le mélange éosine-azur de bleu de méthylène et il ne parait pas la confondre avec la granulation neutrophile.
+ * Considérations historiques sur l’azur et quelques
mélanges colorants contenant l'’azur.
Le colorant de Romanowsky, utilisé pour la première fois en 1891, résultait d'un mélange empirique de bleu de méthylène et d'éosine dissous tous les deux séparément dans l'eau. Ce mélange permettait de colorer les noyaux des parasites du paludisme et comme ces noyaux ne pouvaient pas être colorés - par un autre colorant, celui-ci fut considéré comme étant d'une grande valeur par tous les savants qui s’occupaient de cette question. Malheureusement ce mélange ne donnait pas toujours les mêmes résultats de coloration. Romanowsky observait pourtant que les solutions vieilles de bleu de méthylène donnaient les meilleurs résultats. Unna, la même année, indiquait aussi que la granulation des Mastzellen se colorait métachromatiquement par l'emploi d’une solution de bleu de méthylène alcalinisé, vieillie. Michaelis et Wolff, comme nous l'avons dit déjà, se servaient de ce mélange quand ils découvrirent la granulation azurophile; mais c'est Ziemann qui, le premier, constata que la réussite du mélange de Romanowsky dépendait d'abord de la proportion de la solution de bleu de méthylène employée par rapport à la proportion d’éosine. Toutefois Nocht disait que dans la coloration de Romanowsky le résultat était dû à l’altération subie par le bleu de méthylène et remarquait que le bleu polychrome de Unna après neutralisation et association, à l'éosine et au bleu de méthylène pur, non altéré, produisait très bien cette coloration de Romanowsky; il trouve que dans cette solution de bleu de méthylène mürie se formait