‹ La granulation azurophileChapitre 44 sur 91 · D'ONS · texte numérisé non relu

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différents âges de l'enfant, on peut constater qu’à la naissance les polynucléaires neutrophiles augmentent de 10 p. 100; le nombre total des globules blancs par millimètre cube est presque le double de celui de l'adulte normal; les cellules mononucléaires sans granulations, sont relativement diminuées de 2? p. 100; par millimètre cube elles sont augmentées. D'autre part, la légère diminution de 2 p. 100 de ces cellules a porté sur les microlymphocytes.

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En considérant maintenant la granulation azurophile, on trouve que, par rapport à 100 globules blancs il y a 5 p. 100 des mononucléaires à granulations azurophiles, au lieu de

: , 1 10 p. 100; par rapport à 100 mononucléaires au lieu de :;

comme chez l'adulte, . à peu près et par rapport à 100 cel-

lules polynucléaires < 6 p.100 au lieu de 16.5 p. 100, c'est-àdire que l'augmentation des cellules polynucléaires correspond à peu près à une diminution proportionnelle des cellules à granulations azurophiles. Toutefois, lenombre de cellules à granulations azurophiles par millimètre cube est égal à celui de l'adulte normal. En ce qui concerne le rapport des cellules mononucléaires à granulations azurophiles et sans granula- Uons azurophiles de la même variété, nous trouvons que la diminution porte sur les cellules lymphocytaires. Parmi les cellules jeunes, 8, 33 p. 100 présentaient la granulation azurophile. TE

Sinous prenons l'enfant 6 jours après sa naissance, nous trouvons déjà que les cellules mononucléaires prédominent et la formule leucocytaire commence ainsi à être intervertie : au lieu d'avoir 10 p. 100 de polynucléaires neutrophiles de plus que chez l'adulte, il-en a 10 p. 100 de moins et naturellement ceci est compensé par l'augmentation des cellules mononucléaires. Par millimètre cube le nombre des globules blanes, bien que plus grand, ne s'écarte pas beaucoup du chiffre normal de l’adulte. Nous voyons que le pourcentage, rapporté à 100 globules blancs et à 100 mononucléaires est moindre que chez l'adulte en ce qui concerne les cellules à granulations azurophiles; par millimètre cube le nombre reste à peu près le même que chez l'adulte. Le plus essentiel de tous ces ‘chiffres est que, malgré la diminution relative des cellules à granulalions azurophiles, leur nombre par millimètre cube ne varie pas. Les rapports entre les cellules mononucléaires à granulations azurophiles et sans granulations, de la même

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forme, commencent à changer dans les microlymphocytes ; c'est-à-dire que les proportions entre ceux-ci augmentent el diminuent entre les monocytes.

Chez l'enfant à 8 mois, il y a des variations notables. Le nombre total des globules blancs est égal à celui de la naissance, c'est-à-dire double de celui de l'adulte; mais à cet âge l'augmentation ne porte pas sur les seuls polynuclaires, mais également sur les mononucléaires (presque exactement 00 p. 100 de chacun). Les cellules à granulations azurophiles restent. dans les mêmes proportions relatives, seulement on note une petite variation dans les proportions par rapport à 100 mononucléaires, qui seront presque la moitié de l'adulte; par millimètre cube l'augmentation des cellules à granulations azurophiles est assez sensible; ily en aura plus de 300 que chez l’adulte. Ce chiffre, comme on peut voir, est la conséquence de l'augmentation totale des globules blancs, puisque les chiffres relatifs, comme nous avons dit, restent invariables. En ce qui concerne les rapports entre cellules à ‘granulations azurophiles et sans granulations azurophiles de la même variété, nous voyons qu'ils se rapprochent de ceux de l'adulte, toujours plus grande encore la proportion entre © les monocytes, moins dans les mésolymphocytes et microlymphocytes. |

A l'âge de 5 ans, la formule leucocytaire et la quantité totale par millimètre cube, est presque égale à celle de Fenfant 6 jours après sa naissance. Les cellules polynucléaires neutrophiles restent encore en moindre quantité et les mononucléaires en quantité plus élevée. Les cellules à granulations azurophiles reviennent par millimètre cube au chiffre normal de l'adulte; par rapport à 100 globules blancs, à l'âge précédent, et par rapport à 100 cellules mononucléaires, de la même façon; c'est-à-dire à un taux presque égal à tous les âges précédents. Les rapports des cellules à granulations azurophiles et sans granulations azurophiles

suivent toujours en s’approclrant de ceux de l'adulte, on peut voir ce rapprochement dans les proportions des mésolymphocytes de la seconde forme, dans les monocytes de la seconde forme et les cellules jeunes ne présentent pas la granulation azurophile.

À l’âge de 8 ans l'équilibre leucocytaire, quoique voisin de celui de l'adulte, présente encore une légère augmentation dans les cellules mononucléaires (40 p. 100 au lieu de 30 p. 100); par millimètre cube le nombre des polynucléaires neutrophiles est égal, et naturellement celui des mononucléaires est plus grand. Malgré ces variations, le nombre des cellules à granulations azurophiles par millimètre cube reste à peu près invariable, depuis la naissance Jusqu'à l’âge adulte. La proportion de ces cellules rapportée à 100 globules blancs donne un chiffre égal déjà au chiffre de l'adulte et est seulement de 2 p. 100 supérieur aux précédents. Entre les cellules de la même variété mononucléaire, celles qui présentent la granulation azurophile se trouvent dans une proportion plus grande dans les mésolymphocytes : dans toutes les autres cellules les proportions ne: sont pas diffé- . rentes.

En observant l’ensemble du tableau on peut voir en défi-: nitive que les cellules à granulations azurophiles chez l'enfant se trouvent par millimètre cube de sang, dans la même quantité que chez l'adulte, mais dans la formule leucocytaire on peut voir que ces proporlions sont inférieures de 2 à o p. 100 environ rapporlées à 100 globules blanes et de 16 à 8 p. 100 rapportées à 100 cellules monenucléaires.

Jeûne et alimentation. — Les variations de la quantité des globules blancs par millimètre cube, ainsi que celles de ces Pourcentages ont été suffisamment bien étudiées par divers auteurs. Vanstenbeerghe et Breton surtout, ont étudié et publié de longs articles (1905) traitant toutes les questions suscitées par la leucocytose digestive. Depuis 1850, Nasse

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signalait pour la première fois la leucocytose digestive et nombreux furent les travaux qui succédèrent en donnant presque tous comme conclusion la vérité ‘de ce fait, même que. plusieurs chercheurs comparaient cette leucocytose à celle observée en dehors des périodes digestives.

Après celte constatation restait une autre question : celle d'élablir si la leucocytose digestive s'effectuait aussi bien chez l'enfant, les vieillards, adultes, anormaux et avec n'importe quel régime alimentaire. Les nombreux chercheurs qui se sont occupés de cette question, les uns donnant ‘une influence à l’état normal ou à l'état anormal de l’ EMA les autres au régimé, d’autres encore à la digestion et l'espèce leucocytaire qui portait cette augmentation, sont d'accord, comme on peut voir d'après le travail de Vanstenbeerghe et Breton, sur ce point : que la leucocytose digestive est un fait certain et qu'elle se produit deux heures après le repas, que d'autre part, elle n'a aucune relation avec la pature des aliments ingérés, et qu'on la constate chez l’homme normal, comme chez les malades, excepté dans certains états gastriques. \

Dans notre étude sur la granulation azurophile, pendant la période digestive de l’homme adulte normal ou malade, nous avons pu constater qu'en réalité il existe deux heures après le repas du midi une augmentation des cellules sanguines, par rapport à la quantité qu'on observe: ‘chez le même individu à jeun; nous ne pouvons pas faire rentrer dans ce chapitre une explication de cette augmentation et nous ne présentons dans le tableau n° VI que le résultat numérique obtenu sur des sujets normaux et anormaux, en faisant le prélèvement du sang avant toute alimentation le matin, et deux heures après le repas du midi.

En étudiant notre tableau on peut constater le fait déjà mentionné de l’ augmentation totale des globules blancs pen-

dant la période digestive, soit chez des sujets normaux, soit :

chez des sujets malades; on constatera aussi que cette augmentation atteint 500 dans quelques cas, dans d'autres cas 1.000 environ par millimètre cube, portée surtout sur les polynucléaires; sur nos 5 exemples, dans 4 cas les cellules à granulations azurophiles pourtant ne montrent pas une augmentation par millimètre cube, ce n'est que dans un cas que nous pouvons constater une augmentation de 100 qui n’est pas en réalité une augmentation appréciable; les pourcentages des cellules mononucléaires à granulations azurophiles rapportés à 100 mononucléaires. sont aussi presque semblables, la plus grande variation est de 8 p. 100 dans un seul cas; rapportés à 100 globules blancs les pourcentages restent aussi semblables ou plus petits après la digestion, comme conséquence de l’augmentation des cellules polynucléaires. Les variations relatives des chiffres entre les cellules mononucléaires sans granulations azurophiles sont plus marquées et on voit toujours, dans les 5 exemples que nous donnons, que pendant la période digestive la proportion des cellules mononucléaires sans granulations azurophiles est moindre pendant que la proportion de celles qui la contiennent reste presque invariable.

Si nous examinons maintenant les différentes proportions de cellules mônonucléaires à granulations azurophiles et sans granulations azurophiles de la même variété, nous trouverons des variations inconstantes tant dans une variété de cellules lymphocytaires que dans une autre de cellules monocytaires. On peut résumer ce tableau en disant que la cellule à granulations azurophiles ne souffre aucune modification dans ses proportions, ni dans ses quantités par millimètre cube pendant la période digestive.

Gestation. — Nos recherches ont été faites chez des femmes normales dans la période de gestalion (9 mois), chez des primipares et chez des multipares.

Rieder signale une augmentation des globules blancs chez

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