‹ La granulation azurophileChapitre 72 sur 91 · EW/N · texte numérisé non relu

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pour des microbes divers et que les cellules mononucléaires d'autre part, présentent une activité plus accusée pour certains parasites, globules rouges, certains pigments et débris cellulaires. Il est aussi connu depuis les expériences de Weinberg et Seguin, que les cellules mono- -oxyphiles sont altirées presque spécifiquement par certaines substances, telles que liquide hydatique et d’autres.

Nous allons voir, de notre côté, si les cellules à granulations azurophiles présentent une sensibilité spécifique pour certaines substances isolées, ou si elles ont entre plusieurs substances, une sensibilité élective. Notre étude, en partie expérimentale, a été faite en observant des cas où le sang ou un autre tissu à été envahi par quelques parasites tels que la Bilharsia Hoematobia; les hématozoaires de Laveran, isolément et associés d’autre part au tréponème de Schaudinn; des bacilles de Koch dans l’intoxication par les gaz asphyxiants ; chez un tuberculeux, après administration d'iodure de potassium et de quinine dans une infection à microbes X. |

Nous répétons que, bien que toutes ces recherches n'aient pas été faites expérimentalement, elles peuvent nous donner une idée presque exacte de la question que nous traitons maintenant.

D’après ce tableau, on peut constater que dans les cas où le Schistosomum hoematobium est présent dans un organe, ainsi que d’autres parasites intestinaux, comme l’ont constaté plusieurs chercheurs, l'augmentation des cellules à granulations mono-oxyphiles est constante et qu’il semble qu'il s'agit nettement de produits ou d'organismes spécifiquement éosinotactiques. Nous avons vu dans nos expériences précédentes, que les cellules à granulations azurophiles présentent souventle même degré de sensibilité que les cellules à granulations mono-oxyphiles; mais dans ce cas nous voyons clairement que les premières ont montré une complète indifférence

vis-à-vis des ces parasites, puisqu'elles se trouvent dans la même proportion à peu près qu'à l'état normal, même lorsque le nombre des cellules mononucléaires et comme nous avons dit, des cellules monooxyphiles est augmenté. Cela nous prouve la différence de sensibilité des cellules sanguines vis-à-vis de ces parasites, et ce sont des cas où l’on peut constater nettement la différence fonctionnelle de toutes ces cellules. On pourra croire qu’en l'absence d'augmentation de cellules à granulations azurophiles dans le sang périphérique, elles pouvaient être plus près des parasites, c'est-à-dire dans le tissu où ceux-ci se trouvent implantés, mais nous avons examiné des débris de tumeurs papilomateuse où se trouvaient les dits parasites et nous n’avons pas trouvé non plus une augmentation des cellules épithéliales à granulations azurophiles.

Nous voulons ajouter ici,que, pendantnotre étude,nous avons pu constater qu'il n'existe pas toujours de relation entre l’azurophilie sanguine et l’azurophilie locale et que si parfois elles augmentent ou diminuent ensemble ou contrairement, cela ne se produit généralement pas : dans des cas de leucémie cutis où la quantité de cellules à granulations mono-oxyphiles du sang étaient en relation avec la quantité des mêmes cellules de la lésion de la peau les cellules à granulations azurophiles, si elles augmentaient par millimètre cube de sang, dans la lésion de la peau, l'augmentation n'était pasien relation avec la proportion du sang. Nous avons observé le même fait dans des cas de lymphoadénopathie et d'helmintiase, et plus fréquemment chez le cobaye en comparant le nombre de cellules à granulations azurophiles contenues dans le liquide péritonéal et dans le sang lorsque l’une ou l’autre varie.

Ce que nous avons constaté avec la Bilharziose, nous l'avons constaté également avec des parasites intestinaux, tels que le Tenia solium et l’Ascaris lombricoide, où les cel-

lules à granulations azurophiles sont restées dans leurs pro-

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portions normales. En somme, si nous avons trouvé qué les cellules à granulations azurophiles sont complètement indifférentes pour ces parasités nous n'avons pas trouvé une substance organique ou minérale qui puisse être spécifique pour la cellule à granulations azurophiles, c’est-à-dire qui Jouisse d’un pouvoir spécialement azurotactique.

Si nous prenons maintenant les cas où l’hématozoaire de Laveran à parasité des globules rouges du sang, nous trouvons deux phases différentes d'azuro-lactisme, c'est-à-dire au moment où des parasites envahissent les globules rouges, les cellules à granulations azurophiles se trouvent notablement diminuées, aussi bien: dans leurs proportions que dans leur quantité globale par millimètre eube et on pourrait dire qu'il ÿ a plutôt un chimiotactisme négatif de ces cellules pour les hématozoaires de Laveran. Dans le paludisme chronique, lorsque les parasites paraissent être libres dans le sang ou dans quelques autres tissus ou que des produits pigmentaires résultant des altérations cellulaires (produits de désassimilation etc.) sont aussi libres dans le sang, les cellules à granulations azurophiles sont sensibles à cette présence; d’après ce que nous pouvons voir dans les exemples de notre tableau il y a une augmentation de ces cellules par millimètre cube et relativement aussi, et nous voyons dans ce cas que le nombre de cellules mononucléaires est à peu près le même que dans le cas de Bilharziose. Nous pouvons aussi constater que dans ces deux cas de malaria, en premier, agissent lescellules polynucléaires, en second les cellules mononucléaires.

Avant de rentrer dans l'interprétation des autres cas de notre tableau, dont nous présentons les exemples afin de chercher st. la cellule à granulations azurophiles à une sensibilité élective pour différents agents, nous devons expliquer ce qui se passe dans l’intoxication par quelques gaz dits « asphyxiants » et ce qui ne préjuge en rien de la nature variable et parfois

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incertaine du gaz dont il s'agit. Dans plusieurs des cas que nous avons observés dans la clinique de professeur Achard, à l'hôpital Necker, nous avons constaté que loujours il y avait une diminution des cellules blanches sanguines qui pouvait atteindre jusqu'à 2.000 et plus au-dessous de la normale, diminution qui durait plusieurs jours (plus de 15). Ce fait a été constaté aussi par le professeur Gallo sur 82 cas d'intoxication par gaz asphyxiants. Nous allons donc voir, que dans ce cas, les cellules à granulations azurophiles étaient en

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