‹ La granulation azurophileChapitre 73 sur 91 · LE —— —— ——— —— — · texte numérisé non relu

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M. 44 ans, 15 jours après intoxication gaz asphyxiants |0-31| 9-41112-911-7| 7,44126,42/221528164.4 | 1 68/4.572|7.1

M. 37 ans, 5 jours après intoxication ” gaz asphyxiants |5-43,11-23| 5-612-5| 6,74122,581231510/65.17| 5.4914.952]7.600)

M. 34 ans, 6 jours :

après intoxication

gaz asphyxiants |2-40 16-26) 9-512-8/12,52130,73/29|688155.41| 1.29/3.047/5.500!

M. 30 ans, 3 jours après intoxication : \ gaz asphyxiants |1-31112-27,7-13/2-7| 8,73131,06/22/550|41.01121.97/2.583|6.3

nombre très inférieur à la normale, tant par millimètre cube que par rapport à 100 cellules mononucléaires, niême lorsque les cellules polynucléaires neutrophiles restent en nombre normal ou quelquefois diminuées sensiblement. Nous pouvons penser que la cellule mononucléaire dans ce cas possédait une sensibilité chimio-tactique négative vis-à-vis de ces

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gaz X, puisqu'elles disparaissaient en partie du sang, mais peut-être il se passe dans ces cellules un autre phénomène dont nous parlerons plus tard.

Dans les deux exemples, où l'hématozoaire de Laveran est hôte du sang en même temps que les tréponèmes de Schaudinn dans d'autres tissus et où les bacilles de la tuberculose sont installés dans les poumons du sujet intoxiqué par le SaZ asphyxiant, nous voyons que les cellules à granulations azurophiles ont accusé vis-à-vis du tréponème et du bacille de Koch une sensibilité positive qu'elles n’ont pas pour l'hématozoaire et les gaz asphyxiants. Dans les deux cas elles sont augmentées en nombre dans le sang circulant, dans des proportions de plus de 10 p. 100 par rapport à 100 cellules mononucléaires, tandis que les cellules à granulations neutrophiles n’ont pas montré la même sénsibilité dans les deux cas et dans l’un et l’autre d’une façon accentuée.

En passant aux derniers exemples nous obtenons ce qui suit : dans l'administration de l'iodure de potassium on observe une augmentation considérable, dans le sang périphérique, des cellules polynucléaires; Labbé et Lortat-Jacob ont constaté que l'injection intra-péritonéale de préparations iodées aux cobayes, produisait l'appel des mononucléaires, il y a une augmentation des cellules sanguines et cette réaction est identique à la réaction locale, ce qui démontre une excitation des fonctions du lymphocyte. Sorel constate que chez les animaux tuberculisés, le cobaye, par exemple, liodure de polassium produit une augmentation des globules blancs portant surtout sur les polynucléaires, suivie de mononucléose 6 heures après l'administration, augmentation qui dure pendant 70 heures. Labbé et Lortat-Jacob constatent, d'autre part, que chez les cobayes sains, l’augmentation des cellules polynucléaires durait plus longtemps et chez les cobayes tuberculisés la polynucléose s'installait et durait jusqu’à la mort de l'animal, action qu'on pouvait com-

parer à celle de la tuberculine et que d’autres pensaient être un produit spécifique. Labbé et Lortat-Jacob observent, aussi, que l'absorption de liodé par les leucocytes s’effectuait de la même façon que celle de l’arsenic. Les travaux de Ferré et Tissier démontrent d'autre part, que l'élimivation de l’iodure de potassium par les reins est variable d'un sujet à l’autre et que certains sujets s’habiluaient à cette élimination; d’après leurs expériences, il y avait élimination plus rapide (15 minutes) lorsque le rein avait accompli d'autre travail éliminatoire, et moins rapide (17 minutes) s’il n'y avait eu aucune excitation préalable.

Dans un tableau que nous avons donné avant ce chapitre, on peut constater comment se comportent les cellules à granulations azurophiles lorsqu'on fait ingérer une dose de 50 centigrammes de cette substance. Maintenant nous allons voir, d'après les exemples que nous donnons, comment se comporte la cellule à granulations azurophiles, lorsque chez un sujet l’iodure agit en même temps qu'un agent microbien (bacille de Koch et staphylocoque}. On peut constater (exemple du tableau n° 14) que cette cellule n'était pas influencée celte fois par l'iodure de potassium, puisqu'elle est restée dans le sang dans les mêmes proportions et on n’observe pas les väriations numériques constatées lorsqu'on administre cette substance à des sujets normaux; on peut voir plutôt qu'au lieu de la période de diminution qui s’observe, l'augmentation des cellules azurophiles dans le sang reste constante.

Enfin, dans l’autre exemple où.agit la quinine sur un sujet qui commençait une infection à microbe X, nous voyons que la quinine (qui, d’après ce que nous avons déjà dit, produit un chimiotaclisme négatif des cellules à granulations azurophiles) n'a pas produit ici ce chimiotactisme. Les cellules à granulations azurophiles, si elles n’ont pas augmenté.en nombre dans le sang, sont au moins restées indifférentes à la

quimine: D'après tous ces faits, il nous semble admissible de

dire, que si la granulation azurophile n’a pas de substances spécifiques qui en fasse augmenter leur nombre, exclusivement (substances exclusivement azuro-tactiques) au moins y a-t-il des éléments pour lesquels elle ne montre aucune sensibilité et des autres pour lesquels elle a une électivité.

Sensibilité de la granulation azurophile vis-à-vis d’autres substances. — Abordons maintenant l'étude de la réaction qui peut se présenter dans les cellules à granulations azurophiles, lorsque l'organisme est influencé par certains agents qui paraissent ne pas agir exclusivement par chimiotactisme, mais soit par action indirecte, c’est-à-dire

par une influence dite symphatico-tropique ou vago-tro-

pique (adrénaline et policarpine) ou encore par influence directe sur les organes hématopoiétiques en produisant une irritation et une inhibition de ce tissu (arsenic, iode) ou soit peut-être d’une façon indirecte par vaso-dilatation.

. Nous avons déjà parlé de cette question et d'une façon ou de l’autre il est certain que ces substances produisent une modification du nombre des globules blancs du sang. Nous avons parlé de liodure de potassium et des préparations arsenicales; signalons encore à propos de cette substance, les derniers travaux parus, ceux de Jamikoff avec l’arsénobenzol. L'auteur donne ses idées sur la facôn dont s’effectuent les modifications quantitatives des cellules sanguines ; il croit que la période de l'hypoleucocytose correspond à une inhibition des organes hématopoiétiques el la période d’hyperleucocytose à une irritation de ces organes. Besredka, qui fut un des premiers à étudier l’action des préparations arsenicales sur les globules blancs du sang, concluait de ses recherches que, dans l’intoxication rapide, il y avait un chimio-taxisme négatif surtout des cellules polynucléaires, et qu'avec des doses moins toxiques, apparaissait aussi une période de chimiotaxie négative, mais qui était suivie d’une

autre période, de chimiotaxie positive. Dans l’accoutumance par l'arsenic en soumettant les animaux à des doses successivement croissantes, il constatait qn'il y avait chimiolaxie positive d'abord, après quoi les cellules se montraient indifférentes. D’autres auteurs, en étudiant l’action des préparations arsenicales, ont constaté l'hyperleucocytose où une indifférence complète: d’autres chercheurs enfin, ont trouvé un résultat contradictoire.e

En ce qui concerne l’action de la pilocarpine, il paraît être admis que cette substance augmente le nombre des cellules mononucléaires et des cellules à granulations mono-oxyphiles, mais non par éosinotactisme ou lymphotactisme, de même que l’adrénaline n’augmente pas le nombre des cellules à granulations neutrophiles, par neutrotactisme, mais par action d’un autre ordre dont nous avons déjà parlé. En tous. cas, notre but est seulement de voir comment se comportent les cellntes à granulations azurophiles en présence de ces. substances.

Nous pourrions ajouter aux observations que nous avons exposées dans un de nos précédents tableaux, quelques autres pour montrer l’action de l’arsenic sur les cellules à granulations azurophiles, mais le résultat élant identique nous nous contentons de celles déjà données.

Avec des ‘doses thérapeutiques, doses toxiques et doses mortelles d’arséno-benzol Billon, injectées par la voie intraveineuse où Intra-péritonéale, chez l'homme, le cobaye et le

lapin, eten faisantun prélèvement de sang à diverses périodes.

jusqu'au moment où nous pensons les substances presque

complètement éliminées, nous avons constaté que, chez

l'homme normal, le néo-arséno-benzol produisait généralement à la dose de 15 à 5 centigrammes, après 48 houres, une augmentation des cellules à granulations azurophiles et que

celle augmentation tant relative que totale, pouvait ne pas

être accompagnée de l'augmentation des cellules polynu-

cléaires en général, ou des cellules polynucléaires neutro- philes et même parfois sans augmentation par millimètre cube de toutes les différentes cellules sanguines. L'augmentation totale des cellules à granulations azurophiles pouvait se faire après une période, où aussi bien que ces cellules, les autres cellules du sang diminuaient dans la circulation ou tandis que les cellules à granulations neutrophiles restaient dans leurs proportions invariables ; dans d’autres cas, l'augmentation des cellules azurophiles initiait la réaction leucocytaire en diminuant de nombre plus tard et suivant une augmentation notable après 48 heures et que leurs proportions dans lesquelles elles se trouvaient par rapport à d’autres cellules mononucléaires ou à granulations oxyphiles pouvaient être variables, mais en tout cas le nombre total de cellules à granulations azurophiles augmentait de plus de 7 p. 100 par rapport à 100 cellules mononucléaires, 48 heures après l’injection. L'augmentation des cellules à granulations azurophiles dans d’autres cas, pouvait s'effectuer avec réaction des organes hématopoïétiques ou sans celle-ci; dans une expé: rience faite avec une dose d'arséno-benzol, toxique, mais non mortelle pour l'animal, nous constatämes que les cellules à granulations azurophiles augmentaient en nombre du premier moment (une demi-heure après l'injection, par rapport à 100 cellules mononucléaires, jusqu’à 48 heures où le nombre revenait à la normale), par millimètre cube elles diminuaient pendant quelques moments, même lorsqu'il y avait une réaction des organes hématopoïétiques ; cette diminution était suivie d’une augmentation progressive, même après la réaction de ces organes; ce qui se passait était contraire à la réaction des cellules polynucléaires neutrophiles ou amphooxyphiles, mais pas toujours. Ces cellules revenaient à l'état normal tandis que les cellules à granulations azurophiles restaient en nombre supérieur, d’autres fois la réaction de ces cellules marchait de pair; en ce qui concerne la granulation

mono-oxyphile, elle paraissait très souvent se montrer indifférente.

Chez les animaux où la dose de préparation arsenicale injectée était mortelle, nous constatâmes que les cellules à granulations azurophiles augmentaient par millimètre cube pendant Ia première heure après l'injection et commençaient à diminuer jusqu’à la mort; par rapport à 100 cellules mononucléaires, le nombre, au lieu d'augmenter, restait pareil ou diminuait de quelques cellules. Cette diminution des cellules à granulations azurophiles n'était pas la conséquence seulement de l'augmentation croissante des cellules à granulations ampho-oxyphiles, jusqu'à la mort; tel que cela se produit dans l'intoxication par la loxine diphtérique, cette diminution était due seulement à ce que les cellules mononucléaires qui arrivaient à la circulation ne portaient pas la granulation, ou parfois peut-être à ce que plusieurs cellules à granulations azurophiles disparaissaient. D'un autre côté, les cellules à granulations mono-oxyphiles diminuaientet dispa- -—raissaient de la même façon que les cellules à granulations azurophiles.

On peut voir, d'après nos expériences, que la sensibilité des cellules à granulations azurophiles est indiscutable, elle est parfois supérieure à celle d’autres cellules ou égale, et quelquefois elle se montre en opposition à celle des cellules ampho-oxyphiles où mono-oxyphiles, mais plutôt égale à ces dernières.

Si nous regardons maintenant ce qui sé,passe dans les cellules à granulations azurophiles, lorsqu'elles sont en présence d'une substance, telle que l'iodure de potassium, d'après les exemples que nous avons donnés dans un de nos lableaux, avec des doses de 50 centigrammes et en faisant le prélèvement du sang au moment où commence l'élimination de cette substance et où elle atteint son maximum et au moment où elle est terminée complètement, on constate ce

qui suit :iles cellules à granulations azurophiles apparaissent en un nombre supérieur dans le sang et leur‘proportion pour 100 cellules mononucléaires est aussi augmentée. Dans cette même période, les cellules à granulations neutrophiles augmentaient parfois ou restaient imdifférentes, et les cellules à granulations monooxyphiles augmentaient légèrement, presque toujours; au moment du maximum de l'élimination, les cellules à granulations azurophiles par millimètre cube restaient en nombre à peu près invariable ou diminuaient légèrement, mais par rapport à 100 cellules mononucléaires, toujours dans cette période, elles étaient en quantité moindre, tandis que les cellules à granulations neutrophiles accusaient une réaction variable : tantôt elles diminuaient, tantôt elles restaient au même nombre. Lorsque l'élimination d'iodure de potassium était complète, 48 heures après l’ingestion, le

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nombre de cellules à granulations azurophiles revenait à son état primitif, quelque peu augmenté par rapport à 100 cellules mononucléaires, dans certains cas les cellules à granulations mono-oxyphiles se comportaient de la même façon et les granulations neutrophiles indifféremment.

Si, en général, il semble que les cellules à granulations azurophiles ont une sensibilité vis-à-vis de l'arsenic semblable à celle qu'elles ont pour l'iodure de potassium, avec cette dernière substance les différentes phases de la réaction sont plus nettes et plus régulières. Il nous semble que cela tient à la régularité de l'élimination de l’iodure, tandis que les préparations arsenicales s'éliminent très différemment ou à périodes divérses. De toute façon, on peut constater la sensibilité spéciale ou tactisme de la cellule à granulations azurophiles, indépendante parfois de la sensibilité tactique des cellules neutrophiles, plus constante que celle de ces dernières.

Si nous revenons à quelques pages en arrière, nous trouverons d'autre part, comment se comportent les cellules à

granulations azurophiles däns différents tissus, lorsque l’organisme a élé influencé profondément par l’arsenic, par exemple. Nous avons constaté que les lésions produites par cette substance ‘sont presque identiques à celles qui sont produites par la toxine diphtérique : dans la moelle osseuse il y a une réaction (nous parlons du cobaye) ampho-oxyphile nette, ainsi que mono-oxyphile, tandis que les cellules à granulations azurophiles sont très rares; dans le tissu pulmonaire il y a accumulation de cellules à granulations amphooxyphiles et quelques cellules mononucléaires avec granulations azurophiles; dans le rein elles sont encore plus abondantes, et il y a aussi de nombreuses cellules à corps de Kurloff et cellules ampho-oxyphiles. Les corps de Kurloff sont gonflés, granuleux ou presque dissous et on voit souvent les cellules avec la vacuole libre, phénomène qu'on observe aussi dans le sang circulant, après l'action toxique de l'arsenic. Dans le tissu hépatique on constate aussi les mêmes aspects cellulaires et dans le tissu splénique où l’on voit le nombre plus élevé de cellules à granulations azurophiles qui restent d'autre part intactes, même si les cellules présentent des phénomènes de dégénérescence. Dans les ganglions lymphatiques nous n'avons pas trouvé la granulation azurophile et finalement dans le liquide péritonéal elles se montrent en nombre variable suivant la dose injectée.

Voyons maintenant la sensibilité de la granulation azurophile vis-à-vis des substances qui paraissent avoir une action élective soit pour les cellules mononucléaires et cellules monooxyphiles, soit pour Îles cellules à granulations neutrophiles spécialement : nous renvoyons au tableau où nous avons donné nos résultats après l'injection de pilocarpine et d’adrénaline.

Nous avons parlé des travaux de Lœper et Crouzon sur l’adrénaline, constatant chez l'homme l'augmentation considérable du nombre des leucocytes, 3.000 à 55.000, au bout

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