‹ La granulation azurophileChapitre 74 sur 91 · HART ON · texte numérisé non relu

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de 24 à 36 heures, pour finir 4 jours après à la suite de l'injection d'un milligramme de cette substance. L'augmentation portait surtout sur les polynucléaires d’abord et ensuite sur les cellules mononucléaires et éosinophiles et les auteurs concluaient qu'en réalité il y avait une action excito-leuco- Cylaire manifeste. Lœper constatait, d'autre part, l’action élecuüve de l’adrénaline sur les organes hématopoiétiques,

spécialement sur la rate. D'autres expériences ont démontré

que la pilocarpine paraît avoir une action élective sur les cellules mononucléaires {Labbé et Lortat-Jacob).

Nos résullats nous ont montré que ?20 minutes après l'injection d'un centigramme de nitrate de pilocarpine chez l'homme, l'augmentation des cellules à granulations azurophiles était manifeste ainsi que le nombre des cellules mono-oxyphiles, ces dernières par diminution des cellules polynucléaires à granulations neutrophiles; sur 100 cellules mononucléaires l'augmentation de celles qui portent la granulation azurophile se fait du maximum, lorsqu'il y à diminution des cellules à granulation mono-oxyphile et dans une période plus tardive il y a une légère diminution qui correspond à l'augmentation des cellules neutrophiles ; cette diminution n'atteint jamais un chiffre inférieur à la normale c’est-à-dire au nombre primitif. En général on constate que l'augmentation dans ce cas porte sur les cellules à granulations azurophiles, plutôt que $ur n'importe quelle autre cellule et, 24 heures après, lorsque la mononucléose -est plus élevées, elles restent aussi augmentées. Six heures après l’injection, les effets de la pilocarpine commencent à décroitre, c'est le moment où les cellules à granulations azurophiles sont en quantité moindre.

Nous voyons donc que les cellules mono-oxyphiles et principalement les cellules mononucléaires portant la granulation azurophile, ont été les plus sensibles à la pilocarpine; si les cellules à granulations neutrophiles ont augmenté pendant

un moment, c'était par réactiôn des organes hématopoiétiques, tandis que les cellules à granulations azurophiles commençaient leur augmentation au moment de la plus grande activité sécrétoire.

Lorsqu'on injecte à un homme un centimètre cube d'une solution d'adrénaline au millième, les cellules à granulations azurophiles ne paraissent pas être si nettement influencées, ses rapports sont maintenus presque invariables et sur 100 cellules mononucléaires, nous avons trouvé aux diverses périodes du prélèvement du sang, leur nombre peu différent, toutefois il faut constater qu'il ÿ a eu un moment où son nombre par millimètre cube a été considérablement augmenté, et ce moment coïncidait avec une augmentation totale des cellules sanguines par réaction des organes hématopoiétiques. En se comportant de cette façon les cellules à granulations azurophiles, les cellules à granulations neutrophilés ont montré une sensibilité spéciale pour cette substance et l'augmentation de ces cellules était plus -accentuée et plus constante que l'augmentation de n'importe quelle autre cellule, mais l'augmentation a été précédée par l'augmentation des cellules mononucléaires qui ne portaient pas la granulation azurophile; l'augmentation des cellules qui portaient cette granulation ne s’est montrée qu'à une période où les cellules mononucléaires qui ne la portaient pas, avaient diminué plus notablement. En résumé, les cellules à granulations |azurophiles se sont montrées presqu'indifférentes à l’action de l’adrénaline et ne sont devenues relativement et totalement plus nombreuses qu'après l’augmentation plus notable des cellules à granulations neutrophiles, tel que cela se passe fréquemment.

Nous voyons donc qu'entre ces deux substances il y a une différence nette en ce qui concerne les cellules mononuclaires qui portent la granulation : tandis que la pilocarpine fait réellement augmenter leur nombre dans le sang péri-

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phérique, l’adrénaline les fait augmenter aussi par millimètre cube, leurs proportions par rapport aux cellules mononu- -cléaires restant presque invariables et nous voyons d'autre part, qu'en plus de cette augmentation, il y à un phénomène qui se produit dans les cellules mononucléaires, phénomène dont nous avons déjà parlé et sur lequel nous reviendrons plus tard, phénomène qui provoque l'augmentation des mononucléaires à granulations azurophiles en dehors de la cause chimiotactique ou vagotropique dont nous avons parlé.

Voyons maintenant si les cellules à granulations azurophiles peuvent s’habituer à l’action de certaines substances, où plus clairement, sielles peuvent devenir indifférentes visà-vis d'un agent quelconque qui antérieurement avait déjà influencé leur sensibilité.

Education ou accoutumance de la sensibilité de la cellule à granulations azurophiles. — Fait qui a été constaté fréquemment, les globules blancs peuvent s'habituer peu à peu des substances qui les faisaient s'éloigner d’abord et qui finissent par les attirer, c'est le cas de la vaccination, par exemple, qui transforme la chimiotaxie négalive en positive (Metchnikoff, Massart, Delezenne, Charrin, etc.).

Les expériences de Pieralini, Garnier, Issaie, et un nombre d’autres auteurs, ont démontré que, lorsque dans le péritoine de certains animaux on injecte des produits divers, microbes,

globules rouges, etc., les cellules lymphatiques du liquide péritonéal disparaissaient d’abord, quelques-unes en se détruisant, une grande partie s’accumulant sur l'épiploon ; après une seconde injection, le lendemain, on constatait que Îles cellules, au lieu de-s’éloigner, affluaient en quantité considérable. D'autre part, Metchnikoff, Charrin, Guillermont et d'autres, trouvaient que les sérums prév rentifs produisent une émulation du globule blanc où une augmentation d’ énergie réactionnelle de ces cellules. Les explications de ce phénomène ont été très diverses et nombreuses, mais pour le

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