‹ La granulation azurophileChapitre 9 sur 91 · AT · texte numérisé non relu

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neutrophile bien qu'il n'ait pu la colorer par le triacide.

Toutes les questions posées par Michaélis et Wolff dans leur étude, Mézincescu se les posait aussi, mais sans les résoudre de la même façon; il constatait la granulation dans les mononucléaires du lapin, du cobaye et de la souris. Il donnait comme conclusions qu'il n'y avait pas à considérer la classification donnée par Ebrlich des globules blancs comme exacte, parce que les cellules à un seul noyau pouvaient aussi contenir des granulations et que ces granulations étaient des granulations neutrophiles, attendu que chez les animaux possédant un plus grand nombre de cellules polynucléaires, le sang contenait un nombre moindre de mononucléaires granuleux ou le contraire, fait tout à fait erroné comme nous le verrons dans le cours de notre étude.

De 1902 à 1905, quelques travaux hématologiques paru-

rent, se rapportant à la granulation des cellules mononu-

cléaires, mais le concept des dites granulations n'est pas complètement établi.

Rosin et Biebergeil, par coloration vitale, en suivant différentes techniques, pouvaient constater que la granulation était évidente aussi bien dans les cellules Iymphatiques que dans les cellules de la moelle osseuse, et qu’elle l’était aussi bien que la granulation des cellules polynucléaires. Les auteurs arrivaient à cette conclusion : que malgré qu Ehrlieh ne donnait aucune granulation à la cellule lymphatique, après la coloration vitale, soit avec le rouge neutre ou Île vert de méthyle, ils la mettaient en évidence. Ils ajoutaient que si Michaélis et Wolff n’arrivaient pas à la voir dans les . cellules des ganglions lymphatiques, la cause en était sans doute à la fixation nuisible des tissus cellulaires avant la

coloration, ce qui n'arrive pas dans la coloration vitale.

Cette appréciation n’est pas éxacte, parce que la granulation azurophile de la cellule lymphatique est visible même

après fixation.

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