‹ La Granulée Pleurale d'EmpisChapitre 9 sur 14 · ETUDE CLINIQUE · texte numérisé non relu

ETUDE CLINIQUE

Les années passent,

Qui se reporte maintenant à la description initiale laissée par Empis ?

Certainement personne !

Et pourquoi ne s’y reporterait-on pas ? La description traduite par ses successeurs n'est-elle pas fidèle ?

Voire !

Consultons nos Traités de Médecine les plus modernes à l’article « Granulie pleurale d’Empis ».

Que lisons-nous ?

Traité de Pathologie Médicale par SERGENT-RIBADEAU-DUMAS-BABONNEIX Tome 18, Fasc. II (Maloine, Editeur) :

PB. 480. — «Manifestations pleurales dans la granulie : l’ensemencement bacillaire par voie sanguine produit des lésions généralisées appelées granulie. Dans certains cas, la granulie paraît prédominante sur la plèvre, c’est la tuberculose miliaire aigüe à forme pleurale d'Empis. Dans d’autres cas, la pleurésie n’est qu’un élément surajouté aux diverses manifestations de la granulie dans l’organisme,

Dans la forme pleurale d’'Empis, la localisation pleurale peut s’indiquer par des symptômes fonctionels et généraux, brusques et accusés, mais souvent aussi le début est lent, insidieux. Le liquide, en général peu abondant, existe dans les deux plèvres. Parfois, on peut constater l'existence de signes physiques pulmonaires. Mais ce qui frappe, Grancher et Barbier ont bien insisté sur ce point, ce sont les signes d’imprégnation tuberculeuse d’une si haute valeur diagnostique dyspnée accentuée, amaigrissement précoce et rapide, anémie, asthénie neuro-musculaire, hypertension vasculaire, température élevée à courbe irrégulière, persistante. La marche est progressive et la mort survient, soit avec l’ensemble des phénomènes généraux qui caractérisent la typhobacillose, soit avec une éruption confluente sur le

poumon qui prend le type de la forme suffocante asphyxique. »

Nouveau traité de Médecine

par ROGER-VIDAL-TEISSIER,

fascicule XII, Masson éditeurs

P, 182. — «La granulie à forme pleurale a été bien décrite par Empis. Le début est souvent brusque, rappelant celui de la pleuro-tuberculose primitive de Landouzy, avec frisson, point de côté, dyspnée. L'examen révèle tous les signes d’un épanchement pleural, mais la dyspnée devient rapidement consi-

dérable, la cyanose apparaît, ne semblant pas en rapport avec le volume de l’épanchement, qui ne paraît pas très abondant. Une ponction pratiquée néanmoins ne ramène que 500 à 600 gr. de liquide séreux et ne procure aucun soulagement. Souvent, on constate alors des râles sibilants ou sous-crépitants, rappelant les signes de la forme catarrhale. L’évolution se fait comme dans les autres formes de granulie. La marche de la maladie est progressive. Le passage à l’état chronique est rare. Dans de nombreux cas, on voit apparaître une localisation péritonéale (forme pleuro-péritonéale). Signalons également que, dans quelques cas, le début s’est manifesté par une localisation sur la plèvre diaphragmatique avec les symptômes particuliers à cette localisation. »

LETULLE et HALBRON.

Nouveau traité de Médecine et de Thérapeutique publié sous la direction

de GILBERT BROUARDEL-THOINOT,

par CLAISSE, Mosny, LANDOUZY, GRIFFON, TRIBOULET, BABONNEIX

XXIX. — Maladies des bronches el poumons (Baillière, éditeurs)

P. 609-610. — « Granulie pleurale… La plèvre peut être touchée uniquement par la granulie

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