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RECUEILLEMENT

Voici l'automne aux mois de vermeilles ténèbres, Runes, voici l'automne aux tragiques pensées, Qui me tire des yeux ce sel pur et funèbre Que voilent longuement mes paupières baissées.

Mais dans le marbre noir, strié de pourpre et d'ocre, J'inscrirai, le sein clos à la chaude lumière, Aux amours, aux lauriers, aux plaisirs médiocres, Vos saints noms, mes douleurs, en sacrés caractères.

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