‹ La gratuité des livres [microforme]Chapitre 18 sur 22 · A MESSIEURS LES MINISTRES · texte numérisé non relu

A MESSIEURS LES MINISTRES

—“Ne craignez rien, nous disent les Minis.

tres; nous sommes catholiques et pattiotes.”

Nous vous faisons l’houneur de vous croire tels, mais, Messieurs, serez-vous ton ſours de ce monde Vos successeurs setont-ils catholiques, enfants sonmis de l'Eglise, gardiens des droits saurés de la famille ? Les petits volta. riens qui rongent leur fer, Iz, dans la plaine et qui aspireut au pouvoir, ne vous supplanteront.

ils pas un jour 7 Tont warrive-t-i l pas au *. jourd’hui ! Qu'avons-nons vu il n'y a encore tant d'années duns la catholique Ville- Marie? Qui s'en serait douté vingt ans auparavant ? Défions-nous, Messieurs, ds notre bonté et de nos bonnes intentions, et n'oublions que de prétendus patriotes peuvent réaliser ce que nous croirions, nous, un sacrilège,

On ajoutera peut-être: “Il n’y a rien à redonter, le Conseil de l’Instruction Publique est là.” Lorsque l'équipage est maître du capitaine, il le jette à l'eau, s'il devient inon , Oublie: on que le Conseil de l’Instruction Publique est d'institution civile.

Aidez l'instruction, Messieurs, mais ne vous mettez pas à la tête de la procession. Aides l'instruction dans tout ce qui est hors de poitée pour l'initiative privée, Achetez des cartes, des globes, etc., mais ne touches pas aux livres, Nous suflisons à la besogna. Laisseznous le plaisir et la gloire de fournir, ici, à nos enfants, ce dont il ont besoin.

Tout en appréciant nos écoles, qui font de merveilleux progrès, nous reconuaissons qu'il y a encore beaucoup à faire, mais donnez le temps nécessaire ; tene£ compte de l’évolution économique toujours lente chez un penple de cultivateurs. Le clergé plus que jamais s'attache à l'école. Nos évêques ne négligent rien. Beaucoup de pères de famille, plus éclairés sont devenus plus sélés, En sorte que

la puissance générative - intellectuelle grandit tous les jouis, et avec elle le p N'ullons jus compromettre ces espérances par des mesures qui sont du moins dangereuses. N'allons pas ouvrir la porte aux mécréunts de l'avenir. De tout les côtés on veut arriver aux faux principes de l'éducation par l'Etat ou sons le contrôle de l'Etat. Oe n'est pas l'Etat, c'est l'Eglise et la famille qui font les bons citoyens. Suyons hommes de progrès, mais d'un progrès foudé sur les immortels

principes,

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