‹ La gratuité des livres [microforme]Chapitre 19 sur 22 · CHAPITRE 171ÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE 171ÈME

EXTRAITS, COMMENT ON DISCUTE 4 “LA PATRIE,* (Extrait du Journal, 30 Sept. 1901.)

Nous li- ons dans la l'utrie du 28 septembre courant :

“M. D. Pedro annonce dans “Le Journal” de ce matin, qu'il lache sa dernière burdée.

Merci bien !

Connaissant le caractère de D. Pedro, nous avions cotmmmemé à nons inquiéter de son silence, Le nautonnier des vendeurs de livres avait-il fait naufrage? Sa dernière bordée nous piouve qu'il était tout simplement occupé à réunir des muuitions.

Enfin il se retire. Le public va respirer.”

Voilà tout ce que cette feuille trouve à répondre au dernier article si sensé et si furtement argumenté de Dom Pedro sur Mon Premier Livre.”

Il est difficile d’avouer plus clairement sa défuite.

Le pauvre confrère est à terre; il demande . grâce. |

FXPLICATIONS FINALFS (Extrait de la Putrie du 30 Sept. 1901.)

“Le Journal” est étonné parc que nous | n'avons pas réponilu avec la même faconde aux quatre colonnes de réchautfé de D. Pedro, contre la gratuité des livres en général, et cuntre la valeur particulière de “Mon Premier Livre,” r'digé en collaboration par deux professeuis d'école normale et approuvé par les évêques de lu province de Québec,

Nous avons décidé .de ld her pour tou jo ir le currespondant du Journal“ (1) parce que le public ne comprendrait pas que nous p r lions de l'espace et un temps utile à coutinner la discussion, avec un adversaire de mauvuise fui. (

D. Pedro a soutenu que les deux manuels, forts de 227 pages in 8 vo, dont “Mon Premier Livre“ est composé, ne valent que 10

(1) Cette résolution est pleine de sagesse, en ce qui regarde la gratuité. Le toujours est de trop : nous aurons encore l’occasion de nous rencontrer.

(2) En quoi Dom Pedro estil de mauvaise fol? C’est le secret des dieux ! M Langlois lui-même sait le contraire de ce qu'il affirme gratuitement. Quel avantage à nous de mentir à la vérité ? Tout au contraire, c'est à regret que nous avons écrit des choses qui sont désagröables a des hommes qui ont toute notre sympathie.

N L ; — ‘n’en dit flon, ét, ete: 22 * —

cents pour chaque enfant (3) parce que, dit-il, M. F. I. est un simple livre de ion Nous avons prétendu que lu matière de ces deux volumes, avec l'étude de catéchisme, complétée par l'enseignement du muſtre ou de la inultresse devait suttire à la moyenne des enfants jusqu’à leur première communion, c'est-à-dire durant les deux ou trois premières années de présence à l'école. (4) Et alors M. P. L. n'est plus un cadeau de dix cents, muis il fait faire

(3) Mon Premier Livre vaut dix centins, non parce qu'il est un livre de lecture (un livre de lecture peut valoir beaucoup plus), mais parce qu'il remplace un livre de lecture qui se vend dix centins. Ce n'est pas tout-à-fait la même chose. Sachons donc distinguer ce qui doit être distingué. ee |

(4) Nos enfants donc n’apprendralent à’ compter que jasqu'à cent. Sachez donc que nos enfants de première communion comptent bien au-delà, qu'ils savent leur maltiplication et leur division, et qu'un grand nombre

ont attaqué leurs fractions : tontes choses dont on ne parle pas dans mon Premier Liore. Sachez done qu l'enseigoement de l’histoire saiote doit servir d’enca drement à l’enseignement du catéchisme ; or mon Pre mier Livre n'a que 7 lignes sur l'histoire sainte primi tive et 5 pages sur l'histoire du peuple de Dieu; Sach donc de plus que l'enfant doit en deuxièms ar née ap prendre la géographie de son couté : ur N Premier

y des intécuseé. 8

aux parents une économie de plusieurs piastres (5) sur chaque enfant à l'école. —

Et nous avions raison. II. Pedro nous en rend en ces termes le témoignage, à la date du 13 septembre :

“M. le rédacteur de la “Patrie” voudra bien remarquer qu'il ne s’agit pas de savoir si “Mon Premier Livre” est trop fort pour les élèves de première année : la chose est possible, probable, certaine peut-être ; mais, il s'agit de savoir si les auteurs, MM, Magnan et Ahern, ont desti -

né régulièrement, oui ou non, “Mon Premier

0 Piastre à la place de dollar nous va très bien : nos félicitations ; mais de grâce n’usez pas de ce mot pour jeter de la poudre aux yeux. Nos Canadiens sont assez intelligents pour savoir cé que leur vaut-cet ouvrage. Vous alles au-deld même des intentions de notre bon père le Gonvernement, MM. les Ministres eux-nêmes sont tous surpris de votre langage: Vous apportez à la guestion un sèle tel, que l'on finira Par croire que vous

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