ANATOMIE: PATHOLOGIQUE
Il ne s’agit pas de calculs volumineux. Le volume de ces concrétions varie de celui d’un grain de chenevis à celui d’une noisette.
Pärfois la forme est ronde, la surface lisse et à la coupe on constate que la substance est d’une couleur blanche, d'aspect cristallin.
Le plus souvent, il s’agit de masses blanchâtres, irrégulières, friables, formées de phosphates agglomérés par une substance qui ressemble à du blanc d'œuf et qui est parfois striée de sang. C’est le « mucus vésical sain » dont parlait Civiale, en 1838, dans son Traité de l'affection calculeuse, « mucus qui devient translucide en se desséchant, » ajoutait cet auteur.
Cette matière adhésive enveloppe parfois la concrétion phosphatique et forme une couche plus ou moins épaisse, élastique. Dans d'autres cas, des couches de cette même matière existent dans l'épaisseur du calcul. A la coupe, on voit que ces couches alternent avec des couches concentriques et fragiles de phosphate de chaux.
Les voies urinaires sont aseptiques; l’urine ne contient pas de pus.
L'analyse des concrétions est intéressante à noter. On constate que le gravier est composé surtout de phosphate de chaux et de matières organiques. Parfois on y trouve aussi une petite quantité d'acide urique.
Dans la gravelle phosphatique secondaire, on sait que le calcul est au contraire formé en grande partie de phosphate ammoniacomagnésien.
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