‹ La Gravelle Phosphatique PrimitiveChapitre 7 sur 16 · EAU · texte numérisé non relu

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Esbach (1) dit que, pour que les dépôts phosphatiques s'effectuent, il faut un milieu devenu ammoniacal : l'abondance de la matière n’y est pour rien: c’est la réaction qui détermine la précipitation. Les pierres entièrement phosphatiques, c'est-à-dire à noyau phosphatique, existent, selon lui, mais sont relativement rares. Elles demandent, pour se former, un corps qui soit d'emblée assez volumineux ou assez immobile pour ne pas franchir le corps de la vessie : ce corps est la mucosilé.

Il ne semble pas que Thompson ait observé un cas bien net de gravelle phosphatique primitive. Voici, en effet, ce qu'il dit (2):

«Le calcul phosphatique ne se forme pas, lui, nécessairement « dans le rein; la cavité vésicale est son véritable berceau d’élec- «tion. Le mucus que sécrète la vessie malade contient une forte « proportion de phosphate de chaux, lequel, au contact du phosphate « de magnésie, un des éléments constants de l'urine, et de l’ammo- «niaque provenant de la décomposition de ce liquide, forme une «nouvelle combinaison, le phosphate ammoniaco - magnésien ou «triple phosphate. »

LE

« Que des calculs phosphatiques primitifs aseptiques puissent se « former dans les voies urinaires aseptiques, le fait aujourd’hui n’est « pas douteux.» Ainsi s'exprime nettement M. le D' Lavaux dans la deuxième édition de son Manuel de pathologie des voies urinaires (3).

Et l’auteur base son opinion si catégorique sur deux observations qui nous paraissent, incontestablement, constituer la preuve indéniable de ce qu'il affirme.

Voici, d’ailleurs, les deux observations que M. le D' Lavaux fournit à l'appui de son opinion. Elles font partie de l’intéressante communication qu'il à faite au neuvième Congrès français de chirurgie :

(1) EsBaou. — Les calculs urinaires et biliaires. Paris, 1885. (2) SiR HENRY THomPsoN. Paris, 1889.

(3) Paris, 1897.

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