JE DEVINS GRAVEUR
A L’EAU-FORTE
Un de mes amis me demanda un jour l’explication de mes eaux-fortes, de mon procédé, de mes études en un mot. « Il serait même indispensable, ajoutait-il, d’écrire pour le public quelques lignes qui lui expliqueraient, à lui aussi, une œuvre sérieuse, fort exposée sans cela à passer pour une œuvre de caprice. — Une préface ! jamais ! — Non, mais une petite introduction, une lettre si vous voulez. Ecrivez-moi, pour essayer, votre histoire toute nue, sans même penser au public. » J’écrivis la lettre, qui se trouva être une confession et une apologie. Elle forme les pages qu’on va lire et je la donne telle quelle.