I. D'après Gesnola, Cyprus, pi. XXXIX, fig. i
enfin surtout des lions, taureaux, cerfs, bouquetins, chevaux, aigles, sphinx, figurés identiquement sur les monnaies et sur les gemmes ^ Hérodote prétend que les Ethiopiens de Tarmée de Xerxès se servaient de pierres gravées en guise de monnaies.
On commence aussi à graver des noms grecs sur les gemmes, dans le même temps que les légendes monétaires font leur apparition. L^intaille la plus ancienne qui porte une inscription est un scarabée (fig. 69) sur le plat duquel on lit, au-dessus d'un dauphin, en lettres grecques de forme très archaïque :
©epcioç v.^i aà[j.(x, ^'/] (xs àvoiye M (Je suis le cachet de Thersis ; garde:{-voiis de me briser)^, inscription qui rappelle la formule de la monnaie éphésienne au type du cerf, avec le nom de Phanès. Vient ensuite un scarabée en agate, trouvé à Egine en 1829, sur lequel on lit : KpsovTtcia i^Â ^ .
Par ces exemples, nous constatons que les Grecs, au vii^ siècle, suivent la mode orientale de graver sur la gemme le nom de Tindividu auquel elle sert de sceau. Mais ils ne tardent pas à inaugurer un usage ignoré des Asiatiques et des Egyptiens : leurs artistes, jaloux de leur gloire, tiennent à inscrire leur propre nom à côté du type dans l'exécution duquel ils ont déployé tout leur talent. Les graveurs en pierres fines
1. Voir surtout Imhoof-Blumer et O. Keller, Tier iind Pflan- :^enbilder auf Mun:^en und Gemmen, 10-4°. Leipzig, 1889.
2. O. Rossbach, dans VArcheol. Zeitung, i883, p. 336-339, et pi. XVI, fig. 19.