Biillettino deW Itistit. arch. di Roma, 1840, p
signent leurs œuvres, comme les peintres et les sculpteurs. Pour le critique moderne, c'est souvent une difficulté grande de déterminer si le nom inscrit sur une gemme est celui de Partiste qui l'a gravée ou celui du possesseur qui l'a utilisée comme cachet. Ainsi, nous demeurons dans l'incertitude au sujet de 2TYicixpaTyiç, dont le nom se lit au-dessus d'un cheval, sur un scarabée du trésor de Curium * ; à cause des grandes proportions des lettres, J'incline à croire qu'il s'agit du possesseur. Au contraire, je verrais plutôt une signature d'artiste dans le nom de Semon (SniJ-ovoç], gravé sur un jaspe noir du musée de Berlin, autour d'une femme Pj - nue, agenouillée, tenant une hydrie qu'elle remplit à une fontaine (fig. 70). Cette gemme est du vi'' siècle; les lettres sont incisées délicatement, sans profondeur et en harmonie parfaite avec le sujet. Le nom, comme il sied à la modestie d'un artiste, n'attire pas le regard, parce qu'il n'est que secondaire, tandis qu'un possesseur veut avant tout que sa signature soit en vedette sur son cachet.
Sur un scarabée de la même époque, trouvé dans la plaine de Pergame et peut-être gravé à Milet, puisque le sujet, une lionne guettant sa proie, ressemble aux monnaies primitives de cette ville, on lit 'ApirjTOTeLyyiç. C'est encore, croyons-nous, un artiste; mais le nom d'un certain Isagorasp sur un scarabéoïde du Musée britannique -, est en lettres si grandes qu'on ne saurait guère hésiter à y reconnaître le possesseur.