Murray, op. cit., p
3. Brunn et Funwaengler lisent à tort d'Heracleidas au lieu d Anaxilas. Murray, Handbook of greek archœology, p. 170.
LA PÉRIODE HELLÉNISTIQUE. ijj
Parrangement des cheveux permettent de placer à répoque ptolémaïque, est signé : NIKANAPOC 6rT0€l. Améthyste de la collection Marlborough.
Comme conclusion générale sur les signatures de graveurs pendant la période hellénistique, nous ferons remarquer qu'elles sont dépourvues de l'élégance et de la finesse qui' caractérisent celles de Tépoque antérieure; certaines lettres de Palphabet, en particulier r€ et le C? deviennent cursives et prennent les formes arrondies qu^elles conserveront toujours désormais. Enfin, l'extrémité des hastes des lettres est soulignée par un globule, comme dans les légendes monétaires. Cette remarque est de la plus haute importance pour aider à distinguer les signatures authentiques de celles qu'ont imaginées les graveurs des derniers siècles : ces faussaires modernes, en voulant inscrire sur une gemme le nom d'un artiste de l'antiquité, n'ont pas pris assez garde aux particularités paléographiques des diverses époques.
Comme dans la période précédente, la sculpture continue à fournir aux graveurs de gemmes le thème principal de leurs compositions. C'est ainsi que sur une cornaline du Musée britannique, on voit un Bonus Eventus qui est la reproduction d'une statue d'Euphranor; un camée de Naples est inspiré du fameux groupe d'Apollonios etTauriscos, connu vulgairement sous le nom de Taureau Farnèse; le type de la Vénus de Milo enfin paraît avoir servi de modèle aux graveurs de diverses gemmes des musées de Londres et de Berlin (fig. i 14).
L'iconographie prend une place prépondérante dans